Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Pêcheurs : le ton monte

    Le mouvement des marins pêcheurs s’est étendu à de nombreux ports de la côte atlantique, de la Manche et de la Mer du Nord. En méditerranée, l’entrée du terminal pétrolier de Lavera (Marseille) est bloquée par un filet. Les pêcheurs de Dieppe ont bloqué le terminal transmanche, empêchant tout mouvement des ferries. Vendredi, ils avaient mis à sac le rayon poisson d’Auchan pour protester contre les importations de cabillaud. « Nous avons du mal à contrôler la situation », dit le président du comité local des pêches.

    Le mouvement va sans doute encore monter en puissance jusqu’à vendredi, jour où se tiendra une réunion avec Michel Barnier. Tous les présidents des comités locaux des pêches se retrouveront ensuite au comité national des pêches.

    Si la réunion au ministère ne donne pas de résultats, « il faut s’attendre à des actions à terre comme en mer », prévient Pascal Lecler, président du comité des pêches de Saint-Malo.

    Pourtant Sarkozy avait réglé le problème en novembre...

  • Au pied !

    Nicolas Sarkozy a décidé que les petits-déjeuners hebdomadaires des chefs de la majorité, organisés jusqu’ici à Matignon, auraient lieu désormais à l’Elysée.

    Car le président « souhaite avoir un contact hebdomadaire avec la majorité dans cette période de réformes »...

  • Irlande : encore un mauvais sondage

    Le nouveau sondage publié samedi par l’Irish Times sur le référendum pour le traité de Lisbonne donne 35% de oui, 18% de non, et 47% d’indécis.

    Le oui est en hausse de 9 points par rapport au dernier sondage du même institut, qui datait du mois de janvier ; le non est en hausse de 8 points, et le taux des indécis tombe de 64% à 47%.

    Le sondage du Sunday Business Post publié le 11 mai donnait le oui à 38% (en hausse de 3 points), le non à 28% (en baisse de 3 points) et les indécis à 34%.

    On remarque le fossé qu’il y a entre les 18% de non de l’Irish Times et les 28% du Sunday Business Post.

    On remarque aussi, comme le fait la presse irlandaise, la forte proportion d’indécis qui demeure. Mais la perspective n’est pas brillante...

    La campagne gouvernementale est bien entendu une suite de mensonges, comme on l’a vu chez nous en 2005.

    Hibernia Girl relève celui-ci, du nouveau Premier ministre :

    « Je suis conscient que dans le mouvement syndical on est préoccupé par l’impact potentiel de récents jugements de la Cour européenne de Justice à propos des droits des travailleurs. Je peux comprendre que de telles préoccupations voient le jour, mais je suis confiant que ces décisions n’auront aucun effet dommageable sur les droits des travailleurs ici en Irlande, et je suis satisfait de ce que le traité n’affaiblira la position des travailleurs en aucune manière. »

    Or ces jugements, souligne Hibernia Girl, « démontrent clairement que les eurocrates  sont en train d’abolir les lois et les conventions sur le salaire minimum à travers l’Europe et cherchent à diminuer les salaires des travailleurs en général ».

    L’un de ces jugements est celui qui a permis à une société de construction lettonne opérant en Suède de payer ses salariés au tarif letton, bien en dessous des salaires suédois. L’autre est celui par lequel la Cour a cassé une loi locale allemande stipulant que les contrats ne pouvaient être passés qu’avec des entreprises payant les salaires syndicaux.

  • L’imposture d’une « votation citoyenne »

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Depuis ce lundi 19 mai jusqu’à dimanche prochain, le collectif « votation citoyenne », faux nez de la Ligue des droits de l’homme, appelle les Français et les immigrés (y compris clandestins) à participer à un scrutin qu’il organise dans toutes les villes de France, visant à faire inscrire dans la réforme constitutionnelle le droit de vote aux étrangers.

    La municipalité de M. Delanoë se distingue particulièrement en mettant en place 250 prétendus « bureaux de vote » dans la capitale, et en appelant les Parisiens à s’y rendre.

    Ce faux référendum est illégitime et illégal.

    La nationalité est indissociable du concept même de citoyen. Les étrangers n’ont pas le droit de vote parce qu’ils ne sont pas citoyens.

    Non seulement cette prérogative du droit de vote dépendant de la nationalité n’est pas contraire aux droits de l’homme, mais c’est précisément un des « droits de l’homme et du citoyen ».

    Le funeste précédent de la « citoyenneté européenne » n’implique pas que la citoyenneté soit purement et simplement vidée de son sens.

    Dans une démocratie digne de ce nom, une telle mascarade antinationale serait interdite.

  • « Racisme »...

    AFP : « Au moins 12 personnes ont été tuées depuis trois jours dans une vague de violences racistes contre des étrangers à Johannesburg, a déclaré la police dimanche à l’AFP. »

    Il s’agit de noirs du Zimbabwe, tués à la machette et aux armes à feu par des noirs des quartiers les plus pauvres de la capitale économique d’Afrique du Sud...

    (Lundi, on en était à 22 morts.)

  • En Irak démocratique

    Un communiqué du porte-parole du « gouvernement » irakien fait savoir que « la cour criminelle a condamné à mort Ahmed Ali Ahmed, plus connu sous le nom d’Abou Omar, pour son implication dans le meurtre de l’archevêque chaldéen de Mossoul Mgr Faraj Rahou. »

    Selon le communiqué, le condamné « est l’un des chefs de la branche irakienne d’Al Qaïda, déjà recherché par la justice pour sa responsabilité dans de nombreux crimes commis contre le peuple irakien ».

    Personne n’avait annoncé que cet homme avait été arrêté. Le communiqué ne dit ni où ni quand ni comment il a été arrêté. Ni quelle est son « implication ». Ni quand la cour criminelle a été saisie, ni quand elle a prononcé le jugement...

    Et il n’y a nulle trace sur internet d’un « Ahmed Ali Ahmed, plus connu sous le nom d’Abou Omar », qui serait un chef irakien d’Al Qaïda...

  • NextiraOne doit parler français en France

    La société NextiraOne France (ancienne division services et distribution d’Alcatel) a été condamnée par le tribunal de grande instance de Paris à faire traduire en langue française un logiciel de gestion interne qui n’était disponible qu’en anglais. L’entreprise a jusqu’au 1er octobre pour se plier à cette obligation, sous peine d’une astreinte de 5.000 euros par jour de retard.

    Le tribunal rappelle que la loi du 4 août 1994 stipule que « tout document comportant des obligations pour le salarié ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire à celui-ci pour l’exécution de son travail doit être rédigé en français ». Il souligne qu’« une langue étrangère constitue pour un salarié, à défaut d’une maîtrise parfaite, un handicap important ne serait-ce que pour gérer les incidents, et comprendre les procédures hors-cadre ou les messages d’erreur ».

  • Estrosi en manque d’électeurs

    Christian Estrosi, maire de Nice, président de l’agglomération Nice-Côte d’Azur, et président du conseil général des Alpes-Maritimes, se présentait à l’élection législative partielle de Nice, sûr d’être réélu au premier tour (comme en juin 2007) au siège qu’il avait abandonné pour devenir secrétaire d’Etat.

    Il a en effet obtenu 61% des voix. Mais il devra attendre dimanche prochain pour être élu. Car l’abstention a été de 64%. Résultat : il n’a recueilli que 21% des suffrages des électeurs inscrits. Or il faut un minimum de 25% pour être élu.

    A peine plus d’un électeur sur cinq s’est déplacé pour voter en faveur du nouvel homme fort de Nice...

  • Saint Pierre Célestin

    La date de naissance de Pietro Angeleri, fils de pauvres paysans, va de 1209 à 1221 selon les sources. Il se fit ermite sur le mont Morrone, d’où le nom qu’on lui donna aussi de « Pietro del Morrone » ou « Pierre de Moron ». Sa réputation de grande sainteté lui attira des disciples, et il créa une branche bénédictine qui prit ensuite le nom de Célestins. Puis il se retira dans un autre ermitage. En juillet 1294 les cardinaux allèrent le chercher pour le faire pape. Il y avait 27 mois que le siège apostolique était vacant, et les cardinaux avaient fini par se dire qu’un saint ferait l’affaire. Pietro fut donc sacré évêque et couronné pape, sous le nom de Célestin V, malgré sa volonté. Il n’était pas du tout préparé à une telle tâche, et il fut effrayé par les intrigues politiques qui se tramaient à Rome. Au bout de cinq mois il démissionna et retourna à sa chère solitude.

    On a raconté que le cardinal Caetani l’avait forcé à démissionner pour prendre sa place, et fait mettre en prison, où il mourut, et certains ajoutent : empoisonné. Le cardinal Caetani devint en effet son successeur sous le nom de Boniface VIII. Mais le reste relève de la légende noire. Plusieurs témoignages d’époque le prouvent, dont celui de Pétrarque :

    « Je reviens à Célestin, dont l'abdication, joyeuse et spontanée, montre combien son élévation lui avait été pénible et forcée. J'ai entendu des personnes qui avaient été témoins, rapporter qu'il s'enfuit avec tant de joie et qu'il laissa apercevoir dans ses yeux et sur son visage des marques si sensibles de son contentement intérieur, quand il se retira du consistoire, libre et rendu à lui-même, qu'on eût dit non seulement qu'il venait de briser un joug qui pesait sur ses épaules, mais de retirer sa tête de dessous la hache fatale ; un éclat angélique brillait sur tout son extérieur. »

    Il est établi que le cardinal Caetani avait conseillé dans un premier temps à Célestin V de ne pas démissionner, puis, comme le pape le voulait absolument, lui avait demandé de faire avaliser sa démission par le collège des cardinaux (d’où le consistoire dont parle Pétrarque).

     

    De fait, Boniface VIII fit enfermer son prédécesseur dans la tour d’un château fort. Mais c’était pour éviter un schisme ourdi par des gens qui se réclamaient abusivement de Célestin V. On peut certes reprocher à Boniface VIII d’avoir confiné le saint dans une pièce très étroite. Mais quelques jours avant sa mort (le 12 mai 1296), il dira : « Je n’ai jamais eu de cellule où l’on put aussi bien prier. »

    Célestin V fut canonisé dès 1313, sous le nom de saint Pierre Célestin, par le pape Clément V.