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  • Immigration clandestine : le mensonge de Bruxelles

    Les Canaries ne cessent de battre des records d’afflux d’immigrés clandestins. Il en arrive chaque semaine davantage. Ils ont été plus de 6 000 au mois d’août, ce qui était un record absolu, mais ils étaient déjà plus de 5 000 dans les 12 premiers jours de septembre. Il en est grosso modo de même à Lampedusa, en Italie.

    Du coup, les gouvernements commencent à s’affoler, et pas seulement le gouvernement espagnol. Car les autres Etats européens sont aussi concernés, et particulièrement la France : les clandestins qui arrivent aux Canaries n’ont pas vocation à s’y installer. Après 40 jours d’internement, ils sont tout benoîtement débarqués sur la péninsule, avec en poche un ordre d’expulsion, parfaitement inapplicable s’ils ont pris le soin élémentaire d’arriver sans le moindre papier d’identité.

    Alors on voit les gouvernements appeler Bruxelles à l’aide. En retour, Bruxelles fait savoir que l’immigration n’est pas de sa compétence, et… appelle les Etats membres à la « solidarité ». Sic.

    Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen juge « pathétique » cet appel au secours, et « scandaleuse » la réponse de Bruxelles. En effet, comme il le rappelle, « l’immigration est du domaine communautaire en vertu du traité d’Amsterdam ». Certes, le traité donnait un délai de cinq ans. Mais à l’expiration de ce délai, en novembre 2004, un sommet européen a bel et bien officialisé le basculement dans le domaine communautaire de la politique d’immigration (du moins l’immigration illégale, puisque l’Allemagne a refusé de perdre tout de suite le contrôle de l’immigration légale). « Immigration, asile et frontières » est ainsi l’intitulé de la « direction B » du département « Liberté, sécurité et justice » de la Commission européenne.

    Certes, encore, les moyens de la « direction B » sont très limités, et la Commission peut accuser les Etats membre de traîner les pieds, voire de ne rien vouloir faire contre l’immigration illégale au plan communautaire. Mais l’accusation est absurde, car lorsque la Commission veut quelque chose, elle l’obtient.

    Quoi qu’il en soit, c’est un mensonge de Bruxelles de prétendre que ce n’est pas de sa compétence (et particulièrement de l’ineffable Louis Michel, qui n’arrête pas de le répéter). Un mensonge, constate Jean-Marie Le Pen, qui « vise seulement à masquer l’impuissance européenne, et le fait que le déferlement des clandestins est l’un des innombrables échecs de l’Union européenne ».

    Le premier crime contre les nations, de ce point de vue, ce furent les accords de Schengen, qui supprimaient les frontières internes de l’Union européenne et permettaient ainsi aux clandestins de circuler librement. Principe inscrit en lettres d’or dans le traité d’Amsterdam, qui prétendait que l’Union européenne allait assurer le contrôle des frontières extérieures. On voit ce qu’il en est. La soi-disant « agence Frontex », qui est censée s’occuper de ce contrôle, est inexistante, et sa mission aux Canaries quasiment invisible.

    Comme le souligne Jean-Marie Le Pen, « toute politique réaliste en la matière ne peut être que nationale, elle nécessite l’abrogation du traité d’Amsterdam et des accords de Schengen ».

  • National Hebdo n° 1156

    Dans le numéro 1156 de National Hebdo qui paraît aujourd’hui, on peut lire mon éditorial sur l’état de la « guerre contre le terrorisme » cinq ans après le 11 septembre. Dans d’autres articles, j'évoque une contradiction de l’antiracisme (à propos des « fichiers ethniques »), je fais le point sur les « craintes » de « déraillement » des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, je dénonce les propos européistes de Sarkozy à Bruxelles…

    La chronique « Au scanner » de Michel Limier est consacrée à Doc Gynéco. Topoline, outre ses réflexions sur l’actualité dans sa Semaine, se penche sur le serpent de mer de la carte scolaire, Alexandre Martin analyse l’affaire GDF-Suez, Nicolas Gauthier écrit une lettre à Renaud.

    Dans les pages culture, Jean Bourdier se souvient de Jean-François Devay, Topoline a vu The Sentinel, quant à moi j’ai lu Les Cristeros de Hugues Kéraly.

     

    medium_timbre_turc.2.jpgA propos de la Turquie, j'évoque le timbre-poste où les Turcs non seulement se voient déjà dans l'Union européenne, mais enserrent par le croissant l'Europe occidentale chrétienne, et font de l'étoile islamique une étoile du drapeau européen (ce qui est encore plus révoltant quand on sait qu'à l'origine il s'agit des douze étoiles de Marie dans la vision de l'Apocalypse).

  • Vivifiante Croix

    La fête de ce jour est dans le calendrier romain d’avant la réforme liturgique celle de l’Exaltation de la sainte Croix. On dit aujourd’hui fête de la Croix glorieuse, ce qui est légitime et précise son sens : célébrant le triomphe de la Croix qui est le triomphe de la Vie sur la mort, elle fait le pendant du Vendredi Saint, où l’on médite les souffrances du Christ sur la Croix.

    Dans le calendrier byzantin, elle est celle de l’Exaltation universelle de la vénérable et vivifiante Croix. C’est une fête très importante, au point qu’elle est dotée non seulement d’une vigile, mais que le dimanche précédent est le dimanche « avant la Croix », et le dimanche suivant est le dimanche « après la Croix ».

    Faisant allusion à la victoire d’Héraclius sur les Perses, qui permit de récupérer la sainte Croix qu’ils avaient prise à Jérusalem (c’est l’origine de cette fête), mais lui donnant une portée universelle, le tropaire de la fête chante ceci : « Sauve, Seigneur, ton peuple, bénis ton héritage. Accorde à nos chefs victoire sur les ennemis. Garde par ta Croix ce pays qui est tien. »

    La divine liturgie de la sainte et vivifiante Croix sera célébrée ce jour en l’église Saint-Julien-le-Pauvre, à Paris, exceptionnellement à 18 h 30, en raison de la présence exceptionnelle du patriarche grec-catholique S.B. Grégoire III et de l’archevêque grec-catholique de Tyr, qui font une tournée pour attirer l’attention sur le sort du Liban et des chrétiens du Sud Liban.

    Pourquoi est-ce que j’évoque la liturgie byzantine et Saint-Julien-le-Pauvre ? Parce que c’est ma « paroisse » (d’élection) depuis plus de vingt ans. Puisque de nombreuses Eglises orientales ont un lieu de culte à Paris, j’avais décidé de faire un peu de « tourisme liturgique ». La première église que je visitai fut Saint-Julien-le-Pauvre, parce que c’est une des plus anciennes de Paris et qu’elle est spécialement chargée d’histoire (elle fut la chapelle de la Sorbonne, et l’on y vit saint Thomas d’Aquin, saint Bonaventure, saint Yves, Dante, etc.) Je découvris là une liturgie d’une si intense beauté que j’y suis resté. C’est mon paradis de chaque dimanche, et un peu plus si possible (notamment la semaine sainte). Le chantre, qui a une voix superbe et a constitué une remarquable chorale, est un des meilleurs spécialistes du chant byzantin, et le curé actuel fait des homélies d’une grande profondeur spirituelle, truffées de citations de pères de l’Eglise. A Saint-Julien-le-Pauvre, on est porté tout naturellement à la contemplation, en se laissant porter dans le grand fleuve de la tradition orientale. C’était aussi une façon d’échapper aux tensions, polémiques, crispations qui à tort ou à raison secouaient le mouvement « traditionaliste » (et ça ne s’est pas arrangé par la suite).