Chantons au Seigneur la glorieuse Epiphanie ;
Jour où les Mages adorent le vrai Fils de Dieu.
La Chaldée et la Perse accourent vénérer sa puissance infinie.
Tous les Prophètes l'avaient célébré, annonçant sa venue pour le salut des nations.
Sa majesté s'est inclinée jusqu'à prendre la forme d'esclave.
Dieu avant les siècles et les temps, il s'est fait homme en Marie.
C'est Celui dont Balaam a prophétisé : « Une brillante étoile sortira de Jacob,
« Et écrasera les armées des princes de la région de Moab, dans sa puissance souveraine. »
Les Mages lui apportent d'illustres présents, de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Par l'encens ils proclament un Dieu, par l'or un grand Roi, par la myrrhe un homme mortel.
En songe, un Ange les avertit de ne pas retourner près d'Hérode, devenu inquiet pour sa couronne.
Il tremblait à la naissance du nouveau Roi, craignant de perdre son trône.
Les Mages, sous la conduite de l'étoile qui brillait devant eux, prennent aussitôt la route qui les reconduit dans leur patrie, et méprisent les commandements d'Hérode.
Ce prince, saisi au cœur d'une violente colère, donne ses ordres pour ne pas laisser impunie la pieuse fraude des Mages, et commande aussitôt qu'ils soient privés de la vie.
Que cette assistance joigne donc sa voix de louanges au souffle vibrant de l'orgue ;
Qu'elle offre au Christ Roi des rois des dons précieux et pleins de mystères ;
Demandant qu'il daigne protéger tous les royaumes de l'univers, dans les siècles des siècles. Amen.
(Séquence d'un ancien missel. In L'Année liturgique)