Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

danemark - Page 2

  • Une première mosquée au Danemark

    Le conseil municipal de Copenhague a donné son feu vert jeudi soir à la construction de la première mosquée au Danemark.

    La mosquée sera construite par la communauté chiite de la capitale danoise sur quelque 2.000 m2 sur le site d'une fabrique de machines désaffectée, dans le quartier populaire du nord-ouest de Copenhague.

    Elle sera surmontée d'une coupole bleue culminant à 24 mètres et de deux minarets de 32 mètres.

    "Par cette décision, nous espérons que cette mosquée contribuera activement à montrer que Copenhague est une ville multiple" a déclaré à l'AFP Klaus Bondam, maire-adjoint chargé des services techniques et de l'environnement.

    Il a rappelé que Copenhague avait déjà "une synagogue, une église russe et qu'il est naturel qu'elle ait aussi une mosquée", d'autant qu'elle abrite une bonne partie des 200.000 musulmans du royaume scandinave (3% de la population).

    Comme s'il y avait un rapport entre une synagogue, une église russe et une mosquée... Et surtout il oublie de préciser que les chiites représentent entre 10 et 15% des musulmans résidant au Danemark...

  • Danemark : l’adoption homosexuelle

    Le Parlement danois a adopté par 62 voix contre 53 la proposition de loi du député (d'opposition) Simon Emil Ammitzboell visant à permettre l'adoption d'enfants danois et étrangers par les paires homosexuelles.

    « C'est un grand pas de fait, et l'avant-dernier obstacle qui est levé sur la voie de l'égalité entre les couples homosexuels et hétérosexuels », a déclaré à l'AFP Simon Emil Ammitzboell, espérant que "dans un avenir pas trop lointain, le Danemark autorisera les homosexuels à se marier à l'église".

    Le Danemark a été le premier pays au monde à autoriser le "mariage" civil des homosexuels à la mairie en octobre 1989, mais sans autoriser l'insémination artificielle et l'adoption.

    L'Eglise luthérienne du Danemark étant une Eglise d'Etat, c'est au gouvernement d'autoriser le "mariage" "religieux" des homosexuels.

  • Les Danois reviennent en force

    Bonne nouvelle : le peuple danois revient en force dans le combat contre la dictature européenne.

    Dans une affaire concernant… l’Irlande, la Cour européenne de Justice a rendu un arrêt, le 25 juillet, selon lequel les épouses de citoyens membres de l’UE, qui ne sont pas elles-mêmes citoyennes de l’UE, ne peuvent pas se voir refuser le droit de vivre en Irlande. Et ce au nom de la règle de la libre circulation, qui ne souffre aucune restriction. L’arrêt fait naturellement jurisprudence dans toute l’Union européenne. Notamment au Danemark, qui a la politique d’immigration la plus restrictives de l’UE.

    Le 28 juillet, plusieurs couples se sont adressés au ministère danois de l’Intégration pour que le rejet de leur demande d’installation au Danemark en tant que couples soit réexaminé (beaucoup de ces couples vivent à Malmö, en Suède, à une demi-heure de route de Copenhague).

    Le ministre danois de l’Immigration, Birthe Ronn Hornbech, a annoncé que tout le système d’immigration serait revu (pour devenir conforme aux règles européennes). Ce qui a aussitôt provoqué cette réaction du Parti du peuple danois : « Le gouvernement doit dire à l’UE que c’était une condition pour l’adhésion du Danemark à l’UE que de pouvoir conduire de façon indépendante notre politique d’immigration. » Et d’ajouter que le Danemark doit être exempté de tout ce qui concerne la politique européenne de justice.

    Or le Parti du peuple danois fait partie de la coalition gouvernementale, qui s’écroule s’il se retire.

    Le 29 juillet, un conseiller de l’ancien Premier ministre Poul Nyrup Rasmussen dénonçait dans le Jyllands-Posten le fait que la Cour européenne usurpait le travail des hommes politiques élus. « Cette pratique est un problème démocratique… Les juges fabriquent de nombreuses politiques parce que les hommes politiques les laissent faire. Des décisions politiques qui devraient être de la responsabilité des représentants élus sont laissées à la Cour. »
    Dans les jours suivant, le Jyllands-Posten a publié des articles dénonçant les pratiques européenne et en appelant au respect de la souveraineté danoise.

    Le 4 août, le Parti du peuple danois a fait paraître, dans différents journaux, une pleine page intitulée : « Qui fait la loi au Danemark ? La Cour Européenne de Justice ou les Danois ? »

    Face à cette offensive, le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen, effectuant un virage à 180 degrés par rapport à ce qu’avait d’abord dit son ministre de l’Intégration, a assuré que la politique danoise d’immigration resterait ferme, et que « le gouvernement ne restera pas inactif quand les règles de regroupement familial sont vidées de leur contenu par la porte de derrière ».

    Mais il ne dit pas comment il a l’intention de réagir, constate Pia Kjærsgaard, la présidente-fondatrice du Parti du peuple danois. En fait, dit-elle, « la politique d’immigration est jetée par-dessus bord. »

    Une conséquence de cette affaire est que le référendum sur les exemptions danoises est reporté sine die. (Le traité de Lisbonne a quant à lui été ratifié par voie parlementaire.)

    Le gouvernement avait en effet l’intention d’organiser un référendum en septembre pour mettre fin aux exemptions danoises concédées par l’UE en 1993 et qui avaient permis d’obtenir un vote positif sur le traité de Maastricht : le Danemark pouvait ne pas participer à la coopération policière et judiciaire, à la citoyenneté européenne, à la politique étrangère et de défense commune, et à l’Union monétaire et économique (ce qui est l’essentiel du traité).

    Fin juin, déjà, après le référendum irlandais et l’onde de choc qu’il a provoquée, le gouvernement danois laissait entendre que le référendum serait sans doute repoussé. Cette fois, c’est officiel, et il n’est pas repoussé, il est annulé : « Nous avions originellement envisagé l’ouverture d’une discussion sur l’UE, et peut-être même (sic) un référendum. Mais à cause du non irlandais, ce n’est plus le cas. » Il précise : « A l’heure actuelle il est trop tôt pour décider d’une date, spécialement depuis que la question irlandaise n’a pas été résolue. »

    Mais il n’y a pas de question irlandaise à résoudre. Le traité a été rejeté et il est mort. Point final.
    Anders Fogh Rasmussen ne dit pas un mot de l’affaire qui agite le pays, mais il est bien évident que c’est elle qui a conduit à l’abandon du référendum, car, dans le contexte actuel, le non serait massif.

    C’est beau, la démocratie…

    (Merci à François Desouche. Le blog Gates of Vienna suit cette affaire de près. Voir ici le dernier article, et à la fin de l’article les liens vers les articles précédents.)

  • Ubu danois

    Au Danemark, les élections législatives ont reconduit la majorité sortante (et ont renforcé le Parti du peuple danois dans sa troisième position). Le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen reste donc en place. Lors de la conférence de presse au cours de laquelle il a présenté le nouveau programme de son gouvernement, il a souligné qu’il souhaitait l’organisation d’un nouveau référendum sur les dérogations obtenues par le Danemark dans l’Union européenne. En effet, si le Danemark fait partie de l’Union européenne, il s’est exclu de l’essentiel du traité de Maastricht : monnaie unique, citoyenneté européenne, coopération judiciaire, défense commune...

    En juin 1992, les Danois avaient rejeté par référendum le traité de Maastricht. Le gouvernement obtint de ses partenaires que le traité soit, pour le Danemark, vidé de sa substance, et l’année suivante un nouveau référendum se soldait par un oui à ce traité fantôme.

    En 2000, le gouvernement voulut faire entrer le Danemark dans la zone euro. Un référendum fut organisé. Les Danois dirent non.

    Or, que croyez-vous que dise Rasmussen après avoir annoncé un nouveau référendum sur l’euro, la citoyenneté européenne, etc. ?

    Il veut « œuvrer pour une ratification rapide du nouveau traité européen », qui « garantit une Europe plus démocratique et plus efficace », etc.

    Mais là, pas question de référendum. Il va faire ratifier sans référendum un traité qui va encore plus loin que le traité de Maastricht que le Danemark n’applique pas en raison du résultat de deux référendums...

  • Traité simplifié : Sarkozy enrôle le Danemark

    Nicolas Sarkozy s’est entretenu par téléphone avec le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen. Les deux hommes « ont constaté qu’ils avaient la même position sur la possibilité de sortir de la crise institutionnelle en Europe. Ils sont tous deux partisans d’un traité simplifié modifiant le traité de Nice, partisans de maintenir l’essentiel des avancée institutionnelles contenues dans le projet de traité constitutionnel, et tous deux partisans d’aller très rapidement », selon le porte-parole de l’Elysée.

    Rappelons que le Danemark a ratifié les traités de Maastricht et d’Amsterdam... tout en rejetant l’essentiel de ces traités : tout ce qui concerne l'euro, la défense européenne, la justice et les affaires intérieures, et la citoyenneté européenne. (Les « protocoles » de ces traités concernant le Danemark sont surréalistes : ils reconnaissent que ce pays reste en dehors de tout ce qui constitue à proprement parler l’Union européenne...) Le Danemark peut donc sans aucun problème se dire d’accord avec le traité de Sarkozy : s’il peut garder les protocoles (et il n’est pas question de les enlever), ça ne l’engage strictement à rien.