Corinne Lepage, présidente de Cap 21 (composante du MoDem), accepte le principe de la « mission technique » que lui a proposé Jean-Louis Borloo. Le mot « technique » est censé vouloir dire, semble-t-il, qu’il ne s’agit pas d’une mission « politique », puisque, techniquement, même Corinne Lepage ne sait pas en quoi va consister sa mission. Elle parle de thèmes comme « la gouvernance environnementale » ou « l’organisation de débats de société ». Sic.
- Page 2
-
-
Poussif
C’était hier la première « Journée européenne contre la peine de mort », décrétée la veille par le Conseil de l’Europe après un parcours chaotique et entaché d’irrégularités (elle devait être proclamée conjointement par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe, mais la Pologne a empêché le consensus des 27, et le Conseil de l’Europe confronté au même problème a fait voter la journée à la majorité des ambassadeurs, alors qu’elle aurait dû être votée à l’unanimité des ministres des Affaires étrangères....) Le 10 octobre est depuis cinq ans la journée mondiale contre la peine de mort.
C’est donc ce jour qu’a choisi la France pour ratifier le protocole 13 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui interdit la peine de mort en toutes circonstances, même en temps de guerre.
Tel est le seul événement notable. Et en réalité il n’est pas notable du tout : le protocole 13 est en vigueur depuis le 1er juillet 2003...
Nicolas Sarkozy était à Moscou, et n’a rien dit sur la peine de mort. François Fillon était aux abonnés absents. Le seul acte gouvernemental (en dehors de la ratification bidon) a été un bref communiqué commun de Bernard Kouchner et Rama Yade : « Nous tenons à réaffirmer l’opposition catégorique de la France à cette pratique quelles qu’en soient les circonstances. Elle constitue une atteinte à la dignité humaine. » (Ne pas confondre avec l’avortement, qui condamne à mort d’innombrables innocents, mais au nom des droits de la femme.)
La Commission européenne s’est également fendue d’un communiqué, mais seulement du commissaire aux Relations extérieures, la présidence portugaise de l’UE s’est félicitée de l’abolition de la peine de mort au Rwanda (sic), et le Parlement européen a observé une minute de silence...
A Paris, la Ligue des droits de l’homme, RSF, et diverses autres associations, avaient appelé à une manifestation à la Bastille , au cours de laquelle a été procédé à la pendaison factice d’un mannequin, dénonçant les exécutions en Iran. Il y avait quelques dizaines de personnes...
-
National Hebdo N° 1212
« Tests ADN, droit au logement des clandestins : Fillon dans le détail »
Mon édito est intitulé « Fantasmes » et démonte ceux qui ont fleuri sur le projet de loi sur l’immigration.
La rédaction de National Hebdo rend hommage à Serge de Beketch qui en a été son directeur pendant trois ans du temps de Roland Gaucher.
Alexandre Martin demande « où est passé l’argent de la caisse noire du Medef ».
Michel Limier brosse le portrait de Bernard Laporte, entraîneur et homme d’affaire, qui mène sa carrière de main de maître, jusqu’à devenir prochainement ministre.
Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier évoque le légendaire Jean Nouyrigat et son restaurant non moins légendaire Le Père Tranquille. Ceux qui n’ont pas connu le personnage et l’endroit ont manqué quelque chose. Tant pis pour eux. Je ne peux m’empêcher d’ajouter au moins une anecdote à celles que raconte Bourdier. Un soir un client demande à téléphoner. Il n’y avait pas encore de portables, et le seul téléphone était celui du bar. Nouyrigat lui tend l’appareil en maugréant. L’individu compose le numéro, mais personne ne répond. Il raccroche, et Nouyrigat lui dit : C’est 1 franc. L’autre proteste : mais je n’ai pas eu ma communication ! Nouyrigat : Tu m’as emmerdé avec le téléphone, c’est 1 franc. Juste après, un jeune prêtre en soutane, d’origine écossaise, demande à téléphoner à sa famille. Nouyrigat lui tend l’appareil avec un grand sourire. La conversation (avec l’Ecosse) dure très longtemps. Le prêtre finit par raccrocher et demande combien il doit. Nouyrigat : Pour toi c’est gratuit...
Chez Nouyrigat, il y avait les amis (dont étaient par principe les prêtres en soutane même s’il ne les avait jamais vus), les habitués, et les étrangers. Les premiers avaient tous les droits (même de fumer, alors que les autres se faisaient illico envoyer dehors), les seconds pouvaient se permettre certaines choses, les derniers étaient reçus selon l’humeur du patron et sa perception des intrus. Un jour des touristes vinrent demander un café. Il n’y a pas de café, répondit-il. Mais ces gens-là ils boivent bien un café, disent les touristes en montrant notre table. Oui, pour eux il y en a, mais pour vous il n’y en a pas...
Allez, une petite dernière. Quand un quidam ignorant débarquait et demandait un coca-cola, la réaction était sans appel : Vous avez une ordonnance ? Non ? Alors, dehors !
-
Beata es, Virgo Maria
Antiennes de la fête de la Maternité de la Bienheureuse Vierge Marie (sur cette fête, voir ma note de l’an dernier. J’avais oublié de dire qu’elle avait été instituée lors du 15e centenaire du concile d’Ephèse) :
Bienheureuse es-tu, Vierge Marie, qui as porté le Créateur de tout.
Tu as engendré celui qui t’a faite, et tu es restée vierge pour l’éternité.
Quand j’étais encore petite, j’ai plu au Très-Haut, et de mes entrailles j’ai engendré celui qui est Dieu et homme.
Sois bénie du Seigneur, ô ma fille, car par toi nous avons reçu le fruit de la vie.
Les filles de Sion l’ont vue, et l’ont dite bienheureuse, et des reines l’ont louée.