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  • Conférence de Bernard Antony

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  • Al-Qaïda adoube Al-Nosra

    Le chef d’Al Qaïda Ayman Al-Zawahiri déclare reconnaître en Al-Nosra la principale milice islamiste opérant en Syrie, « une branche indépendante d’Al-Qaïda rapportant au commandement général », tandis que la milice intitulée « Etat islamique en Irak et en Syrie » va être supprimée. Al-Zawahiri critique le chef d’Al Qaïda en Irak (« Etat islamique en Irak ») qui a créé l’Etat islamique en Irak et en Syrie sans en référer à la direction d’Al-Qaïda, et le chef d’Al-Nosra qui a rejeté l’Etat islamique en Irak et en Syrie sans en référer davantage au commandement général.

    L’avenir proche dira si le chef d’Al Qaïda a véritablement autorité sur les jihadistes de Syrie.

  • Tout est dit en trois titres

    Le mouvement dit des Bonnets rouges est bien un mouvement populaire, comme le montre l’hostilité affichée des médias de la pensée unique :

    Libération :

    Faut-il porter un bonnet rouge pour échapper à la justice ?

    (C’est ce journal qui milite toujours, depuis sa création, pour l’impunité des manifestants. A condition qu’ils aient une estampille gaucharde.)

    L’Express :

    "Bonnets rouges": les Français sévères face à la poursuite du mouvement

    20 minutes :

    «Bonnets rouges»: Les Français leur demandent de cesser leur mouvement

    (C’est un simple sondage selon lequel 57% des personnes interrogées souhaitent que le mouvement se termine, contre 40% qui le soutiennent. Les 57% sont devenus « les Français »…)

  • Bravo les Croates !

    Le Parlement croate a approuvé hier la convocation d’un référendum contre le mariage homosexuel. 151 voix pour, 13 contre, 5 abstentions.

    Enfin. C’est le 17 juin dernier que l’initiative populaire « Au nom de la famille » avait remis les signatures de 749.316 citoyens au président du Parlement. Le Parlement est dans l’obligation d’autoriser le référendum s’il est demandé par au moins 10% des électeurs. Ici ils sont 20%... Mais la gauche au pouvoir a tout fait pour que l’initiative n’aboutisse pas. Bien sûr il a fallu soigneusement recompter les signatures, ce qui est extrêmement long… Et l’on a prétendu que ce qui relève des droits de l’homme ne peut être soumis à référendum, et aussi que l’initiative ne disait pas où, dans la Constitution, il faudrait stipuler que le mariage est entre un homme et une femme…

    Le temps a passé, mais finalement « Au nom de la famille » a eu gain de cause, et l’on voit que les idéologues homosexualistes sont très minoritaires même au sein de la coalition de gauche…

    Bref, le référendum aura lieu le 1er décembre. On s’attend à une majorité de plus de 60% pour l’inscription du mariage naturel dans la Constitution.

    Ce qui ne va pas plaire aux maîtres de l’Europe…

  • Hier à la Défense

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  • Premier effet concret de la stratégie de François

    Le Chicago Tribune explique comment le vote du soi-disant mariage homosexuel dans l’Illinois a été acquis grâce aux propos de François. Extrait de la traduction de Corrispondenza Romana par Benoît et moi.

    Le Chicago Tribune met en lumière un aspect particulier de l'affaire, faisant noter comment en Illinois, les activistes gays ont trouvé un allié insolite dans le Pape, se réclamant de sa désormais célèbre sortie faite sur le vol de retour des JMJ de Rio de Janeiro, quand il a affirmé « si une personne est gay et cherche Dieu de bonne foi, qui suis-je moi pour la juger? ».

    Selon le journal de Chicago, ces paroles ont conduit à un "examen de conscience" plusieurs parlementaires catholiques, parmi lesquels la démocrate Linda Chapa LaVia, et le président de la Chambre Michael Madigan. Ce dernier a souligné comment les commentaires du Pape sur l'homosexualité ont assuré entre 5 et 10 voix, décisifs pour le passage de la loi.

    Comme le rapporte le site américain LifeNews.com (1) qui commente cette nouvelle, Linda Chapa LaVia a justifié son vote en faveur du mariage homosexuel en affirmant que « comme catholique disciple de Jésus et du Pape, le Pape François, il est clair pour moi que notre doctrine religieuse catholique a en son centre l'amour, la compassion et la justice pour toutes les personnes ». De son côté, Madigan, sans nommer directement le Pape, a fait malgré tout une claire référence à ses observations, en déclarant: « pour ceux à qui il arrive d'être gays et qui vivent leur relation de manière harmonieuse et productive, mais illégale, qui suis-je, moi, pour juger qu'ils devraient être dans l'illégalité ? ».

    *

    Mon commentaire. Ce n’est pas pour rien que la miséricorde et la vérité sont étroitement liées dans les psaumes et dans la doctrine catholique. Tout centrer sur la miséricorde en signalant que la vérité est connue, c’est favoriser l’erreur et le péché. Forcément. Car hélas la vérité n’est pas connue. Et même si elle l’a été, si maintenant on la tait, c’est qu’elle n’est peut-être plus la vérité pour notre temps… Et plus elle est gênante plus on s'empresse de l'oublier...

    (1) En fait il ne s’agit pas de LifeNews (qui ne parle que de l’avortement) mais de LifeSiteNews. Et c’est le Chicago Tribune, cité par LifeSiteNews, qui rapporte les propos des parlementaires.

  • Dédicace de l’archibasilique du Très Saint Sauveur

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    Édifié sur le plan des luxueuses demeures patriciennes, le vaste palais des « Laterani » dominait de ses constructions et de sa basilique les flancs du Cœlius à l’intérieur de la cité.

    Le jour où S. Sylvestre (+ 337) dressa sa chaire, « le saint siège apostolique » au fond de l’abside de la basilique constantinienne, il fit du Latran le centre de l’enseignement et du gouvernement de l’Église. En y consacrant son autel (324) il en fit le foyer de la liturgie catholique.

    Comme l’enseignait le Pape Pie XI lors du XVIème centenaire de cette dédicace (9 novembre 1924) : « Basilicam... effectam esse Pontificis, ut Episcopi Romani et œcumenici, ut heredis integrae apostolicae potestatis, Cathedralem Eccesiam ». Elle est la cathédrale de l’Évêque de Rome, l’église œcuménique de la catholicité.

    Successivement, les Pontifes Romains agrandirent et enrichirent leur résidence en y construisant leurs oratoires, baptistères, cloîtres, bibliothèques, hospices et galeries.

    N’entrons pas dans toutes les vicissitudes que traversa l’Archibasilique, tour à tour détruite par les Vandales de Genséric et reconstruite par S. Léon le Grand (+ 461) et Adrien I (+ 795) ; ruinée par les Normands et rebâtie par Serge III (+ 911) ; incendiée une première fois en 1308 et réédifiée par Clément V (+ 1314) ; incendiée à nouveau en 1360 et reconstruite par Urbain V (+ 1370) et Grégoire XI (+ 1378).

    Signalons du point de vue liturgique les événements marquants de son histoire : la consécration de la basilique au S, Sauveur en 324 ; la translation des chefs de S. Pierre et de S. Paul dans le ciborium qui surmonte l’autel papal ; la nouvelle consécration de l’église à S. Jean-Baptiste par Serge III (+ 911) et la dédicace complémentaire à S. Jean l’Évangéliste par Lucius II (+ 1145).

    Par une solennité spéciale la liturgie a perpétué le souvenir de la première consécration de l’Archibasilique. Chaque année, en effet, le 9 novembre, l’Église universelle célèbre cet événement capital : « Dedicatio Archibasilicae S. Salvatoris », fête double de IIème classe.

    Malgré tous les revers, la première période de l’histoire du Latran est des plus glorieuses : du haut de 1’« Episcopium Lateranense », de S. Sylvestre à Boniface VIII (+ 1303), cent soixante papes gouvernèrent la chrétienté.

    Chanoine Auguste Croegaert