La justice égyptienne interdit les « activités » des Frères musulmans et ordonne la confiscation des biens de la confrérie, rapporte la télévision d'Etat.
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A plat ventre devant le lobby
Tony Parker, le chef de l'équipe de France de basket, donnait samedi une conférence de presse. Dans un propos liminaire, il a tenu à faire une humble confession, avec l’air contrit de circonstance :
« J'aimerais m'excuser auprès de la communauté gay. Je ne voulais pas les offenser. Si j'ai offensé la communauté gay, je m'en excuse... Ce n'était pas du tout mon intention… Ma meilleure amie est gay… Ce n'est pas bien de dire ce que j'ai dit. Je le regrette et m'en excuse… »
Qu’avait donc dit Tony Parker ? Que lors de la première mi-temps du match contre l’Espagne, « j'ai l'impression qu'on avait peur, qu'on jouait comme des tapettes ».
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Encore du Poutine
Dans le discours dont j’ai donné ici de très brefs extraits, Vladimir Poutine a dit également, après avoir dénoncé le fait que l’Occident ait perdu ses valeurs enracinées dans la religion :
« Nous croyons qu’il est naturel et approprié de défendre ces valeurs ; chaque minorité mérite le respect de son identité distinctive, mais les droits de la majorité ne doivent pas être remis en question. »
« Les événements mondiaux lancent un sérieux défi à l'identité russe dans les deux domaines des questions morales et de la politique étrangère. Nous avons vu de nombreux pays euro-atlantiques s'engager sur la voie du renoncement à leurs racines, y compris les valeurs chrétiennes qui sont le fondement de la civilisation occidentale. Cela implique la négation des principes moraux et toute identité nationale traditionnelle, culturelle, religieuse et même sexuelle. On mène des politiques qui mettent les familles et les couples de même sexe sur un pied d’égalité, la foi en Dieu et celle de Satan… Les excès du politiquement correct sont arrivés au point où l’on a maintenant des discussions sérieuses sur l'opportunité d’enregistrer officiellement des partis politiques qui ont la propagande de la pédophilie parmi leurs objectifs… Dans de nombreux pays européens les gens ont honte et ont peur de parler de leur religion, des jours fériés correspondant à des fêtes ont été supprimés ou renommés par des appellations qui cachent la nature de ces fêtes, tandis qu’il y a des tentatives agressives d’imposer ce modèle au reste du monde… »
En ce qui concerne la campagne mondiale contre la loi russe interdisant la propagande homosexuelle au nom de la liberté, il a déclaré :
« C’est un chemin qui conduit directement à la dégradation et à l’état primitif, à l’aggravation de la crise morale et démographique. Qu’est-ce qui pourrait être un meilleur indicateur de la crise morale d’une société que la perte de sa capacité d’autoreproduction ? »
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Le problème est là
Les traditionalistes ont encore frappé. Deux catholiques extrémistes se sont fait sauter devant une mosquée à la sortie de la prière du vendredi, faisant plus de 100 morts parmi les fidèles musulmans.
Ce nouvel acte d’islamophobie, d’une violence meurtrière sans précédent, a été revendiqué par le groupe « Catholiques sur la voie du Seigneur ».
Alors que ce massacre insensé commis au nom d’une religion dévoyée suscite une vague d’indignation dans le monde entier, on constate une fois de plus que les autorités catholiques sont les seules à ne pas condamner l’attentat. Les évêques et le pape sont ainsi légitimement dénoncés par les gouvernements et les médias comme de lâches complices des assassins.
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C’est ce qu’ils appellent l’information
Hier midi je regardais les informations sur BFM. Il y était question, longuement, et en boucle, de l’attentat de Nairobi.
Il n’y avait pas un mot sur le triple attentat de Bagdad qui a fait (le même jour) 65 morts.
Il n’y avait pas un mot sur l’attentat qui a coûté la vie à plus de 80 chrétiens au Pakistan (une centaine aux dernières nouvelles) – l’attentat antichrétien le plus meurtrier au Pakistan (même cela ne méritait donc pas d’être dit sur BFM).
J’ai zappé sur LCI. C’était pareil.
Les auteurs de ces attentats sont tous des islamistes. De ce point de vue il n’y a donc pas de raison d’évoquer l’un sans évoquer les autres.
Les victimes ? Au Pakistan, des chrétiens : on s’en fout. A Bagdad : des chiites, mais c’est comme ça presque tous les jours. A Nairobi ? Les islamistes ont attaqué un centre commercial dont les propriétaires sont israéliens…
Et les forces spéciales israéliennes ont débarqué aussitôt…
C’est quand même troublant.
(Aujourd’hui, sur BFM – et aussi semble-t-il sur LCI -, il n’y avait plus AUCUNE autre information que la prise du centre commercial, et il y avait une caméra fixe montrant l’incendie du centre commercial. Bravo la télévision… Et alors qu’on ne parlait donc QUE de cela, il n’y avait plus un seul mot sur les forces israéliennes, dont parlent pourtant toujours les dépêches…)
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L’Adjarie est redevenue chrétienne
En 1991, 75 % des Adjares (République autonome d’Adjarie, en Géorgie, à la frontière turque), étaient musulmans. Aujourd’hui, ils sont à 75 % orthodoxes.
Le métropolite de Batoumi (capitale de l’Adjarie) affirme que les Adjariens, convertis de force à l’islam par les Ottomans, étaient, en fait, restés chrétiens de cœur : ils continuaient à porter secrètement une croix, ils peignaient des œufs de Pâques, ils conservaient des icônes dans leurs habitations.
A lire sur… oumma.com.
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Le pèlerinage Populus Summorum Pontificum à Rome
Tous renseignements ici.
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Le « malaise » n’est pas là
Dans son commentaire de la grande interview de François publiée par les revues jésuites, Massimo Introvigne reconnaît que les propos du pape suscitent légitimement un « malaise », parce qu’il met au second plan (ou aux rencarts) la défense de la vie et de la famille, pour changer de terrain d’attaque : il ne s’agit plus de se focaliser sur la morale, mais d’en revenir d’abord aux fondamentaux de la foi. D’où le titre de l’article : « Le programme de François. Partir de la foi ». Et si l’on comprend cela, il n’y a plus de malaise.
La volonté désespérée de défendre le pape fait dire n’importe quoi.
Où est-ce que Massimo Introvigne a vu que Benoît XVI se focalisait sur les questions de la vie et de la famille ? Il en parlait parce que l’Eglise doit défendre la loi naturelle, et doit impérativement le faire lorsque la loi naturelle est attaquée comme elle l’est aujourd’hui, mais ce n’était en rien l’essentiel de son propos. Il suffit de jeter un œil sur ses catéchèses et ses homélies pour le vérifier. De même, si Jean-Paul II paraissait très attentif à ces questions, quand il en parlait c’était aussi pour aller beaucoup plus loin dans le domaine de la foi, comme l’indique le titre même de son encyclique « Evangelium vitæ ».
« Partir de la foi » ? Mais c’est ce que faisait Benoît XVI. Qui donc a institué une « année de la foi », et qui donc ne parle jamais de cette année de la foi ? Qui donc avait commencé un grand commentaire du Credo, et qui donc a saboté ce commentaire du Credo ?
Il n’est pas vrai que François commence par la foi. J’entends dire partout qu’il en revient aux « fondamentaux ». On m’a même raconté ici sur mon blog qu’il fallait en revenir au « kérygme ». Mais quand je demande où est le « kérygme » dans les homélies de François il n’y a plus personne. Parce que ces homélies ne parlent pas de la foi. Ce sont de perpétuelles petites leçons de morale au ras des pâquerettes – sans les pâquerettes, et qui évitent seulement les questions de la vie et de la famille. Et pour le reste il parle comme les prédicateurs évangélistes, parcourant tout le registre des émotions, mais sans jamais annoncer la foi, le noyau du kérygme, le Christ deuxième personne de la Sainte Trinité, vrai Dieu et vrai homme mort pour mes péchés et ressuscité, qui est assis à la droite du Père et qui me donne la vie éternelle, par les sacrements, si je me convertis et confesse mes péchés…
Et même, il se condamne à ne pas commencer par la foi, dans ces homélies qui sont systématiquement en trois points : car ces trois points sont trois bonnes attitudes, trois comportements vertueux, qui découlent des lectures du jour. Toujours la morale, jamais la foi. « Une belle homélie, une vraie homélie doit commencer avec la première annonce, celle de l’annonce du salut », dit-il pourtant. Mais je ne vois pas l’annonce du salut…
« Le malaise, ajoute Massimo Introvigne, devient stérile, quand il s'épuise dans le bavardage, dans la continuelle polémique, dans l'abandon de la bonne habitude de lire les discours et les homélies du Pape. »
Je suis donc classé d’avance parmi ceux qui polémiquent et bavardent. Mais si j’ai arrêté de lire habituellement les homélies du pape, c’est que je n’y trouvais rien. Rien pour moi, mais aussi, je le précise : rien pour ceux qui pourraient à cette occasion découvrir la foi. Je ne vois pas pourquoi ce serait honteux de le dire. Quand le roi est nu, il n’est pas habillé.
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Sainte Thècle
Aujourd’hui, selon le calendrier traditionnel, c’est la fête de saint Lin, le deuxième pape, avec mémoire de sainte Thècle.
Il y a donc toujours la mémoire de sainte Thècle, alors que Rome a « supprimé » son culte en 1969, car sa vie et sa mort ne seraient qu’une « légende ».
Allez donc dire cela à Maaloula. Car il y a une raison supplémentaire d’évoquer (et d’invoquer) sainte Thècle en ce moment, c’est qu’elle est la sainte patronne de Maaloula : le couvent grec-orthodoxe de Maaloula est édifié sur le tombeau de sainte Thècle, qu’on appelle là-bas le « mausolée sacré », comme on appelle « église sacrée » la chapelle édifiée à côté.
On n’a pas de nouvelles récentes de Maaloula, mais il y a peu de chances que la fête de sainte Thècle ait son éclat populaire habituel. (C’est demain, le 24 septembre, dans le calendrier byzantin.)
Sainte Thècle, dont les iconoclastes romains ont décidé qu’elle n’avait jamais existé, est qualifiée de « Protomartyre et Egale-aux-Apôtres » par les Eglises byzantines (catholiques et orthodoxes). Voici le tropaire de la fête :
« Ta brebis, ô Jésus, crie d’une voix forte : “Mon époux, c’est toi que j’aime, c’est pour te chercher que je combats, c’est avec toi que je suis crucifiée et ensevelie par ton baptême. Pour toi je souffre, afin de régner avec toi. Pour toi je meurs, afin de vivre en toi. Accueille, comme victime sans tache, celle qui par amour est immolée pour toi.” Par son intercession, ô Miséricordieux, sauve nos âmes. »
Ci-dessous le couvent Sainte-Thècle (Mar Taqla) de Maaloula, et la statue de sainte Thècle face au couvent.



