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  • Stupéfiante nullité

    Propos de Valérie Fourneyron, ministre des Sports, hier matin sur France 2 : « On a envie avec le Président de pouvoir aller voir différentes disciplines qu'il s'agisse de la boxe, qu'il s'agisse d'aller au judo pour voir notre porte-drapeau Laura Flessel… »

    Même moi qui ne m’intéresse pas au sport et n’y connais rien, je sais que Laura Flessel fait de l’escrime (sans doute parce qu’on en fit d’abord le porte-drapeau de la « diversité »).

  • Charia

    Un couple accuse d’avoir des enfants hors mariage a été lapidé à Aguelhok, dans le nord-est du Mali, par les islamistes d'Ansar Dine :

    « Ces deux personnes étaient mariées et avaient des relations extraconjugales. Nos hommes sur le terrain à Aguelhok ont appliqué la charia. Ils sont morts tout de suite [...] Nous n'avons pas à répondre à des questions portant sur l'application de la charia. »

    Merci BHL, merci Sarkozy, grâce auxquels Al Qaïda au Maghreb islamique et ses alliés ont pu se fournir en armes en Libye, soutenir puis éliminer les Touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad et prendre le contrôle du Sahel malien.

    Et là les grands principes, mêmes socialistes, sont muets.

  • Pitoyable

    Le cardinal André Vingt-Trois aurait envoyé une lettre aux évêques, semble-t-il, au titre, semble-t-il, de président de la CEF, pour leur proposer une prière nationale pour le 15 août. Tous ces conditionnels étant de mise puisque le texte, sans précision, sans indication de source, a été publié, pour l’heure, par le seul blog L’Evangile de la vie, et repris tel quel sur Le Salon Beige.

    Voici le texte de la lettre :

    « Compte tenu de la situation et des probables projets législatifs du gouvernement sur la famille, il me semble opportun de donner un signe national à l’occasion du 15 août qui rassemble des foules de catholiques à travers le pays. C’est pourquoi je vous propose une formule de prière des fidèles à utiliser lors des célébrations du 15 août 2012. L’unité de la formule devrait faire signe et on peut espérer que certains de nos fidèles seront sensibilisés, même parmi des parlementaires... Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir transmettre cette proposition à vos curés et de leur demander de l’utiliser en insistant sur l’impact d’une formule unique à l’échelon national. »

    Ce texte attire agréablement l’attention. D’abord parce qu’on perçoit une protestation contre les projets socialistes de mariage de paires et d’euthanasie, ensuite parce qu’il y a quelque chose de « national » pour le 15 août, alors que les évêques ont si longtemps gommé le fait que la Sainte Vierge est la sainte patronne de la France au titre de son Assomption, et que le 15 août est par conséquent la fête nationale de la Fille aînée de l’Eglise.

    Le choc est rude lorsqu’on lit la prière annoncée (et publiée par la CEF avec une introduction de Mgr Podvin). La première intention évoque… la crise économique. Sans la moindre allusion à la famille. La deuxième intention en appelle au « sens du bien commun » des gouvernants, pour qu’il « l’emporte sur les requêtes particulières ». Sic. On est censé comprendre : le droit au mariage homosexuel. La troisième intention concerne l’attente légitime des familles d’un soutien de la société. La quatrième parle des enfants et des jeunes que nous devons aider à trouver le chemin du bonheur et qui doivent pouvoir bénéficier de l’amour « d’un père et d’une mère ». On est censé y voir un refus du mariage des paires… Quant à la prière, elle dit ceci : « Par l'intercession de Notre-Dame, accorde-nous le courage de faire les choix nécessaires à une meilleure qualité de vie pour tous et à l'épanouissement de notre jeunesse grâce à des familles fortes et fidèles. »

    On ne voit vraiment pas en quoi cela pourrait sensibiliser les fidèles, et encore moins évidemment, les parlementaires. Ou « conscientiser l'opinion au-delà de la sphère pratiquante habituelle », comme dit Mgr Podvin dans une formule au doux parfum marxiste. Le ton patelin et l’indigence du propos le réservent strictement aux sacristies, ou à ce qu’il en reste.

  • Saint Ignace de Loyola

    Les manifestations de la dévotion dans le cours des siècles se ramènent à deux types que l’on peut appeler l’un, dévotion objective, et l’autre, subjective. La religion et la dévotion établissent un lien entre Dieu et sa créature. Selon que l’on insiste sur le côté humain ou le côté divin, la dévotion est subjective ou objective. On peut dire, d’une façon générale, que l’Orient aime plutôt la piété objective et plus passive, c’est-à-dire, qu’il se laisse conduire et porter par Dieu, le rôle de l’homme restant à l’arrière-plan. L’Occident est à la fois actif et subjectif. Il veut travailler avec sa volonté, il veut laisser la parole à l’homme, au service du Seigneur. Il faut que l’individu intervienne avec ses émotions. L’Église d’autrefois, pouvons-nous dire encore, aimait la piété objective, tandis qu’actuellement nos tendances vont de plus en plus au subjectivisme. Ignace de Loyola est un des porte-parole de cette piété mettant l’homme en valeur qui prévaut dans la vie intérieure de la plupart des chrétiens aujourd’hui. Assurément nous devons être reconnaissants à saint Ignace de nous montrer les énergies puissantes qui sommeillent en nous, de nous révéler des voies qui épurent et approfondissent notre vie intérieure. Reconnaissons pourtant que la piété liturgique suit d’autres sentiers ; elle insiste davantage sur l’élément divin, social, cultuel, créant ainsi un salutaire équilibre. L’objectif et le subjectif, la société et l’individu, l’activité et la passivité, la grâce et la volonté, tout cela réparti, équilibré et dosé comme il convient, constitue l’idéal vers lequel nous devons tendre. Saint Ignace le résume lui-même fort bien ainsi : « Dans toutes vos entreprises appuyez-vous sur Dieu, comme s’il devait, seul, tout accomplir sans vous ; et travaillez, néanmoins, avec autant de zèle que si tout le résultat dépendait uniquement de vous »

    Dom Pius Parsch