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  • Libye: les "libéraux" ?

    Depuis les tout premiers résultats partiels des élections législatives en Libye, il y a deux jours, les médias saluent avec gourmandise la « victoire des libéraux », victoire éventuellement qualifiée d’écrasante, aux dépens des Frères musulmans. Ainsi, nous disent-ils, la vague islamiste s’est brisée sur la Libye. Ouf. Ce n’est donc pas inéluctable que tous les printemps arabes que nous avons tant soutenus tournent à la dictature de la charia…

    Ah bon.

    D’abord, la victoire annoncée de l’Alliance des forces nationales n’est pas une surprise. D’une part, les Frères musulmans n’ont pas en Libye le réseau qu’ils ont en Egypte, ni l’influence qu’a Ennahda en Tunisie. Loin s’en faut. D’autre part, l’Alliance des forces nationales est l’œuvre de Mahmoud Jibril, l’homme fort de la « Révolution » (après avoir été l’homme fort de Kadhafi en matière économique). Mahmoud Jibril, quoique ayant enseigné pendant des années à Pittsburg, est d’abord l’homme de la tribu des Warfalla, la plus importante de Libye (un million de membres)… qui était le principal soutien de Kadhafi… et il a su fédérer autour de lui d’autres tribus (en langage démocratique, l’Alliance nationale est composée d’une soixantaine de partis…). La Libye est un pays tribal, et le vote tribal était le vote « Mahmoud Jibril », qui lui-même ne se présentait pas. Mahmoud Jibril parce qu’il est le représentant de la plus importante tribu, parce qu’il a fédéré d’autres tribus, et parce qu’il a depuis longtemps une aura internationale… et qu’il sera accepté par les Occidentaux parce qu’il a une réputation de modéré.

    En effet, sur la scène internationale il passe facilement pour un modéré. Mais en Libye il en va tout autrement.

    Pendant la campagne électorale il s’en prenait aux Frères musulmans en martelant : « Se croient-ils plus musulmans que nous ? » Et dès dimanche soir il soulignait :

    « Nous considérons que la charia doit être la référence de notre Constitution. Et je refuse le qualificatif de libéral donné par la presse internationale. Je ne suis ni un gauchiste ni un partisan de la laïcité. »

  • « Je ne me sens pas le moral de ratifier ce traité tel quel. »

    Il s’agit du traité du pacte budgétaire, et le propos est de Marie-Noëlle Lienemann.

    Parce que François Hollande avait promis de renégocier le mauvais traité s’il était élu, et que celui qu’il donne à ratifier est strictement le même. S’il a bien obtenu un volet croissance, c’est dans un texte séparé qui n’est pas et ne peut pas être lié au traité ; et pour nombre d’élus de la gauche du PS, il aurait fallu soumettre le traité à référendum puisque la prétendue règle d’or est une perte de souveraineté.

    Marie-Noëlle Lienemann n’est donc pas la seule à ne pas se sentir le moral de ratifier le traité...

    Et l’on note que les deux hommes chargés de convaincre les parlementaires, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et le ministre des Affaires européennes Bernard Cazeneuve, étaient des opposants déclarés au projet de Constitution européenne, et ont voté non au traité de Lisbonne…

  • Le nouveau CFCM

    La fédération de la Grande Mosquée de Paris a annoncé hier qu’elle se retirait du Conseil français du culte musulman. Alors que Nicolas Sarkozy avait créé le CFCM pour la Grande Mosquée de Paris, c’est-à-dire pour asseoir l’autorité de Dalil Boubakeur…

    Comme l’UOIF a également déserté l’année dernière, le sigle CFCM veut dire désormais (mais c’était en fait déjà le cas depuis les dernières élections) : Conseil français du culte marocain…

  • Saint Jean Gualbert

    La messe est du commun des abbés. Seule la lecture évangélique (Matth., V, 43-48) est propre, et elle contient une allusion au pieux événement survenu dans la basilique de San Miniato à Florence, et qui décida de la conversion de saint Jean Gualbert.

    En ces temps de cruelles luttes civiles, un de ses proches parents avait été tué, et un jour Jean, entouré d’une bonne escorte de compagnons armés, rencontra l’homicide. Celui-ci se vit perdu, il tomba à genoux à ses pieds, et, étendant les bras en croix, demanda son pardon par la vertu de ce signe de leur commun salut. Jean, attendri, lui fit grâce de la vie et l’embrassa ; entré ensuite dans l’église de San Miniato, il vit l’image du Crucifix qui, en signe d’agrément, inclina par trois fois la tête vers lui. Cette vision touchante acheva le travail de la grâce commencé dans son cœur puisqu’il avait pardonné à son ennemi. Jean ne voulut plus s’éloigner de cet asile de miséricorde et de paix. Ayant donc enlevé son épée de chevalier, il se coupa lui-même les cheveux et revêtit le froc monastique.

    Bienheureux cardinal Schuster