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  • L’internaute tunisien

    On nous dit qu’une cour d’appel a confirmé la condamnation du jeune internaute tunisien, Jabeur Mejri, à sept ans et demi de prison pour avoir publié sur sa page Facebook des caricatures de Mahomet. Ici et là on parle du blogueur « athée » persécuté pour son athéisme par une justice musulmane obscurantiste, et Jabeur Mejri est devenu un véritable héros pour les militants de l’athéisme et les soi-disant « libres penseurs ».

    Il y a, comme qui dirait, erreur sur la personne. Et sur le jugement.

    Jabeur Mejri est quelqu’un qui s’est détaché de l’islam en prenant conscience de ce qu’est véritablement cette religion. Alors il pouvait passer pour agnostique. Comme on peut le voir dans son opuscule Dark Lands : sombres pays (il s’agit des pays musulmans). Puis il a écrit un autre opuscule, intitulé Jesus the Christ : Jésus le Christ. Le titre suffit à comprendre de quoi il s’agit. Il s’agit d’un (très bon) exposé expliquant pourquoi Jésus est le Christ, Fils de Dieu, et comment et pourquoi le Coran ment sur Jésus.

    Des athées comme ça, vous m’en remettrez…

    Et c’est ce qui explique sans doute pourquoi son avocate a plaidé les « troubles comportementaux » de son client à « l’état psychologique » perturbé… Car lorsque, dans un pays musulman, on dénonce les impostures du Coran et du Prophète, et qu’on le fait en les confrontant à la vérité de l’Evangile, on ne peut qu’être fou…

  • Egypte : le président islamiste face à l’armée

    La commission électorale a fini par donner dimanche les résultats de l’élection présidentielle. Selon elle, le représentant des Frères musulmans, « président du parti de la liberté et de la justice », Mohamed Morsi, l’a emporté sur l’ancien Premier ministre Ahmed Chafiq avec 51,73 % des voix.

    Toute la communauté internationale félicite le nouveau président et se félicite du processus démocratique égyptien.

    Personne ne semble voir à quel point la situation est explosive. Car ce président n’a strictement aucun pouvoir légal. Il n’y a plus de Constitution, et les militaires ont dissous le Parlement (dominé par les islamistes). Ils ont également dissous la deuxième commission chargée de rédiger la Constitution (la première commission avait été dissoute par la justice)…

    Bref, l’Egypte est techniquement, non pas une démocratie, mais une dictature militaire. En face de l’armée, les Frères musulmans. Avec leur président de la République. Avec leurs réseaux. Avec la colère populaire qui monte en même temps que le chômage et la misère, notamment dans les multiples et si importantes zones touristiques… où il n’y a plus de touristes.

    Et, quoi qu’il se passe, ce sont les chrétiens qui en souffriront le plus. D’autant qu’ils ont maintenant ajouté à leurs crimes de s’être prononcés en faveur de l’ancien Premier ministre de Moubarak…

  • C’est aux Philippines

    Le 19 juin, un député de la Kabataan partylist (parti politique de jeunes blogueurs et de mouvements étudiants), Raymond Palatino, présentait devant le Congrès une proposition de loi visant à interdire les manifestations et symboles religieux ostentatoires dans les bâtiments publics et édifices d’Etat. Ce qui entraînait notamment l’interdiction des images religieuses omniprésentes dans les administrations ou les prières avant les audiences des tribunaux. La proposition de loi a suscité une gigantesque polémique.

    La conférence épiscopale a sobrement fait remarquer que « la majorité des employés du service public étant catholiques », il n’y a pas lieu de « les empêcher d’exprimer leur foi », et que la présence d’un « petit crucifix et la récitation d’une courte prière ne pouvaient qu’engendrer des résultats positifs, rappelant à l’employé d’être bon, juste et honnête dans son travail ».

    L’ancien archevêque de Cebu, Mgr Ricardo Vidal, a été plus virulent. Il a appelé les chrétiens à « se lever pour défendre leur foi », et a ajouté : « La religion catholique fait partie de ce que nous sommes. Elle donne les valeurs essentielles à partir desquelles l'Etat délimite son champ éthique et spirituel. Sans elle, l'Etat deviendrait une zone de non-droit ». Il a reçu l’appui du gouverneur de Cebu et du maire de Cebu-City.

    Lundi, Raymond Palatino a annoncé qu’il retirait sa proposition de loi, et il a ajouté : « Je présente mes excuses à tous ceux que mon projet avait offensés, sans que j’en ai eu aucunement l’intention. »

    (Eglises d’Asie)

     

  • Un vice-président pour Ecclesia Dei

    Le pape Benoît XVI a décidé de renforcer la structure de la commission Ecclesia Dei en créant un poste de vice-président, confié à Mgr Di Noia, qui était jusqu’ici le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Voici la note de la Congrégation pour la doctrine de la foi. On constate l’étendue et la profondeur de la sollicitude du Saint-Siège vis-à-vis de la Fraternité Saint Pie X. Laquelle vit aujourd’hui des soubresauts pathétiques. Le temps approche sans doute de la nécessaire clarification, entre ceux qui sont catholiques et ceux qui ne le sont plus, ces derniers étant sans doute, sans surprise, majoritaires (comme la majorité des textes polémiques publiés par la dite Fraternité).

    Benoît XVI a nommé Mgr Augustine Di Noia, OP, Vice Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, en signe de sa sollicitude pastorale envers les fidèles traditionalistes en communion avec le siège apostolique, mais aussi de son vif désir de voir réconciliées les communautés non en communion. En 2009 cette commission, instituée en 1988 pour les traditionalistes restés fidèles au Pape après le schisme de Mgr Lefebvre, a été intégrée à la Congrégation que dirige le Cardinal William Joseph Levada. Elle est en charge des questions doctrinales dans le cadre du dialogue engagé avec la Fraternité sacerdotale St Pie X. Mgr Di Noia est un théologien très attentif à ces questions doctrinales, à la primauté de l'herméneutique de la continuité dans une correcte interprétation du Concile Vatican II, sujet délicat dans le dialogue avec la Fraternité. Les trois dernières années, ce dialogue a été constamment conduit par le Cardinal Levada, assisté du Secrétaire de la Ecclesia Dei, Mgr Guido Pozzo. Secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, il a aidé le Cardinal Préfet Antonio Cañizares a réorganiser le dicastère et à préparer un nouveau règlement conforme au Motu Proprio Quaerit Semper du 20 août dernier. Son expérience à la Congrégation pour le culte, facilitera Mgr Di Noia dans la mise au point de certaines dispositions liturgiques du missel de 1962. Le crédit dont il jouit auprès du monde hébraïque aidera par ailleurs à résoudre les malentendus nés de l'avancement de la réconciliation avec les traditionalistes.

    NB. - Si l'on veut suivre les derniers développements des rapports entre la FSSSPX et Rome, et des déchirements internes de la dite Fraternité (avec désormais diffusion en temps réel des lettres confidentielles...), on se reportera aux différents fils du Forum catholique qui traitent de la question (mais c'est aussi une avalanche d'états d'âme qui serait risible si ce n'était si pitoyable).

  • Saints Jean et Paul

    Introibo dénonce ce chef-d’œuvre de négationnisme de la fausse critique historique qui prétend que ces martyrs n’ont jamais existé.

    Les pseudo-experts® nient l’existence de ces deux Saints : pour eux, le 26 juin est l’anniversaire de la dédicace de la basilique de Pammachius sur le Cœlius au IVe siècle, dédiée à St Jean-Baptiste et à l’apôtre Paul au Ve siècle. La fête est attestée dans le sacramentaire de Vérone au VIe siècle. A l’appui de cette théorie se trouve le fait qu’il est hors de coutume dans la Rome chrétienne antique d’enterrer des martyrs dans l’enceinte de l’Urbs. La fête fut donc supprimée dans le calendrier réformé.

    Contre cette théorie iconoclaste, on peut élever de nombreuses objections :

    - la date du martyre (362) est trop récente pour qu’une légende apocryphe ait pu se diffuser : ce martyre n’a pas eu lieu au temps des catacombes, mais après l’édit de Milan, sous la persécution de Julien l’apostat, à une époque donc où l’on n’est plus dans les Actes enjolivés des martyrs des premiers siècles, mais dans l’hagiographie historique ;

    - nous sommes au IVème siècle : l’objection de ne plus enterrer de martyrs dans la Ville n’est plus pertinente. D’autant plus que le martyre a été consommé dans la maison même des deux saints ;

    - la popularité de la fête, précédée d’une vigile, ne peut s’expliquer pour la simple dédicace d’une église ;

    - les preuves historiques, comme l’inscription votive du Pape Damase, élu en 366, donc cinq années après le Martyr, tout comme les fouilles de la basilique indiquant le culte des martyrs sur le lieu même ;

    - l’inscription des deux saints au Canon Romain ;

    - le témoignage de St Hilaire de Poitiers, mort en 367, consacrant une église dans sa ville épiscopale…