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  • L’Egypte à hue et à dia

    Hier, le Parlement égyptien a désigné les 100 membres de la commission qui sera chargée de rédiger la nouvelle Constitution. Une commission avait déjà été nommée, mais elle avait été dissoute par la justice comme non représentative (c’est-à-dire comme trop exclusivement islamiste). La nouvelle commission comporte 39 parlementaires, 7 femmes de la "révolution", 4 chrétiens, 13 syndicalistes, 21 hommes d’affaire et 19 juristes.

    Mais la grande question du moment était de savoir si Ahmad Chafiq, l’un des deux candidats du second tour de la présidentielle, qui doit avoir lieu samedi et dimanche, allait pouvoir ou non se présenter. Car l’Assemblée avait voté une loi interdisant aux dignitaires de l’ancien régime de se présenter aux élections. Or Chafiq est un ancien Premier ministre de Moubarak.

    Aujourd’hui, la Haute Cour constitutionnelle a invalidé la loi qui visait (notamment) Ahmad Chafiq, mais elle est allée beaucoup plus loin, en jugeant « illégales » les conditions de l’élection des députés, et donc « illégitime » la composition de l’Asemblée…

    Le conseil suprême des Forces armées est en réunion extraordinaire…

  • Plantu en correctionnelle

    Communiqué de Bernard Antony

    Par ordonnance du vice-président chargé de l'instruction du 8 juin 2012, Monsieur FOTTORINO comme directeur de publication du Monde et Jean PLANTUREUX alias PLANTU sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour provocation à la haine ou à la violence envers les Chrétiens pour la publication d'un dessin de PLANTU "Pédophilie : le Pape prend position" représentant le Saint-Père sodomisant un petit garçon.

    L'affaire ne sera pas plaidée avant 2013 et l'AGRIF tiendra ses adhérents et sympathisants informés de la date notamment par la voie de la rubrique agenda disponible sur son nouveau site lagrif.fr.

    L'AGRIF sera défendue par Maître Jérôme TRIOMPHE et PLANTU par Maître Gisèle HALIMI.

  • Sans doute un nouvel évêque sacré illicitement en Chine

    A Harbin, la restauration de la cathédrale est un des signes que les autorités préparent une ordination illicite d’évêque.

    L’administrateur diocésain officiel du Heilongjiang, le P. Joseph Yue Fusheng, a été élu par un comité diocésain (contrôlé par l’Association patriotique, c’est à dire l’Eglise officielle) pour devenir évêque de la province. L’an dernier déjà le P. Yue devait être sacré évêque, mais l’opposition des prêtres et des fidèles avaient empêché la cérémonie. Cette fois on a monté un comité qui a « librement » élu le P. Yue, qui selon les sources d’AsiaNews est peu courageux et d’un caractère faible. En 2010 il a été bombardé vice-président de l’Association patriotique, et il est le seul des trois ecclésiastiques vice-présidents qui ne soit pas encore évêque.

    La police est en train d’aller voir les prêtres de la partie clandestine de l’Eglise, un à un, pour leur faire savoir qu’ils ont tout intérêt à ne pas chercher à empêcher la cérémonie.

    L’ordination pourrait avoir lieu le 29 juin, afin que ce soit bien clairement une claque au pape.

  • Docteurs et docteurs

    La fête de saint Basile le Grand suit immédiatement celle de saint Antoine de Padoue (qui était de Lisbonne). Tous deux sont « docteurs de l’Eglise ». La disproportion est pourtant manifeste. Pie XII a proclamé saint Antoine docteur de l’Eglise sans doute pour faire plaisir aux franciscains, mais on ne voit pas en quoi son enseignement mérite un tel titre. Certes ses sermons sont très beaux, mais il y a des dizaines et des dizaines de prêtres qui ne seront jamais proclamés docteurs de l’Eglise et qui ont laissé également de très beaux sermons. Alors que saint Basile est un géant de la théologie trinitaire, un de ceux qui ont vraiment fait avancer la doctrine catholique.

    La réforme de 1960 a mis les deux saints sur le même plan. Mais dans mon bréviaire monastique de 1955, il n’en est pas ainsi. La fête de saint Basile est « double majeure », c’est-à-dire que c’est une grande fête, avec des matines à trois nocturnes et douze leçons, alors que saint Antoine n’a qu’une mémoire, et une mémoire de « confesseur », ou, ad libitum, si l’on y tient, une mémoire de docteur…

    Le 7 octobre prochain, Benoît XVI va proclamer deux nouveaux docteurs. Les deux premiers du XXIe siècle. Espérons que ce ne soit pas le signe d’une nouvelle étape de l’inflation. Au départ, c’est-à-dire en… 1295, il s’agissait de distinguer les quatre grands docteurs de l’Eglise latine : Augustin, Ambroise, Jérôme, Grégoire le Grand. Ce fut tout à l’honneur de saint Pie V de contrebalancer cette liste par celle de quatre docteurs grecs : Athanase, Basile, Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome. Puis on ajouta Thomas d’Aquin et Bonaventure.

    Soit. Mais au XVIIIe siècle on en ajouta 4 autres, au XIXe siècle 9, au XXe siècle 10…

    Au moyen âge on voulait distinguer quatre docteurs : quatre piliers. Quand il y en a une trentaine, ce ne sont plus des piliers. Et de fait saint Antoine de Padoue n’est pas un pilier de la doctrine, et il en est de même par exemple de saint Pierre Damien, de saint François de Sales, de sainte Catherine de Sienne ou de… saint Jean d’Avila…

    A vrai dire il n’y a même que deux grands piliers : Origène et saint Augustin. Tous les autres ont pompé, de façon plus ou moins habile ou géniale, dans ces deux-là. Et Origène ne sera jamais docteur de l’Eglise, à cause de quelques propos malencontreux ou mal compris…

  • Saint Basile

    Qu’un esprit réussisse à être pur de tout attachement terrestre, à quitter toute la création intelligible, et tel un poisson à remonter de l’abîme pour apparaître à la surface, ayant recouvré la pureté de la création, il verra l’Esprit Saint là où est le Fils et où est le Père, ayant tout, lui aussi, de manière coessentielle selon la nature, la bonté, la droiture, la sainteté, la vie. Le Psalmiste dit en effet : « ton bon esprit » ; et encore : « Esprit droit » ; et encore : « l’Esprit saint ». Et l’Apôtre : « La loi de l’Esprit de vie ». Aucune de ces qualités ne lui a été ajoutée, ni ne lui est attachée parce qu’advenue par la suite, mais comme la chaleur est inséparable du feu, et l’éclat de la lumière de ce qui éclaire, ainsi ne peut-on séparer de l’Esprit le fait de sanctifier, de vivifier, la bonté, la droiture. Là donc est l’Esprit, là, dans la bienheureuse nature, n’étant pas compté avec plusieurs, mais étant contemplé dans la Trinité ; étant annoncé individuellement, n’étant pas inclus dans une composition. Car comme le Père est un et un le Fils, le Saint Esprit aussi est un, tandis que les esprits liturgiques, selon chaque ordre, nous apparaissent une multitude innombrable. Il ne faut donc pas chercher dans la création ce qui dépasse la création ni assimiler celui qui sanctifie à ceux qui sont sanctifiés.

    L’Esprit Saint emplit les anges, il emplit les archanges, il sanctifie les puissances, il vivifie tout. Tout en partageant avec toute créature, et en étant participé diversement par des personnes diverses, il n’est diminué en rien par ceux qui participent. Il dispense à tous sa grâce et il ne s’épuise pas dans les participants, mais ceux qui reçoivent sont emplis et lui n’est pas déficient. Et comme le soleil éclairant les corps et se partage sur eux de manière variable n’est pas diminué du fait de ce partage, ainsi aussi l’Esprit lorsqu’il offre à tous sa grâce, demeure sans amoindrissement ni division.
    Il illumine tous les hommes pour les amener à la connaissance de Dieu, il inspire les prophètes, rend sages les législateurs, consacre les prêtres, fortifie les rois, confirme les justes, honore les sages, active les charismes de guérison, vivifie les morts, délie les enchaînés, adopte ceux qui étaient étrangers. Il opère cela par la naissance d’en-haut. Saisit-il un publicain croyant, il le fait évangéliste ; rencontre-t-il un pêcheur, il en fait un théologien. Trouve-t-il un persécuteur repentant, il le transforme en apôtre des Nations, en héraut de la foi, en vase d’élection. Par lui les faibles sont fortifiés, les pauvres enrichis, les simples d’esprit plus sages que les sages.

    Paul était faible, mais par la présence de l’Esprit les linges qui couvraient son corps rendaient la santé à ceux qui le recevaient. Pierre aussi avait son corps affaibli par la maladie, mais à cause de l’inhabitation de la grâce de l’Esprit, la survenue de l’ombre de son corps chassait les maladies des souffrants. Pauvres, Pierre et Jean l’étaient ; de fait ils n’avaient ni argent ni or. Ils offraient cependant la santé qui est plus précieuse que tout l’or du monde. De fait, quoique le paralytique ait reçu de l’argent de nombreuses personnes, il était encore mendiant ; mais quand il eut reçu la grâce de Pierre, il cessa de mendier, sautant comme une biche et louant Dieu. Jean ne connaissait pas la sagesse du monde, mais, par la puissance de l’Esprit, il a dit des paroles qu’aucune sagesse ne peut atteindre.

    Cet Esprit est à la fois au ciel, et remplit la terre. Il est partout présent, et n’est limité par rien. Il habite tout entier en chacun, il est aussi tout entier avec Dieu. Il ne dispense pas ses dons à la manière d’un [esprit] serviteur, mais il distribue ses charismes avec autorité. Il est dit en effet : « il distribue à chacun en particulier comme il le juge bon ». Il est envoyé comme un intendant, mais il agit de sa propre autorité. Prions pour qu’il reste présent en nos âmes et qu’il ne nous abandonne jamais, dans la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ à qui sont la gloire et le pouvoir pour les siècles des siècles. Amen.

    Homélie 15