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  • Rocard a perdu le nord ?

    Le Figaro révélait hier que Michel Rocard était en mission en Iran. A priori en mission pour François Hollande. Mais on fait savoir dans l’entourage du président élu que Michel Rocard n’est porteur d’aucun message de celui-ci, et qu’il n’est investi d’aune mission.

    En fait, Michel Rocard est (par la grâce de Nicolas Sarkozy) « ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique ». Le problème est que Téhéran est assez loin des pôles. Cela dit, il y a à peine un mois qu’il est sorti de l’hôpital de Stockholm…

  • La Ve République selon Claude Guéant

    "Par principe, je pense que ce n'est pas l'esprit de la Ve République qu'il y ait une cohabitation", a déclaré Claude Guéant, sur Europe 1. Même s’il a ajouté qu’il souhaitait une victoire de l’UMP aux législatives, cela s’appelle tirer contre son camp.

    Or, surtout, ce n’est pas vrai. Selon l’article 10 de la Constitution, il n’est pas anormal que le président de la République ne soit pas d’accord avec les lois que fait voter le gouvernement.

    Article 10
    Le Président de la République promulgue les lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au Gouvernement de la loi définitivement adoptée. Il peut, avant l'expiration de ce délai, demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi ou de certains de ses articles. Cette nouvelle délibération ne peut être refusée.

  • Tunisie: un parti salafiste officiel

    Le gouvernement tunisien (dirigé par le numéro 2 du parti islamiste Ennahda) a légalisé le parti salafiste Jabhat al islah (front de la réforme), de Mohamed Khouja.

    Son programme est simple : appliquer la charia dans tous les domaines.

     

    tunisie

    (En bas: Front de la réforme. En haut, la devise: Savoir et agir, ou: apprendre et agir). Au milieu, le Coran, bien sûr, qui rayonne....)

  • Grèce : le point sur le chaos (χάος)

    Conformément à la Constitution, le chef du parti arrivé en tête aux législatives avait trois jours pour constituer un gouvernement. C’était Antonis Samaras, président « conservateur » de Nouvelle Démocratie. Il n’a pas pu, parce que les frères ennemis « socialistes » du Pasok sont tombés tellement bas que pour constituer une majorité il faut désormais un troisième parti… mais il n’y en a pas d’autre qui soit favorable aux diktats de l’UE.

    Le président de la République a donc confié la tâche au président du parti arrivé deuxième, à savoir Alexis Tsipras, de Syriza, mélange de Mélenchon et de Bensancenot. A plus forte raison ne pouvait-il pas réussir.

    Le président de la République a donc confié la tâche au chef du parti arrivé troisième, Evangelos Venizelos, du Pasok. Et ça a failli marcher, parce que Venizelos avait réussi à enrôler, outre Nouvelle Démocratie, le petit parti de gauche Dimar, ce qui suffisait pour faire une majorité. Mais Dimar mettait une condition : que Syriza fasse également partie de la majorité. Or Alexis Tsipras a catégoriquement refusé hier soir.

    Le président de la République n’avait plus d’autre solution que de réunir les chefs des trois partis, ce qu’il fera demain, pour tenter de les convaincre de trouver une majorité.

    Sinon, il faudra de nouvelles élections.

    Pendant ce temps-là, José Manuel Barroso laisse entendre que la Grèce ferait mieux de quitter l’Union européenne : « J’ai beaucoup de respect pour la démocratie grecque et le Parlement grec, mais je dois aussi respecter les 16 autres Parlements nationaux de la zone euro qui ont approuvé le plan d'aide à la Grèce. Tout le monde doit respecter les accords. C'est comme dans un club. Je ne veux pas parler d'un pays spécifique mais si un pays ne respecte pas les règles, mieux vaut qu'il parte. »

  • Une nouvelle contribution du musicologue Benoît XVI

    Sur le Magnificat de Vivaldi, et sur le Stabat Mater et le Te Deum de Verdi. Et  ce ne sont pas des généralités.

  • Saint Pancrace

    En ce jour il y a deux fêtes de martyrs en une seule: d’une part saints Nérée et Achillée et leur patronne sainte Domitille (baptisés par saint Pierre), d’autre part saint Pancrace.

    Près du sépulcre de saint Pancrace, saint Grégoire le Grand érigea un monastère qui reçut le nom du martyr milanais Victor, pour éviter la confusion avec un autre monastère du Latran, dédié déjà à saint Pancrace.

    Il est intéressant de constater que les moines bénédictins envoyés par saint Grégoire le Grand pour convertir l’Angleterre y dédièrent immédiatement une église à saint Pancrace, parmi les premières qu’ils y élevèrent, en souvenir de leur cher monastère du Latran.

    Pancrace subit le martyre à l’âge de quatorze ans, sans doute sous Dioclétien, et il fut enseveli par la matrone Octaville dans sa propriété de la voie Aurélienne, où s’élève maintenant la basilique qui porte son nom. On y célèbre la station pour l’Octave de Pâques, jour où les néophytes, nés à une nouvelle enfance spirituelle, déposaient leurs blanches tuniques baptismales. Au moyen âge, c’était l’usage que les serments les plus solennels fussent prononcés sur le tombeau du martyr Pancrace, comme si la candeur ingénue d’une enfance consacrée par le sang du martyre en garantissait mieux la vérité.

    Le culte de saint Pancrace fut très répandu à Rome, comme le démontrent entre autres les deux monastères élevés en son honneur. Celui du Latran est parmi les plus anciens, et date probablement des dernières années du patriarche saint Benoît.

    Bienheureux cardinal Schuster