Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Reconquête N° 275

    REC 275 UNE.jpg

    somm.jpg

     

  • Le patron de la SNCF

    C’est toujours la CGT. Et personne n’ose s’opposer à ses décisions, même quand elle fait une campagne d’affichage aux frais du comité d’entreprise :

    «Personne n'a osé s'opposer à une campagne sur l'avenir du fret à un mois des élections, commente un responsable syndical. De plus, quand nous ne suivons pas le syndicat majoritaire sur certaines de ses décisions, il y a des sanctions.»

    Contactés par Le Figaro, ni la CGT ni la direction du CCE n'ont souhaité commenter la situation. Même silence à la direction de la SNCF, où l'on ne souhaite pas s'attirer les foudres du syndicat majoritaire.

    Addendum

    La SNCF a tout de même réagi. Elle porte plainte pour « dénigrement ». Contre le comité d’entreprise, puisque c’est lui qui paie la campagne qui « porte atteinte à l’image de l’entreprise ».

  • Le Kosovo a un président… suisse

    Le Parlement du Kosovo a tranquillement réélu, hier, Hashim Thaçi comme Premier ministre, bien que tout le monde connaisse désormais ses activités passées.

    Et il a élu comme nouveau président du Kosovo Behgjet Pacolli.

    Quand la presse suisse parle de l’homme d’affaires Behgjet Pacolli, elle dit « le Suisse d’origine kosovare ». Car l’homme (qui est par ailleurs appelé « l’Albanais le plus riche du monde »…) vit dans le Tessin (en sa résidence « la Romantica », à Melide). Il est le fondateur et le patron de l’empire du bâtiment Mabetex, dont le siège se trouve à Lugano-Paradiso.

    Le premier grand contrat de Mabetex fut la restauration du Kremlin, du temps de Eltsine. Il fut suivi par de nombreux autres contrats dans les pays de l’ex-URSS, mais aussi en Iran, à La Mecque, à Cuba, et même à Venise… La plus grande fierté de Behgjet Pacolli est d’avoir construit la nouvelle capitale du Kazakhstan, Astana, dont le seul complexe présidentiel couvre un million de m2. Il s’honore donc de l’amitié de Noursoultan Nazarabaev, président et « chef de la nation » du Kazakhstan (après avoir été président de la République socialiste soviétique kazakhe et premier secrétaire du parti communiste). La salle de réunion de Mabetex s’appelle Astana…

    Cela paraît paradoxal de voir cet homme élu président du Kosovo, alors qu’il est l’ami de la classe dirigeante russe très liée à la Serbie... Mais Behgjet Pacolli a été aussi le plus grand lobbyiste de l’indépendance du Kosovo sur la scène mondiale…

    Au Kosovo, il possède un journal, une chaîne de télévision, une entreprise métallurgique, des clubs sportifs, un parti politique, et c’est Mabetex qui a construit et équipé l’Université américaine du Kosovo à Pristina…

  • L’euthanasie en marche au Québec

    L’Assemblée nationale du Québec a institué fin 2009 une « Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité », qui a commencé ses travaux publics en septembre 2010. Le 17 février, on en était à la 28e audition publique, tandis que la Commission se déplace dans le pays pour recueillir l’avis des citoyens (air connu).

    L’intitulé même de la commission montre que le débat était clôt avant d’avoir commencé, puisqu’il reprend l’affreux mensonge de l’euthanasie comme mort « dans la dignité ».

    L’affaire suscite néanmoins de vigoureuses réactions, dont la presse canadienne se fait l’écho. Il en est ainsi de l’audition du psychiatre François Primeau, le 17 février, qui avait déjà donné un mémoire sur le sujet à la Commission, et publié un remarquable article en octobre (“La personne dépossédée de sa valeur propre”). L’opposition absolue et argumentée du Pr. François Primeau est d’autant plus importante qu’il est chef du service de gérontopsychiatrie de l’Hôtel-Dieu de Lévis.

    A noter aussi la contribution de Thomas De Koninck, professeur de philosophie à l’université Laval.

  • Un sénateur néerlandais veut interdire la charia

    Dans une interview au journal Trouw, le sénateur Roel Kuiper, du parti protestant ChristenUnie (union chrétienne) déclare qu’il faut modifier la Constitution pour y inscrire l’interdiction de la charia. Sans doute a-t-il été inspiré par l’Oklahoma, qui l’a déjà fait.

  • Saint Pierre Damien

    La communion avec le Christ crée l'unité d'amour entre les chrétiens. Dans la lettre 28, qui est un traité d'ecclésiologie de génie, Pierre Damien développe une profonde théologie de l'Eglise comme communion. « L'Eglise du Christ - écrit-il - est unie dans le lien de la charité au point que, de même qu'elle est une en plusieurs membres, elle est tout entière mystiquement dans chacun des membres ; si bien que toute l'Eglise universelle se dénomme à juste titre unique Epouse du Christ au singulier, et chaque âme élue, par le mystère sacramentel, est considérée comme pleinement Eglise ». Cela est important : non seulement l'Eglise universelle tout entière est unie, mais en chacun de nous devrait être présente l'Eglise dans sa totalité. Ainsi, le service de l'individu devient « expression de l'universalité » (Ep 28, 9-23). Toutefois, l'image idéale de la « sainte Eglise » illustrée par Pierre Damien ne correspond pas - il le savait bien - à la réalité de son temps. C'est pourquoi il ne craint pas de dénoncer l'état de corruption existant dans les monastères et parmi le clergé, en raison, avant tout, de la pratique de laisser les autorités laïques remettre l'investiture des charges ecclésiastiques : plusieurs évêques et abbés se comportaient en gouverneurs de leurs propres sujets plus qu'en pasteurs des âmes. Souvent leur vie morale laissait beaucoup à désirer. C'est pourquoi, avec une grande douleur et tristesse, en 1057, Pierre Damien quitte le monastère et accepte, bien qu'avec difficulté, la nomination comme cardinal évêque d'Ostie, entrant ainsi pleinement en collaboration avec les papes dans l'entreprise difficile de la réforme de l'Eglise. Il a vu que la contemplation n'était pas suffisante et il a dû renoncer à la beauté de la contemplation pour apporter son aide à l'œuvre de renouveau de l'Eglise. Il a ainsi renoncé à la beauté de l'ermitage et avec courage il a entrepris de nombreux voyages et missions.

    Benoît XVI, catéchèse du 9 septembre 2009. [« Avec une grande douleur et tristesse » : c’est l’une des assez nombreuses occurrences où, sous couvert de la vie d’un saint, Benoît XVI parle de lui-même. Quant au début du paragraphe, c’est une justification de l’ecclésiologie de Vatican II par la tradition. A propos de « l'entreprise difficile de la réforme de l'Eglise », on se souviendra de la terrible polémique entre saint Jean Gualbert et saint Pierre Damien, où ce dernier n'a pas vraiment le beau rôle.]