« En Newman, la force motrice qui le poussait sur le chemin de la conversion était la conscience. Mais qu’entend-on par cela ? Dans la pensée moderne, la parole « conscience » signifie qu’en matière de morale et de religion, la dimension subjective, l’individu, constitue l’ultime instance de la décision. Le monde est divisé dans les domaines de l’objectif et du subjectif. A l’objectif appartiennent les choses qui peuvent se calculer et se vérifier par l’expérience. La religion et la morale sont soustraites à ces méthodes et par conséquent sont considérées comme appartenant au domaine du subjectif. Ici, n’existeraient pas, en dernière analyse, des critères objectifs. L’ultime instance qui ici peut décider serait par conséquent seulement le sujet, et avec le mot « conscience » on exprime justement ceci : dans ce domaine peut seulement décider un chacun, l’individu avec ses intuitions et ses expériences. La conception que Newman a de la conscience est diamétralement opposée. Pour lui « conscience » signifie la capacité de vérité de l’homme : la capacité de reconnaître justement dans les domaines décisifs de son existence – religion et morale – une vérité, la vérité. La conscience, la capacité de l’homme de reconnaître la vérité lui impose avec cela, en même temps, le devoir de se mettre en route vers la vérité, de la chercher et de se soumettre à elle là où il la rencontre. La conscience est capacité de vérité et obéissance à l’égard de la vérité, qui se montre à l’homme qui cherche avec le cœur ouvert. Le chemin des conversions de Newman est un chemin de la conscience – un chemin non de la subjectivité qui s’affirme, mais, justement au contraire, de l’obéissance envers la vérité qui, pas à pas, s’ouvre à lui. »
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Les vœux de Benoît XVI à la Curie : la conversion de Newman
« Jusqu’à ce moment, Newman pensait comme la moyenne des hommes de son temps et comme aussi la moyenne des hommes d’aujourd’hui, qui n’excluent pas simplement l’existence de Dieu, mais la considèrent de toutes façons comme quelque chose d’incertain, qui n’a aucun rôle essentiel dans leur propre vie. Ce qui lui apparaissait vraiment réel, comme aux hommes de son temps et de notre temps, c’était l’empirique, ce qui est matériellement saisissable. Voilà la « réalité » selon laquelle on s’oriente. Le « réel » est ce qui est saisissable, ce sont les choses qui peuvent se calculer et se prendre en main. Dans sa conversion, Newman reconnaît que les choses sont justement à l’inverse : que Dieu et l’âme, l’être lui-même de l’homme au niveau spirituel, constituent ce qui est vraiment réel, ce qui compte. Ils sont bien plus réels que les objets saisissables. Cette conversion signifie un tournant copernicien. Ce qui, jusqu’alors, était apparu irréel et secondaire se révèle maintenant comme la chose vraiment décisive. Là où arrive une telle conversion, ce n’est pas simplement une théorie qui change, mais c’est la forme fondamentale de la vie qui change. Nous avons tous besoin toujours de nouveau d’une telle conversion : nous sommes alors sur le droit chemin. »
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Les vœux de Benoît XVI à la Curie : arrêter la christianophobie
« Les paroles et les pensées du Synode doivent être un cri fort adressé à toutes les personnes qui ont une responsabilité politique ou religieuse pour qu’ils arrêtent la christianophobie. »
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Les vœux de Benoît XVI à la Curie : « Dans les années 70… »
« Dans les années soixante-dix, la pédophilie fut théorisée comme une chose complètement conforme à l’homme et aussi à l’enfant. Cependant, cela faisait partie d’une perversion de fond du concept d’ethos. On affirmait – jusque dans le cadre de la théologie catholique – que n’existerait ni le mal en soi, ni le bien en soi. Existerait seulement un « mieux que » et un « pire que ». Rien ne serait en soi-même bien ou mal. Tout dépendrait des circonstances et de la fin entendue. Selon les buts et les circonstances, tout pourrait être bien ou aussi mal. La morale est substituée par un calcul des conséquences et avec cela cesse d’exister. Les effets de ces théories sont aujourd’hui évidentes. Contre elles le Pape Jean-Paul II, dans son Encyclique Veritatis splendor de 1993, a indiqué avec une force prophétique, dans la grande tradition rationnelle de l’ethos chrétien, les bases essentielles et permanentes de l’agir moral. Ce texte doit aujourd’hui être mis de nouveau au centre comme parcours dans la formation de la conscience. C’est notre responsabilité de rendre de nouveau audibles et compréhensibles parmi les hommes ces critères comme chemins de la véritable humanité, dans le contexte de la préoccupation pour l’homme, où nous sommes plongés. »
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Les vœux de Benoît XVI à la Curie : la vision de sainte Hildgarde
Au centre du discours du pape, cette vision de sainte Hildegarde, lue intégralement :
« En 1170 après la naissance du Christ, j’étais pendant un long temps malade au lit. Alors, physiquement et mentalement éveillée, je vis une femme d’une beauté telle que l’esprit humain n’est pas capable de comprendre. Sa figure se dressait de la terre jusqu’au ciel. Son visage brillait d’une splendeur sublime. Son regard était dirigé vers le ciel. Elle était vêtue d’un vêtement lumineux et resplendissant de soie blanche et d’un manteau garni de pierres précieuses. Aux pieds elle portait des souliers d’onyx. Mais son visage était couvert de poussière, son vêtement était déchiré du côté droit. Le manteau aussi avait perdu sa beauté singulière et ses chaussures étaient souillées sur le dessus. D’une voix haute et plaintive, la femme cria vers le ciel : ‘Écoute, ô ciel : mon visage est sali ! Afflige-toi, ô terre : mon vêtement est déchiré ! Tremble, ô abîme : mes chaussures sont souillées !’
« Et elle poursuivit : ‘J’étais cachée dans le cœur du Père, jusqu’à ce que le Fils de l’homme, conçu et engendré dans la virginité, répandit son sang. Avec ce sang, comme sa dot, il m’a prise comme son épouse.
« Les stigmates de mon époux demeurent frais et ouverts, tant que sont ouvertes les blessures des péchés des hommes. Justement le fait que les blessures du Christ restent ouvertes est la faute des prêtres. Ils déchirent mon vêtement puisqu’ils sont transgresseurs de la Loi, de l’Évangile et de leur devoir sacerdotal. Ils enlèvent la splendeur à mon manteau, parce qu’ils négligent totalement les règles qui leur sont imposées. Ils souillent mes chaussures, parce qu’ils ne marchent pas sur les droits chemins, c’est-à-dire sur les durs et exigeants chemins de la justice, et ils ne donnent pas aussi un bon exemple à ceux qui leur sont soumis. Toutefois je trouve en certains la splendeur de la vérité’.
« Et j’entendis une voix du ciel qui disait : ‘Cette image représente l’Église. C’est pourquoi, ô être humain qui vois tout cela et qui écoutes les paroles de plainte, annonce-le aux prêtres qui sont destinés à la conduite et à l’instruction du peuple de Dieu et auxquels, comme aux Apôtres, il a été dit : "Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création". »
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L’aveu de Christine Lagarde
Christine Lagarde, au Wall Street Journal :
«Nous avons violé toutes les règles parce que nous voulions serrer les rangs et vraiment sauver la zone euro. Le traité de Lisbonne était très simple : aucun renflouement ». Les plans de sauvetage de la Grèce et de l’Irlande, et la création du fonds permanent, sont « des transgressions majeures » du traité.
Christine Lagarde souligne d’autre part que l’amendement au traité « n’accroît pas les compétences » de l’UE.
Le Wall Street Journal commente :
« C'est tout simplement faux. Le Mécanisme Européen de Stabilisation, comme est appelé le nouveau fonds de renflouement permanent, ne donnera pas seulement à l'UE le pouvoir de sauver les Etats membres – ce que, après tout, il faisait déjà. Il donnera aussi les moyens à l'UE d’imposer “une stricte conditionnalité”, ce qui est une façon bureaucratique de dire qu’on vient dans un pays pour lui dire ce qu'il doit faire concernant les impôts, les dépenses et la politique économique, comme étant le prix pour être secouru. »
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Des centaines de marins oubliés aux mains des pirates somaliens
On ne parle plus des pirates somaliens. Comme si les quelques actions spectaculaires menées contre ces pirates, il y a longtemps maintenant, avaient résolu le problème. Or ce n’est pas du tout le cas. Et des centaines de marins sont oubliés du monde entier dans l’enfer somalien. Pour le coup, l’AFP s’honore de publier cette dépêche.
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Le livre de Thilo Sarrazin continue de cartonner
Le livre "L'Allemagne court à sa perte", de Thilo Sarrazin, est l’une des meilleures ventes des livres de Noël dans la catégorie essais.
"En ce moment nous vendons chaque jour quelque 10.000 exemplaires", a assuré un porte-parole de sa maison d'édition à l'hebdomadaire Focus.
1,25 million d’exemplaires ont été vendus depuis sa parution en août dernier.
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Bien sûr…
Quelques députés UMP font semblant de prendre des initiatives destinées à montrer qu’on n’a pas besoin du Front national… Parmi celles-ci, la proposition de loi de Nicolas Dhuicq, co-signée par 55 de ses collègues (dont les inévitables Myard, Luca, Vannneste, et les supplétifs du MPF) « visant à améliorer l'information du consommateur quant au mode d'abattage des animaux », dont l’article unique dit : « L’étiquetage de la viande ou d’une préparation contenant de la viande doit obligatoirement comporter, pour chacune d’entre elles, la mention du mode d’abattage. » En clair : la viande halal (qui représente entre 30 et 70% de la viande commercialisée en France) doit être étiquetée halal.
On apprend grâce au site islamique Al Kanz que cette proposition de loi a été retirée en catimini. On lit en effet sur le site de l’Assemblée nationale : « Ce texte a été retiré par son auteur le 1er décembre 2010. »
Selon Al Kanz, l’UMP a fait retirer le texte pour faire respecter la promesse faite par Nicolas Sarkozy et ses ministres qu’on ne toucherait jamais à l’abattage casher. Humm…
(via F. Desouche)
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Jacqueline de Romilly
Le P. Labaky témoigne dans La Croix :
« Jacqueline de Romilly est venue me rencontrer dans un Salon du livre de Paris. “J’emporte avec moi Socrate, Platon et vos livres !” m’a-t-elle dit. J’étais abasourdi. Par la suite, nous nous sommes revus, nous sommes devenus amis. Un jour, je lui ai demandé : “Madame, je vais vous poser une question embarrassante : où en êtes-vous dans votre foi ? Excusez-moi pour cette question, je sais qu’un prêtre français n’agirait pas de la sorte… mais je suis libanais.”
Elle m’a répondu : “Mon père, je suis au seuil. – N’y a t il pas moyen de franchir ce seuil ? – Cela va être difficile. Je me suis fait baptiser en 1940*… et puis c’est tout.” Plus tard, elle m’a téléphoné pour me dire : “Père, pouvez-vous passer chez moi, je voudrais que vous me parliez du christianisme.” Nos échanges étaient très libres et pleins d’humour. Elle s’est confessée. Le jour de sa première communion, son regard était celui d’une enfant de 10 ans. [C'était il y a deux ans, elle avait 95 ans.]
Elle m’a appelé plus tard pour me dire, avec malice : “Père, vous êtes chargé de mon âme, désormais. Or, vous savez que je ne suis pas confirmée.” Nous avons donc poursuivi ce cheminement ensemble. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de lui donner la communion. Après sa confirmation, elle disait volontiers : “Je suis maronite, maintenant.” C’était une femme d’une éthique imperturbable. Elle ne trichait pas. »
* Elle s’était fait baptiser en 1940 parce qu’elle était juive par son père Maxime David, mort pour la France en 1914. Elle a néanmoins dû se cacher pendant toute l’occupation, après avoir été radiée de l’Education nationale…
Le Dr Philippe Rodet :
"Vingt-quatre heures après une intervention chirurgicale" qui avait été "lourde et l'avait fatiguée, j'arrive dans la chambre et elle me dit: 'ah, dites donc, je suis en train de réfléchir à la différence entre la croyance et la foi'".