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  • La plainte contre Nadine Morano classée sans suite

    La Cour de Justice de la République a classé sans suite la plainte en diffamation déposée par le Mrap contre Nadine Morano.

    Le 14 décembre 2009, lors d'un débat sur l'identité nationale, elle avait dit: "On ne fait pas le procès d'un jeune musulman. Sa situation, moi je la respecte. Ce que je veux, c'est qu'il se sente Français lorsqu'il est Français. Ce que je veux, c'est qu'il aime la France quand il vit dans ce pays, c'est qu'il trouve un travail, et qu'il ne parle pas le verlan. C'est qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers. C'est qu'il essaie de trouver un boulot, et qu'on l'accompagne dans sa formation. C'est tout ça. Et je crois que si on veut être porteur de paix, on doit accepter l'autre dès lors qu'il respecte les lois."

    Le Mrap avait déposé plainte auprès du doyen des juges d'instruction d'Epinal, mais celui-ci s'était déclaré incompétent car il avait estimé que les propos avaient été tenus dans l'exercice des fonctions gouvernementales de Nadine Morano.

    Il fallait donc saisir la Cour de Justice de la République, qui vient de mettre la plainte au panier.

    Le même jour (voir ma note précédente), le tribunal correctionnel de Paris rejette les plaintes de la Licra et de SOS Racisme contre Jean-Marie Le Pen pour l’affiche contre l’islamisation.

    Les magistrats commenceraient-ils à se démarquer de la dictature antiraciste ?

  • Le procès qui tourne court

    Dans l’affaire de l’affiche du FNJ « non à l’islamisme », le tribunal correctionnel de Paris a débouté la Licra et SOS Racisme, et relaxé Jean-Marie Le Pen, au motif que celui-ci n’était "ni l'auteur de l'affiche en cause, ni le responsable des sites sur lesquels elle avait été diffusée".

    Le procureur avait requis un an d'inéligibilité, deux mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende.

    Le parquet a dix jours pour faire appel. SOS Racisme attend de connaître la décision du parquet avant d'interjeter ou non appel.

  • Ça leur arrive d’écouter le pape ?

    Les purs et durs de l’Académie pontificale pour la vie s’en prennent à Benoît XVI à propos de l’affaire du préservatif. De façon ahurissante.

    "Le Saint Père devrait arrêter de parler de sexe aberrant et parler davantage de Jésus", écrit Christine Vollmer à Sandro Magister.

    Mme Vollmer s’abaisse au rang des pires journalistes qui n’entendent le pape que lorsqu’il y a matière à polémique. Si Mme Vollmer s’intéressait un peu, un tout petit peu, à ce que dit le pape, elle constaterait qu’il parle de Jésus tous les jours, et qu’il évoque le « sexe aberrant » de façon rarissime.

    Et le Pr Luke Gormally :

    "Beaucoup de personnes que je connais trouvent que c’est à la fois irresponsable, parce que cela crée dans l’esprit des gens ordinaires une confusion quant à l'exercice du magistère pontifical, et trop commode, parce qu’on a là un pape qui se retire dans une 'zone tranquille' d’écriture et de parole et néglige les devoirs urgents de son gouvernement."

    Pour le Pr Gormally, le pape n’a pas le droit de prendre des (semi-)vacances, il n’a pas le droit de consacrer une petite partie de ce temps à répondre à des questions, car pendant ces quelques heures il néglige les devoirs urgents de son gouvernement. Pauvre type.

     

    Addendum

    Christine Vollmer écrit à Sandro Magister que ce qu'elle a dit ne voulait pas vraiment dire ce qu'elle a dit...

  • Sainte Julienne de Norwich

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, hier :

    Le thème de l'amour divin revient souvent dans les visions de Julienne de Norwich qui, avec une certaine audace, n'hésite pas à le comparer à l'amour maternel. C'est l'un des messages les plus caractéristiques de sa théologie mystique. La tendresse, la sollicitude et la douceur de la bonté de Dieu envers nous sont si grandes que, à nous pèlerins sur la terre, elles évoquent l'amour d'une mère pour ses enfants. En réalité, les prophètes bibliques ont parfois eux aussi utilisé ce langage qui rappelle la tendresse, l'intensité et la totalité de l'amour de Dieu, qui se manifeste dans la création et dans toute l'histoire du salut et qui atteint son sommet dans l'Incarnation du Fils. Mais Dieu dépasse toujours tout amour humain, comme le dit le prophète Isaïe : « Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ? Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t'oublierai pas » (Is 49, 15). Julienne de Norwich a compris le message central pour la vie spirituelle : Dieu est amour et ce n'est que lorsqu'on s'ouvre, totalement et avec une confiance totale, à cet amour et qu'on le laisse devenir l'unique guide de notre existence, que tout est transfiguré, que l'on trouve la véritable paix et la véritable joie et que l'on est capable de la diffuser autour de soi.

    On constate que le pape n’ose pas citer les propos de sainte Julienne de Norwich sur Jésus notre Mère. Il a sans doute raison car cela serait mal compris ou demanderait une catéchèse tout entière. Pourtant, s’il citait celui-ci : « La mère peut serrer tendrement son enfant sur son cœur, mais notre tendre Mère Jésus peut nous conduire jusqu'à l'intimité de son cœur par son côté ouvert », et celui-là : « Nous savons que toutes les mères nous enfantent pour Ia souffrance et la mort. Qu'est-ce que cela ? Mais notre vraie Mère, Jésus, Lui seul nous enfante pour la joie et la vie éternelle », il pourrait montrer la profonde harmonie entre sainte Julienne de Norwich et deux autres mystiques qu’il a évoquées récemment : sainte Mechtilde et Marguerite d’Oingt.

  • Daoudal Hebdo N° 106

    N°106 - Semaine 48.jpg

    Daoudal Hebdo N° 106

    Dans ce numéro

     Page 2
    Le professeur coupable d’avoir montré la vérité de l’avortement

     Page 3
    Les Suisses montrent une nouvelle fois le chemin

     Page 4
    Le sort d’Asia Bibi reste incertain
    Un Afghan risque la peine de mort

     Page 5
    Les « épiscopats » de l’UE se préoccupent du « populisme »

     Pages 6 & 7
    La conférence épiscopale renie l’Eglise catholique.
    Et il n’y a pas un seul évêque pour protester !

     Page 8
    Ce que sont les conférences épiscopales
    Dimanche prochain…

    Daoudal Hebdo, BP 16023, 56160 Guémené-sur-Scorff

    abonnement un an 180 € (papier), 100 € (par courriel)

    Abonnement 6 mois noir et blanc : 70 €

    Spécimen gratuit sur simple demande

  • Sainte Bibiane

     

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    La basilique de cette martyre fut érigée par le pape Simplice (467) près du nymphée de Licinius Gallien sur l’Esquilin, mais sa fête n’entra dans le calendrier romain que sous Urbain VIII, à l’époque où l’on découvrit son corps et qu’on en fit la reconnaissance canonique. Pourtant nous trouvons, dans le haut moyen âge, la mémoire de cette sainte en grande vénération. (…)

    Sainte Bibiane fait partie du groupe auquel appartiennent les martyrs Jean et Paul, Gallican, etc. que l’on dit avoir été mis à mort sous Julien l’Apostat quoiqu’on ne puisse parler de persécution véritable à cette époque sinon en Orient. C’est l’un des nombreux points obscurs de l’histoire de l’Église, auxquels de nouveaux documents devront apporter de la lumière. Ce qui demeure toutefois hors de tout débat, c’est la personnalité de Bibiane, son culte très ancien et l’histoire de ses reliques, qui semblent avoir eu leur premier tombeau dans l’habitation même de la martyre, transformée par le pape Simplice en église : Et aliam basilicam intra urbem, iuxta palatium Licinianum, beatae martyris Bibianae, ubi corpus eius requiescit.

    Bienheureux cardinal Schuster