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  • Giscard et la peine de mort

    Dans un entretien qui sera diffusé mardi soir sur France 2, Valéry Giscard d'Estaing estime toujours avoir eu raison de refuser la grâce présidentielle à Christian Ranucci :

    "Il était coupable, il était condamné, il devait être sanctionné,.. Je ne regrette pas ma décision, parce qu'à la lecture des dossiers (...) et des procès qui avaient eu lieu, il était coupable."

    Interrogé pour savoir s'il aurait aboli la peine de mort durant un éventuel second mandat, il "pense" qu'il n'aurait pas pris cette décision :

    "Pour moi, son sens c'était son effet dissuasif. Et je suis du côté des victimes, pour une raison simple, c'est que les victimes ne parlent pas. Et lorsque les victimes sont des enfants ou des femmes faibles, maltraitées, torturées, je considère que c'est inacceptable et qu'à ce moment-là, la dissuasion doit s'appliquer. Donc je l'aurais probablement maintenue."

    La peine de mort justifiée "lorsque les victimes sont des enfants" ? Mais alors, quid quand il s’agit du Président qui a fait exploser le nombre de meurtres d’enfants ?

  • Ceux qui ont le droit d’être racistes

    L'Agrif a été déboutée hier par le tribunal correctionnel de Paris des poursuites qu'elle avait engagées contre la présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, qui avait déclaré sur France 2 le 16 octobre 2009 :

    « A compétences égales, eh bien désolée, on choisira, euh... la femme ou on choisira la personne venant de... ben autre chose que le mâle blanc, pour être clair ! »

    Selon le tribunal : "Si de telles prises de position, aussi brutalement exprimées, peuvent susciter la controverse, elles relèvent cependant incontestablement d'un débat public d'intérêt général largement entretenu depuis plusieurs années dans les secteurs d'opinion les plus divers." Mme Lauvergeon n'a eu aucune "volonté de stigmatiser un groupe de personnes", ni "l'intention de susciter à leur égard un sentiment d'hostilité ou de rejet".

    Sic.

  • Un synode pour le Proche-Orient

    Demain s’ouvre à Rome une assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des évêques. C’est une première dans l’histoire de l’Eglise, et un événement historique pour les chrétiens d'Orient. Voir la présentation qu’en fait Mgr Nikola Eterovic, son secrétaire général.

  • L’offertoire

    Extrait du troisième et dernier volet de l'entretien de Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda au Kazakhstan, sur Paix liturgique :

    Dans toute l'histoire de la liturgie romaine, mais aussi dans les liturgies orientales, l'Offertoire a toujours été lié à l'accomplissement du sacrifice du Golgotha. Il ne s'agissait pas de préparer la Cène mais bien le sacrifice eucharistique qui a pour fruit le banquet de la communion eucharistique. Ce qui est offert l'est pour le sacrifice de la Croix : c'est ce que l'on pourrait appeler “une anticipation symbolique”.

    L'Offertoire fait écho à tous les sacrifices de l'Ancien Testament, depuis les grands offertoires de Melchisedech et d'Abel. C'est une progression continue jusqu'au sacrifice du Golgotha. Cette vision biblique justifie à elle seule pleinement l'Offertoire traditionnel sans parler des rites orientaux qui sont encore plus solennels dans leur façon d'anticiper le Mystère de la Croix.

    De la même façon que pour saint Augustin “le Nouveau Testament était caché dans l'Ancien Testament”, nous pourrions dire que la Consécration est cachée dans l'Offertoire.

    L'Offertoire traditionnel me semble donc tout sauf hétéroclite*. Je dirais au contraire qu'il est un pur produit de la logique biblique appliquée à l'histoire de la Rédemption.

    * Réponse à Mgr Raffin qui a dit : “Je suis heureux de la disparition des prières d’'offertoire' dont je suis en mesure de démontrer le caractère hétéroclite.”

  • Saints Denis, Rustique et Eleuthère

    Deus, qui hodiérna die beátum Dionýsium, Mártyrem tuum atque Pontíficem, virtúte constantiæ in passióne roborásti, quique illi, ad prædicándum géntibus glóriam tuam, Rústicum et Eleuthérium sociáre dignátus es : tríbue nobis, quǽsumus ; eórum imitatióne, pro amóre tuo próspera mundi despícere, et nulla eius advérsa formidáre. Per Dóminum...

    O Dieu, qui, en ce jour, avez fortifié le bienheureux Denis, votre Martyr et Pontife, lui donnant la constance dans l’épreuve du martyre, et qui avez daigné lui associer Rustique et Éleuthère, pour annoncer votre gloire aux Gentils ; faites-nous, s’il vous plaît, la grâce de mépriser, à leur exemple et pour l’amour de vous, les prospérités du monde et de ne craindre aucune de ses adversités.