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  • Le groupe ITS a disparu

    La plupart de mes lecteurs savent depuis mercredi ou jeudi que le groupe ITS a hélas disparu. Cette note est à l’intention de ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire ou n’auraient pas lu les derniers commentaires sur ma note annonçant de façon un peu hâtive que le groupe était sauvé.

    La démission d’Alessandra Mussolini n’a en effet finalement rien changé. Les députés européens du parti de Tudor ont quand même démissionné. D’abord deux d’entre eux, puis les trois autres. Jeudi, la dissolution du groupe a été annoncée en séance plénière. Aux applaudissements de nombreux députés qui montraient ainsi une fois de plus leur sens de la démocratie.

    Il semble que la démission de ces Roumains soit en fait liée à des questions de politique intérieure roumaine, notamment l’élection des... députés européens qui aura lieu dimanche prochain.

    Bruno Gollnisch va naturellement tenter de constituer un nouveau groupe. Mais celui-ci avait déjà été très difficile à créer...

  • Le congrès du FN

    Sur le site du FN on trouvera la liste des nouveaux membres de comité central, du bureau politique, du bureau exécutif, le discours de Marine Le Pen du dimanche matin, et le discours de clôture de Jean-Marie Le Pen.

    Il y a désormais deux vice-présidents exécutifs : Bruno Gollnisch, chargé des affaires européennes et étrangères et de l’adaptation du programme (suite des CAP, les comités institués pour l’élection présidentielle), et Marine Le Pen, responsable de la communication, de la formation et de la propagande. Au bureau exécutif, Wallerand de Saint Just remplace Martine Lehideux.

    A l’élection du comité central, Bruno Gollnisch a obtenu 85,14% de voix, Marine Le Pen 75,76%. (Quant à moi je suis12e avec 46,41%.) A noter que dans la liste donnée sur le site du FN seuls les 100 premiers sont dans l’ordre du nombre de voix qu’ils ont obtenu. Les suivants ont été « cooptés », en fait nommés par Jean-Marie Le Pen (c’est ce qui explique par exemple que Jean-François Jalkh et Wallerand de Saint Just soient cités ensuite : ils ne sont pas arrivés 101e et 102e : ils ne pouvaient pas se présenter parce qu’ils étaient les organisateurs de l’élection).

  • Saint Pontien

    Voici que revit d'abord devant nous la figure du pape martyr Saint Pontien (21 juillet 230 - 28 septembre 235): cinq ans de pontificat, de grande action pastorale, d'oppositions, de luttes contre l'hérésie. Le pape Pontien rappelle, par contraste, la figure de son adversaire irréductible Hippolyte (215-235), prêtre romain, antipape. Personnalité de marque dans la Rome chrétienne du IIIe siècle, théologien du clergé de Rome, Hippolyte fut toutefois une figure controversée à cause de ses attitudes d'intransigeance et de contestation à l'égard de l'autorité pontificale. Il était déjà entré en conflit avec le pape Saint Callixte (217-220) pour son rigorisme envers les adultères, auxquels il refusait la réconciliation et le pardon, qui leur étaient concédés par le pape. Aux divergences doctrinales s'ajoutèrent des motifs personnels d'opposition, de jalousie à peine voilée, parce que Callixte lui avait été préféré comme successeur du pape Zéphyrin. On ne peut compter les accusations, les calomnies et les interprétations méprisantes de la personne et de l’œuvre du pape. Hippolyte alla jusqu'à la rupture totale: il se fit ordonner évêque et fonda son église, entraînant dans le schisme une partie du clergé et du peuple de Rome. Le schisme qui dura une vingtaine d'années, continua au cours du pontificat de Pontien, qui réussit toutefois à ramener Hippolyte et son groupe dans le giron de l'Église grâce sa magnanimité. Exilé en 235 en Sardaigne et condamné aux travaux forcés, Pontien donna sa démission peu après son arrivée dans l'île. C'est une première dans l'histoire des papes. Il le fit non seulement pour ne pas créer de difficulté à l'Église de Rome durant son absence, mais aussi et surtout pour faciliter le retour à l'Église d'Hippolyte, avec qui il avait été condamné à l'exil et ad metalla, autrement dit au travail des mines. Il eut en effet la joie d'accueillir sa réconciliation et la grâce de partager avec lui la palme du martyre.

    (Giovanni del Col sur les catacombes de saint Callixte)