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  • Le Pen et les buraliste

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen sur les buralistes et la loi de répression anti-tabac.

    Les buralistes ont décidé aujourd’hui d’une journée de mobilisation et de manifestations à travers toute la France, afin de demander au gouvernement un délai de grâce de cinq ans pour l’application de l’interdiction de fumer dans leurs établissements.

    Le Front National et Jean-Marie Le Pen s’associent à leur revendication. Cette profession, qui représente un peu plus de 30.000 commerces, dont près de la moitié situés dans des communes de moins de 3.500 habitants, a déjà été durement touchée par les hausses de taxes successives des années 2003 et 2004. Elle risque de l’être à nouveau en 2007 avec la fin du moratoire sur la hausse de la fiscalité sur les cigarettes. L’entrée en vigueur prématurée de l’interdiction de fumer risque de lui porter un coup fatal. Ce ne sont pas les quelques gratifications financières chichement accordées par un gouvernement au bord de la ruine qui pourront assurer la pérennité de cette activité, alors même que les débits de tabacs sont devenus, dans bien des villages de France, le seul commerce et le seul lieu de prestation de services, y compris de services publics, indispensable au maintien de la vie économique et des populations.

    Il faut une véritable concertation avec les professionnels, qui n’exclurait pas la liberté de choix pour chaque établissement d’être fumeur ou non fumeur et qui prévoirait dans tous les cas un plan d’adaptation à moyen terme.

  • Ségolène et la démocratie

    « Ça ne me regarde pas », a répondu hier Ségolène Royal, sur Radio J, quand on lui demandait de commenter le risque que Jean-Marie Le Pen n’obtienne pas les 500 parrainages.

    « Cela regarde pourtant la démocratie, commente le Front national, que l’un des deux candidats du second tour de la précédente élection présidentielle risque de ne pas pouvoir se présenter en raison d’une formalité administrative qui ne devrait pas le concerner. » Mais ça ne regarde pas Mme Royal. Les procédés de république bananière pour éliminer un concurrent, ça ne la regarde pas.

    Elle ose ajouter : « L’enjeu n’est pas dans une logique d’arrangements ou de techniques électorales », mais de « faire en sorte que tous les Français se sentent partie prenante de la nation, que la crédibilité de l’action politique soit à nouveau installée pour des catégories qui se sentent abandonnées ».

    Le Front national fait remarquer que « la seule solution pour restaurer la crédibilité de l’action politique est que toutes les opinions puissent s’exprimer, que tous les candidats sérieux puissent se mesurer loyalement devant les électeurs, et que toutes les formations soient représentées dans les instances représentatives », et que « cela s’appelle la démocratie ». On peut ajouter que la « logique d’arrangements ou de techniques électorales », c’est précisément ce que prône Ségolène Royal.

    Comme le conclut le communiqué du Front national, « on n’ose penser que Ségolène Royal ait voulu dire que la démocratie, ça ne la regarde pas ».

  • Une parodie de justice

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen sur la condamnation à mort de Saddam Hussein, accusé d'avoir fait tuer 148 Kurdes, tandis qu'il n'y a aucun procès intenté contre George Bush qui a fait tuer deux  ou trois mille fois plus de civils irakiens.

    La condamnation à mort du Président de la République Irakienne , renversé à la suite de l’attaque, sous de faux prétextes, de l’Irak par la coalition anglo-américaine, est une parodie de justice.

    Le Haut Tribunal, juridiction d’exception mise en place par l’occupant étranger, a été constitué et a siégé au mépris des règles de Droit.

    Trois avocats de la défense ont été assassinés. Le Président a été révoqué et remplacé pour absence de pugnacité à l’égard des condamnés.

    L’ingérence étrangère, même avec la complicité des factions irakiennes, discrédite gravement une décision qui apparaît comme une vengeance beaucoup plus que comme une décision de justice.

    Elle ne contribuera donc pas à ramener la paix civile et le calme dans un pays qui est plongé, depuis l’agression étrangère, dans un chaos sanglant et menacé de désintégration.

  • Clément sabote Sarko

    Le garde des Sceaux Pascal Clément a quelque peu surpris son auditoire, hier, en affirmant au Grand Jury RTL Le Figaro LCI que le nombre d’affaires de guet-apens contre les policiers, gendarmes ou pompiers, passibles d’un renvoi en cour d‘assises, ne devrait pas dépasser « une dizaine ou une vingtaine par an ».

    Son collègue Sarkozy avait annoncé la création de ce crime spécifique (par le biais d’un amendement au projet de loi sur la délinquance », en affirmant qu’il s’agissait de renvoyer devant les assises « toute personne qui portera atteinte à l’intégrité physique des policiers, des gendarmes ou des sapeurs pompiers ».

    C’était un bel effet d’annonce, à destination des électeurs, particulièrement ceux qui seraient tentés de voter Le Pen. Car c’est l’obsession de Sarkozy. Une annonce accueillie cependant par un concert de protestation des syndicats de magistrats voyant déjà déferler dans des cours d’assise engorgées des masses de « jeunes » accusés d’avoir tendu un piège à des policiers ou à des pompiers.

    Mais, fait remarquer Pascal Clément, « il ne s’agit pas simplement de s’attaquer aux forces de l’ordre pour qu’il y ait crime ». Sarkozy avait oublié que si l’on parle de cour d’assises on parle de crime et non de délit, et que le crime répond à une définition précise (que l’on peut modifier, mais il faudrait alors commencer par là). Pour que ce soit un crime dans l’état actuel du droit, précise Pascal Clément, « il faut que ce soit une bande organisée, c’est-à-dire que le crime soit préalablement préparé par des hommes ou des femmes qui ont envie d’attenter à la sécurité », il faut aussi « qu’il y ait une arme et que ça provoque une incapacité totale de travail de plus de huit jours ».

    De ce fait la plupart des embuscades tendues aux policiers ou aux pompiers dans les banlieues ne peuvent être qualifiées de crimes, et le coup de pub de Sarkozy tombe à plat.

    Pascal Clément a été plusieurs fois humilié par Nicolas Sarkozy, qui empiète plus souvent qu’à son tour sur les plates-bandes du ministre de la Justice. Celui-ci a trouvé une belle occasion de se venger. Alors qu’on lui demandait s’il « nuançait » le propos du ministre de l’Intérieur, il a répondu : « Chacun son métier, le ministre de l’Intérieur fait passer un message aux banlieues, moi je mets en forme la loi »… Et il casse le message aux banlieues.

    Et c’est ainsi que de rivalités en effets d’annonce, rien ne se fait…

  • Le Pen et la justice

    Jean-Marie Le Pen a prononcé hier à Bordeaux un important discours sur le thème de la justice, dénonçant l’idéologie bobo qui a gagné l’institution au travers du syndicat de la magistrature et de l’enseignement donné à l’Ecole nationale de la magistrature, qu’il faut supprimer. Voici le passage de son discours sur la police et l’action de Nicolas Sarkozy.

    Il faut rétablir la légitime défense pour les biens comme pour les personnes, et mettre en place une présomption de légitime défense pour les fonctionnaires de police dans l'exercice de leur fonction.
    Dans leur écrasante majorité en effet, les Français ont un a priori positif sur leur police.
    Or en proposant de filmer les gardes à vue, Sarkozy laisse penser à l'opinion que les policiers sont des brutes, confortant ainsi la gauche française, qui n'a eu de cesse d'attaquer la police depuis 30 ans.
    Elle a d'abord multiplié les campagnes de presse sur les « violences policières » ou les « bavures ».
    Peu à peu, cette vieille thématique anarchiste s'est embourgeoisée, elle a été toilettée, modernisée, répétée en toute occasion, et l'idée s'est diffusée que les criminels, déjà réputés victimes-de-la-société, étaient en outre maltraités par les forces de l'ordre.
    Ensuite, on a mis en cause le « racisme des policiers ».
    On ne voit pas pourquoi cette profession serait plus raciste que les autres.
    Mais, a répondu la gauche, parce qu'ils arrêtent surtout des maghrébins et des africains, pardi !
    La vérité est bien simple, et bien moins offensante pour la police.
    Depuis de nombreuses années, les rapports parlementaires ou administratifs eux-mêmes ne dissimulent plus que la délinquance est largement d'origine immigrée.
    Récemment encore, le journal Le Point du 14 mars 2005, s'appuyant sur des synthèses émanant de la Direction Centrale de la Sécurité Publique et de la Direction Centrale de la Police Judiciaire , révélait que 60 à 70% des délinquants sont issus de l'immigration.
    En aout dernier, le préfet de la région Alsace, Jean-Paul Faugère notait « l'apparition dans les quartiers sensibles des groupes de jeunes ethniquement homogènes ».
    Mais ce qu'un préfet peut sous-entendre au détour d'une note confidentielle, vous, braves citoyens français vous n'avez pas le droit de le dire, sauf à passer pour un raciste et à risquer d'être condamné sur dénonciation du MRAP, de la LICRA ou de SOS-Racisme, quand ce n'est pas la Ligue des Droits de l'Homme de gauche.
    Cette peur d'avoir une image raciste explique le dramatique choix du « Tout-sauf-réprimer » effectués par les pouvoirs publics à l'occasion des émeutes de novembre 2005.
    Surtout pas de blessés chez les émeutiers, telles étaient les consignes de Sarkozy.
    Et il n'y en a pas eu, de blessés, chez eux, tandis qu'on en déplorait 224 parmi les forces de l'ordre et les pompiers.
    Je le dis sans détours aux policiers et aux gendarmes : le Ministre de l'Intérieur vous utilise comme de vulgaires figurants de sa campagne électorale, et les grands syndicats censés vous représenter sont là pour étouffer votre révolte légitime et défendre non vos intérêts propres, mais ceux du Système !
    Non, Mesdames et messieurs, Sarkozy ne fait pas ce qu'il faut pour assurer la sécurité des citoyens.
    Par exemple, il n'expulse pas tous les délinquants étrangers. Or l'acte de délinquance est incompatible avec les notions de présence sur notre sol ou de citoyenneté française : tout manquement à cette règle doit donc entraîner le refus d'acquisition de la nationalité française.
    C'est cela, la vraie justice morale que les Français attendent !

  • Domine, labia mea aperies

    Domine, labia mea aperies, et os meum annuntiabit laudem tuam.

    Seigneur, tu ouvriras mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange. (Ou plutôt : « Seigneur, ouvre mes lèvres », le futur étant interprété comme un impératif.)

    Tels sont, chantés trois fois, les premiers mots des matines (monastiques), après l’invocation de l’aide de Dieu commune à toutes les heures de l’office. Il s'agit d'un verset du psaume 50 (Miserere), qui est chanté chaque jour aux laudes.