Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le communiqué du MRAP

    Le MRAP a publié hier, la veille du procès Gollnisch, un communiqué qui illustre parfaitement le totalitarisme de la police de la pensée : « Le MRAP attend de la justice une sentence impartiale et exemplaire qui ferme définitivement la porte à ce genre d’insinuations intéressées et empêche les émules du Front national et leurs admirateurs néo-nazis de réhabiliter un régime que le tribunal de Nuremberg a justement condamné. » On est dans la fantasmagorie stalinienne. Accuser Gollnisch de vouloir réhabiliter le national-socialisme, c’est du délire pur et simple. Ce sont les procès de Moscou, où celui qui était accusé de ne pas être dans la ligne était forcément un « fasciste ». Où une sentence « impartiale » est forcément une condamnation à la plus lourde peine, quand bien même personne n’est capable de dire en quoi l’accusé est coupable.

  • Le procès Gollnisch

    Le procès de Bruno Gollnisch pour « contestation de crime contre l’humanité » s’est ouvert ce matin à Lyon.

    Il s’agit toujours de ses « propos controversés sur les chambres à gaz », comme dit la presse, qu’il aurait tenus lors d’une conférence de presse en octobre 2004. Harcelé, à la fin de sa conférence de presse, sur les « chambres à gaz », Bruno Gollnisch avait fini par répondre qu’il n’était pas un spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et qu’il fallait laisser les historiens se déterminer sur les victimes des camps de concentration. Propos qui, soigneusement manipulés par les médias hostiles, avaient immédiatement suscité un tollé, et la réaction inouïe du garde des Sceaux Dominique Perben intimant l’ordre au procureur de Lyon de poursuivre le coupable. Rappelons ce qu’écrivait alors dans son hebdomadaire le radical lyonnais Florent Dessus, adversaire politique de Bruno Gollnisch : « Autant de réactions parfaitement concevables si M. Gollnisch avait effectivement nié l'existence des chambres à gaz. Ce qui n'est pas le cas. S'il avait tenu les propos qu'on lui prête, nous aurions été les premiers à les dénoncer. Mais il se trouve qu'on ne peut pas lui faire dire le contraire de ce qu'il a dit. »

    On peut cependant prétendre qu’il a dit le contraire de ce qu’il a dit, puisque sinon il n’y aurait pas de procès. Et ce n’est pas un procès, ce sont deux procès, et même trois en comptant celui qui lui a été fait dans l’université, au terme duquel il a été suspendu de ses cours pendant cinq ans, pour des « propos » que ses juges n’ont jamais cités.

    « Je suis le seul Français à être poursuivi par plusieurs voies au plan pénal, ce qui est contraire au principe fondamental du droit Non bis in idem », fait remarquer Bruno Gollnisch : on ne peut pas faire deux procès pour le même motif. C’est pourtant ce qui se passe : il y a le procès sur citation directe du parquet (à savoir du gouvernement), et celui intenté par le MRAP.

    Le jour-même où les médias rapportaient qu’un rapport de la police judicaire concluait qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre Bruno Gollnisch, le garde des Sceaux Dominique Perben faisait savoir qu’il donnait l’ordre au parquet de Lyon de le poursuivre. Le même Perben qui se targuait de ne jamais donner d’instructions au parquet dans les cas individuels. Le même Perben qui est aussi candidat aux municipales à Lyon, et qui instrumentalise la justice dont il est alors ministre pour abattre un adversaire politique…

    Dans le même temps le même parquet de Lyon accueillait une plainte du MRAP, avec constitution de partie civile, ce qui déclenchait une autre instruction. A l’examen des faits, le juge d’instruction chargé de l’affaire (qui est vice-président du tribunal de grande instance) décidait, en mars dernier, de rendre une ordonnance de « refus de mise en examen » et de non-lieu… et il renvoyait en correctionnelle sept diffamateurs de Bruno Gollnisch : le président du conseil régional Jean-Jack Queyranne et six présidents de groupe…

    Bien entendu, le parquet aux ordres du pouvoir faisait immédiatement appel de ce jugement. Et la cour d’appel a réformé le jugement, ordonnant un « supplément d’instruction ».

    De ce fait, le procès ne peut pas avoir lieu tant que ce supplément d’instruction n’est pas terminé. Pourtant il a lieu. « Quand on commence à commettre des irrégularités en droit, on les couvre par d’autres irrégularités », constate  Bruno Gollnisch.

  • Le mystère Ortega

    Daniel Ortega va sans doute remporter l’élection présidentielle au Nicaragua, malgré les efforts des Etats-Unis pour empêcher le retour de l’ancien guérillero, qui renversa Somoza en 1979 avec l’aide de Castro et installa son régime « sandiniste », à savoir communiste, dans ce pays d’Europe centrale très catholique, mais gangrené par la « théologie de la libération ».

    On se souvient qu’en 1983 le pape Jean-Paul II avait dû présider une messe dans un décor ouvertement révolutionnaire, et qu’il avait été sifflé et hué lorsque dans son homélie il avait critiqué le « sandinisme ».

    Le révolutionnaire Ortega, toujours en treillis comme son mentor Castro, qui avait mené une guerre sans merci contre les opposants armés et héroïques de la Contra , a été le seul dictateur communiste à organiser des élections libres. Le paradoxe est même que si Ortega n’avait pas fait la révolution il n’y aurait peut-être toujours pas d’élections libres au Nicaragua.

    C’était en 1990, et il fut battu. Il s’est présenté de nouveau en 1996 et en 2001, chaque fois battu par un candidat de la droite unie. Cette fois, la droite était divisée, avec deux candidats importants. Et Ortega est en passe de redevenir président, démocratiquement, en bénéficiant d’une loi qu’il a contribué à faire voter, stipulant que le candidat est élu s’il obtient 35 % des voix au premier tour avec une avance de 5 % sur le suivant.

    Ortega, quoique toujours dirigeant du Front sandiniste de libération nationale, a jeté son treillis aux orties, et dans ses discours il ne fait plus aucune mention du marxisme ni du combat anti-impérialiste. D’ailleurs ses députés ont voté le traité de libre-échange avec les Etats-Unis. En revanche il parle sans cesse de Dieu, du Christ et de l’Eglise, et il a multiplié, lors de ses meetings, des drapeaux roses qui prennent le pas sur les drapeaux rouge et noir du FSLN. Il se veut un combattant de la paix, de l’amour et de la réconciliation, et a pris comme candidat à la vice-présidence un ancien chef de la Contra , Jaime Morales…

    Cette année, il s’est même marié à l’église, avec la femme qui lui a donné six enfants. Et c’est le cardinal Obango y Bravo, archevêque de Managua, qui a donné la bénédiction. (Le cardinal Obango y Bravo avait salué la chute du dictateur Somoza par une « messe de la victoire », avant de devenir un opposant au régime sandiniste puis un artisan de la réconciliation.)

    Le 26 octobre dernier, le Parlement nicaraguayen a voté une loi d’interdiction totale de l’avortement. Daniel Ortega a pris position en faveur de cette loi.

    On peut assurément se demander si l’ancien révolutionnaire s’est vraiment converti ou s’il joue le converti avec le plus parfait cynisme, dans ce pays très catholique, dans le seul but de reprendre le pouvoir. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes en Amérique latine, où les choses ne sont jamais aussi claires…

  • L'insensé

    L'insensé a dit dans son cœur : Il n'y a pas de Dieu.

    Ils se sont corrompus et sont devenus abominables dans leurs iniquités : il n'y a personne qui fasse le bien.

    Dieu a jeté son regard du haut du Ciel sur les enfants des hommes, pour voir s'il en est un qui soit intelligent ou qui cherche Dieu.

    Tous se sont détournés, et en même temps ils sont devenus inutiles ; il n'y en a pas qui fasse le bien, il n'y en a pas un seul.

    Ne comprendront-ils pas, tous ceux qui commettent l'iniquité, qui dévorent mon peuple comme un morceau de pain ?

    Ils n'ont pas invoqué Dieu ; ils ont tremblé de peur là où il n'y avait rien à craindre.

    Car Dieu a dispersé les os de ceux qui plaisent aux hommes ; ils ont été confondus, parce que Dieu les a méprisés.

    Qui donnera de Sion le salut d'Israël ? Quand Dieu aura mis fin à la captivité de son peuple, Jacob exultera et Israël sera dans la joie.

    (Psaume 52)