104 soldats américains ont été tués en Irak en octobre, ce qui est le plus lourd bilan depuis janvier 2005. Ce mois-là il y avait eu 107 morts, mais cela était dû notamment au crash d’un hélicoptère, qui avait fait 30 victimes d’un coup. Le mois le plus meurtrier, avec 137 victimes, reste celui de novembre 2004, marqué par l’assaut sur Falloujah.
-
-
Bruno Gollnisch sur altermedia
Altermedia a réalisé une grande interview audio de Bruno Gollnisch. Vox Galliae en a extrait les propos suivants : « Nous croyons encore être dans un système de liberté [...] mais il s'agit en fait d'un totalitarisme insidieux au cours duquel un certain nombre de dirigeants dévoyés essaient d'empêcher les peuples de se défendre pour revendiquer ce qui est leur droit: le droit à la défense de leur identité, le droit de décider s'ils veulent ou non de tant d'étrangers chez eux. C'est un droit des peuples de dire: "non nous sommes désolés, nous ne voulons pas autant d'étrangers autour de nous". C'est le droit de chacun de chacun de préserver sa maison, de préserver son territoire, de préserver sa patrie, de préserver son identité. Eh bien ceci est culpabilisé et on culpabilise dans tous les domaines. »
Au sujet de la liberté d'expression, Bruno Gollnisch appelle à venir le soutenir lors de son audience au tribunal correctionnel de Lyon, les 7 et 8 novembre, 67 rue Servient, Lyon (3ème) à partir de 9h30. Il s'agit toujours de l'affaire ahurissante de ses soi-disant "propos sur les chambres à gaz".
-
National Hebdo N° 1163
Le numéro de National Hebdo qui paraît ce jour comporte une grande interview de Jean-Marie Le Pen : « Aujourd’hui, il faut d’abord éviter le pire. » Il y a aussi un reportage sur Le Pen à Tours, ainsi qu’un récit du « miracle de la Toussaint », l’attentat contre Le Pen, dans la nuit du 1er au 2 novembre 1976, qui fit s’effondrer trois étages de l’immeuble où il habitait, mais ne fit aucune victime. Deux autres anniversaires sont évoqués : celui de l’insurrection anticommuniste de Budapest, et celui de l’opération de Suez, où le lieutenant Le Pen s’était fait remarquer par son respect des morts musulmans. A noter aussi une interview de Marine Le Pen sur son voyage refusé en Israël, et une interview d’Eric Pinel sur le film d’Al Gore Une vérité qui dérange. Mon éditorial traite des banlieues : Un palier dans la barbarie.
-
Une recette d’impunité
Une polémique a éclaté après la décision du patron de la police de Seine-et-Marne de relâcher une soixantaine d’individus interpellés alors qu’ils venaient de dégrader des véhicules. Les syndicats de policiers se sont aussitôt insurgés contre cette décision et ont réclamé une enquête. Interrogé à ce sujet, Nicolas Sarkozy a déclaré avoir « demandé au directeur général de la police un rapport très circonstancié pour comprendre ce qui s’est passé ».
Les événements se sont déroulés le soir du 27 octobre. Une bande de « jeunes » déambulait dans les rues de Savigny-le-Temple, armés de battes de base-ball, de pistolets à balles de caoutchouc et de bombes lacrymogènes, dans le but d’en découdre avec une bande rivale. Sur leur passage, les voitures en stationnement étaient les premières victimes de leur haine. Les policiers arrivés sur place les ont encerclés et menottés, mais ils avaient eu le temps de se débarrasser de leurs armes.
Le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-Claude Menault, est arrivé sur place, et a fait relâcher tous les « jeunes ».
Face à l’émotion suscitée par cette décision, il a tenu une conférence de presse pour se justifier. « Rien juridiquement ne tenait », a-t-il fait valoir. Aucune infraction commise ne pouvait être imputée à quelqu’un en particulier, et il n’y avait donc pas matière à garde à vue : « Il aurait été très difficile de prouver que tel individu était pourvu de telle arme, avait dégradé telle voiture. Je n’allais pas mettre en garde à vue soixante individus, et défaire mon dispositif de sécurité au début d’un week-end “chaud“, pour que tout le monde soit relâché le lendemain. » Il a toutefois ajouté qu’une enquête préliminaire était ouverte.
Le procureur de la République de Melun a apporté son soutien à Jean-Claude Menault, estimant que « mener 60 gardes à vue pendant 48 heures en même temps, dans une procédure où il faut tout démontrer parce qu’a priori personne ne va reconnaître ce qui lui est reproché, c’est mission impossible. »
Il est probable que le directeur départemental de la sécurité et le procureur aient raison. Mais c’est là une formidable leçon de stratégie qui est donnée aux émeutiers potentiels. Ils ont déjà appris qu’ils devaient être encagoulés pour ne pas être reconnus, et ils vérifient à chaque émeute qu’ils peuvent agresser les policiers sans que ceux-ci aient le droit de réagir, comme on le voit sur des vidéos qui circulent sur internet. Ils apprennent désormais qu’il suffit d’être assez nombreux et pris sans arme pour être assurés d’être aussitôt relâchés. Nul doute que cette leçon-là va être bien apprise.
-
Mémoire des morts
Requiem æternam dona eis Domine, et lux perpetua luceat eis.
La commémoration de tous les fidèles défunts incite à penser aux morts en général, aux morts de sa famille en particulier, et, par contrecoup, à notre propre mort. Il y a des gens qui ne pensent jamais à la mort. Je n’arrive pas à comprendre comment c’est possible. Car enfin, s’il y a une seule chose dont on soit certain pour l’avenir, et il n’y en a aucune autre dont nous puissions être certains, c’est que nous allons mourir. C’est donc un événement essentiel. C’est même le seul événement essentiel de notre vie à venir. Or on se prépare pour tous les grands événements. Il faut donc se préparer à la mort. Maintenant, et tout le temps. Cela n’a rien de sinistre. Car penser à la mort, c’est penser à Dieu. C’est se mettre en présence de Dieu, amour, lumière, liberté, miséricorde, plénitude de vie. Si l’on pensait à la mort en permanence, on ne pècherait pas, comme l’ont dit et répété les maîtres spirituels. C’est pourquoi saint Barsanuphe de Gaza donnait cette consigne : « Sois vigilant et attends la mort. » Cette veille constante est un enseignement du Seigneur dans l’Evangile. Il s’agit de veiller en attendant... l’Epoux, qui arrive au milieu de la nuit. Veiller consiste à tenir toujours allumée la lampe de la charité : l’amour de Dieu et du prochain. Attendre la mort, non seulement ce n’est pas triste, mais c’est le secret de la joie.