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  • Ce serait un séisme...

    Hervé Novelli, chef de file sarkozyste des néo-libéraux de l’UMP, déclare : « Ce serait un véritable séisme que d’exclure Le Pen du premier tour de la présidentielle. » « S’il réunit 20 % comme les sondages le créditent, il faut qu’il puisse s’exprimer au premier tour. » Et s’il « ne pouvait pas se présenter, cela montrerait que notre démocratie est bien malade ».

    En effet. Mais le signe que notre démocratie est bien malade est que l’on exige d’un homme qui a été au second tour de la présidentielle de prouver qu’il n’est pas un candidat fantaisiste, tout en faisant pression sur les maires pour qu’il ne soit pas présent.

    Il est « exclu » que l’UMP demande aux maires qui ont signé en 2002 pour Le Pen de ne pas le faire aujourd’hui, affirme Novelli, sans s’étendre sur ce qu’avait fait alors le secrétariat général de l’Elysée. Quoi qu’il en soit, la pression existe sans même qu’un appareil la fasse peser.

    La formalité civique des parrainages a été dévoyée en une sorte de primaires politiques. La moindre des choses serait alors que ce vote soit secret. Le Conseil constitutionnel vient de décider d’en revenir à la règle de la publication des noms de 500 parrains, et non de tous les parrains. Comme si cela changeait quelque chose pour un candidat qui a déjà tant de mal à en obtenir 500…

    En fait, les parrainages sont devenus un déni de démocratie.

  • Salon du livre d’histoire

    Le troisième salon du livre d’histoire se déroulera dimanche 3 décembre dans les salons Etoile-Marceau, 79 B avenue Marceau, Paris 16e. La liste des auteurs et des livres présents est disponible sur www.parthenonfrance.com.

  • Rester prudent

    Le blog permet de réagir à chaud sur l’événement. Cela ne doit pas empêcher la prudence. Et même il faut redoubler de prudence. Car la première information n’est pas forcément juste (sans parler du fait qu’internet est autant un instrument de manipulation que d’information).

    Un exemple parmi tant d’autres est l’affaire du « préfet du Nord ». Jeudi, Le Parisien publie un extrait de procès-verbal de gendarmerie indiquant que des enquêteurs apprennent qu’il leur est impossible d’effectuer une perquisition dans une « zone sensible », parce que le préfet « n’autorise pas les opérations de police dans ce secteur actuellement, pour des raisons d’ordre public ».

    L’information paraît crédible, illustrant à la fois la réalité des zones de non-droit et la démission des autorités.

    Aussitôt c’est un concert de protestations, où se distingue l’Union syndicale des magistrats, contre ce préfet qui fait obstacle à la justice. Le lendemain, le ministère de l’Intérieur publie un communiqué indiquant que Nicolas Sarkozy a demandé au préfet du Nord « de mettre en place tous les moyens permettant l’intervention des enquêteurs ».

    A ce moment-là, on sait déjà que le préfet n’est nullement en cause dans cette affaire.

    La préfecture a fait savoir qu’elle n’avait jamais été sollicitée, que ce soit par l’autorité judiciaire ou par les gendarmes, et le général de gendarmerie commandant la région Nord-Pas-de-Calais a démenti la teneur du procès verbal : « Aucun interdit n’a été prononcé par le préfet, pour la bonne et simple raison que ce dernier n’était pas informé de l’opération judiciaire en cours. »

    Le général a alors expliqué ce qui s’est passé. Les gendarmes de Grenoble étaient venus à Lille, pour effectuer une perquisition dans le cadre d’une affaire de trafic de drogue instruite à Valence. Les enquêteurs de Lille, qui devaient agir en soutien, n’ont pas donné suite immédiatement à la demande, parce qu’ils considéraient que les moyens humains déployés étaient insuffisants, et ils ont demandé à leurs collègues de Grenoble de saisir le commandement de groupement du Nord pour obtenir des moyens supplémentaires. Mais le commandant n’a pas été saisi de cette demande. Et un adjudant grenoblois, de son propre chef, a mis le dysfonctionnement sur le compte de la préfecture…

  • Turqueries et chuchotements

    La présidence finlandaise de l'Union européenne avait imaginé une « solution » (surréaliste) au problème de la non-reconnaissance de Chypre par la Turquie. Une réunion devait se tenir à Helsinki les 5 et 6 novembre, juste avant la publication du rapport de la Commission européenne (dont la rédaction avait été suspendue) sur les (non) « progrès » d’Ankara vers l’adhésion à l’Union européenne. La réunion a été annulée. Pour des « raisons techniques », a d’abord indiqué la présidence finlandaise. « Malheureusement les conditions n’étaient pas réunies », a ensuite déclaré le ministre finlandais des Affaires étrangères.

    En refusant une fois de plus de mettre en cause l’attitude de la Turquie (qu’’il ne faut pas vexer parce qu’il faut absolument aboutir à son intégration), l’Union européenne permet au gouvernement d’Ankara d’en rajouter dans son animosité vis-à-vis de Chypre, ce qui est le contraire du but recherché. Car bien entendu le ministre turc des Affaires étrangères s’est empressé de dire que si la réunion a été annulée c’est la faute de Chypre : «  La Turquie a fortement soutenu les efforts finlandais depuis le tout début, mais malheureusement les Chypriotes grecs ont bloqué le processus. »

    Des diplomates européens, naturellement anonymes, ont laissé entendre que bien entendu ce sont les Turcs qui ont fait capoter la réunion. De confidence en confidence, on peut à peu près reconstituer le scénario. La discussion devait, logiquement, se dérouler entre tous les protagonistes. Mais les Turcs refusent obstinément de discuter directement avec les Chypriotes, puisqu’ils ne reconnaissent pas Chypre. Ils avaient donc exigé que les négociations se déroulent entre la « République turque de Chypre nord » (que personne ne reconnaît en dehors d’Ankara) et la République de Chypre. Ajoutant que s’il y avait des progrès dans les discussions, alors interviendrait une négociation au niveau supérieur, entre la Turquie et la Grèce … Il est clair que les Chypriotes ne pouvaient pas accepter de telles conditions.

    En définitive, le vrai responsable de l’échec est l’Union européenne. Car la solution imaginée était absurde : en échange d’un engagement de la Turquie à commercer avec la République de Chypre, dont elle ne reconnaît pas l’existence, l’Union européenne s’engageait à commercer avec la « République turque de Chypre nord », dont elle ne reconnaît pas l’existence… Un arrangement qui faisait litière du droit international, et qui ne fait pas avancer d’un pouce la reconnaissance de Chypre par Ankara, alors que cela aurait dû être un évident préalable à l’ouverture des négociations d’adhésion.

    Le rapport de la Commission européenne devra donc tenir compte de cet échec. Et alors ? Alors rien. Le rapport sera,  nous dit-on, sévère pour la Turquie , parce qu’elle ne fait pas de « progrès », mais il ne contiendra aucune recommandation (aux 25, qui se réunissent en sommet en décembre) de suspension, même partielle, des négociations… Bref, ce sont les Turcs qui décident des conditions de leur adhésion à l’Union européenne, même quand elles sont inacceptables et contraires au droit international.

  • Il est bon

    Il est bon de confesser le Seigneur et de chanter ton Nom, ô Très Haut ;

    pour annoncer le matin ta miséricorde, et ta vérité pendant la nuit,

    sur la harpe à dix cordes, sur le psaltérion, avec un cantique, et sur la cithare.

    Car tu m'as délecté, Seigneur, par tes œuvres, et j’exulte en voyant l’œuvre de tes mains.

    Que tes œuvres sont magnifiques, Seigneur ! Tes pensées se sont faites si profondes !

    (psaume 91, début)