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présidentielle - Page 11

  • Simone Veil voterait-elle Le Pen ?

    Selon Le Parisien d’aujourd’hui, Simone Veil, invitée du grand rabbin Sitruk qui était élevé au grade de commandeur de la Légion d'honneur dans les salons de l'Elysée, a qualifié François Bayrou d’« imposture ».  Car son projet d’union de personnalités de droite et de gauche « ne repose sur aucune base ». Elle a relevé que « tout ce qu'il a été capable de faire lorsqu'il était ministre de l'Education nationale, c'est de mettre un million de personnes dans la rue », et elle a poursuivi, pour justifier son ralliement à Sarkozy : « Il faut choisir et j'ai choisi. Je ne suis pas socialiste et Bayrou c'est pire. » Et enfin : « Bayrou, c'est le pire de tous. »

    Si ce propos est véridique, il est quasiment historique : car si Bayrou est le pire de tous, c’est donc que le pire n’est pas Le Pen… Et si Simone Veil est cohérente avec elle-même, cela veut dire qu’en cas de deuxième tour entre Bayrou et Le Pen elle voterait Le Pen pour empêcher le pire…

  • Le Pen à La Trinité

    Voici le texte de la dépêche Reuters rendant compte de la visite de Jean-Marie Le Pen dans son village natal de La Trinité-sur-Mer, symbolisant le début de sa campagne officielle.

    Le président de la République « n'est pas un fonctionnaire élu pour cinq ans » mais « l'incarnation de la Nation française, l'incarnation du peuple français », a-t-il lancé devant la presse sur une terrasse du jardin familial, entouré de son épouse Jany, de sa fille Marine et d'une vingtaine de fidèles.

    Convaincu d'être ce « chef capable de définir un cap et de le maintenir face aux minorités turbulentes et aux puissants qui voudraient l'en détourner », il a longuement fustigé ses adversaires responsables de « politiques néfastes ».

    Balayant d'une phrase l'héritage du président Jacques Chirac, dont « les mandats invertébrés ne laisseront aucune trace », le président du Front national s'en est pris au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, qui « semble avoir découvert 30 ans après (lui) qu'il faut s'occuper de l'immigration ». « Il faut selon lui un Kärcher qu'il n'a jamais employé », a t-il ironisé après avoir évoqué la "racaille" stigmatisée par le ministre de l'Intérieur.

    « Il ne faut pas dire tout et n'importe quoi pour capter quelques voix », a-t-il ajouté avant de s'interroger sur l'idée défendue par Nicolas Sarkozy de créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. « S'agit-il de donner le droit de vote aux immigrés ?, de promouvoir une immigration choisie ?, de régulariser les clandestins ?, de favoriser la construction de mosquées et la formation d'imams ?, s'est-il demandé.

    Le président du FN a pris pour cible Ségolène Royal, qualifiant la démocratie participative défendue par la candidate socialiste de « vieille lune autogestionnaire ». Il a aussi réservé quelques flèches à François Bayrou, qualifié « d'espèce de Don Quichotte » qui a fait « le choix de l'immobilisme ». « Bayrou découvre 30 ans après moi l'hégémonie de l'UMP et du PS et s'improvise en homme neuf et immaculé », a-t-il fait mine de s'étonner avant de prévenir que la politique du président de l'UDF serait « strictement la même » que celle des gouvernements auxquels il a participé par le passé.

    Jean-Marie Le Pen s'est présenté comme le seul recours capable de « trancher et ne pas rester dans le consensus mou ». Reprenant son thème favori de l'immigration et des « bouleversements culturels, économiques, civils » que celle-ci aurait entraînés, il s'est défendu de tout racisme ou xénophobie. « Je ne déteste pas les étrangers mais je préfère les Français », a dit le député européen, pour qui la nationalité française « s'hérite ou se mérite » mais ne peut s'acquérir de façon automatique.

    S'il est élu, le président du FN a promis un « recensement démographique sérieux » car on ne connaît pas selon lui le nombre exact d'habitants en France, pas plus qu'on ne sait « d'où sont venus les 25 millions de personnes supplémentaires » entre 1945 et aujourd'hui pour atteindre 65 millions d'habitants.

    Avant ce discours, Jean-Marie Le Pen s'est rendu à pied au monument aux morts de la commune, où quelques anciens d'Afrique du Nord bardés de médailles se tenaient au garde-à-vous, pour y déposer une gerbe de fleurs.

    Il a également fait les honneurs à la presse de la pièce principale de sa maison natale où il a grandi sur un « sol en terre battue, sans eau courante, ni gaz, ni électricité ».

    Jean-Marie Le Pen a expliqué qu'il avait « jugé essentiel de venir dans sa ville natale, tout près de (ses) racines » car, selon lui, un futur président de la République doit « montrer qui il est, d'où il vient, avant de dire où il va ».

    Après un air de Bach interprété par une violoncelliste dans le jardin familial, un verre de cidre en guise d'apéritif et un déjeuner dans un restaurant local, le leader frontiste s'est rendu dans le village voisin de Locmariaquer où ont vécu ses grands-parents maternels pour parachever cette journée en forme de retour aux sources.

  • « L’ensemble du désastre français »

    Jean-Marie Le Pen déclare sur RTL que, dans sa campagne, « l’ensemble du désastre français va être envisagé, si toutefois on veut bien cesser la pratique hagiographique de réserver l’ensemble des médias aux trois idoles de la politique française ». Quant aux sondages qui couronnent ces « trois idoles », il dénonce une « connivence » entre les instituts et fait part de son intention de « porter plainte contre deux dirigeants » de ces organismes.

  • Quand le hasard ne fait pas bien les choses

    Le Conseil constitutionnel a décidé de refuser les parrainages de candidats à la présidentielle présentés par des élus ayant annoncé qu’ils les avaient tirés au sort, car un tel procédé est « incompatible avec la dignité qui sied aux opérations concourant à toute élection ».

    Deux élus avaient médiatiquement procédé ainsi, donnant leur parrainage à Olivier Besancenot et à Arlette Laguiller. Je pensais alors que le hasard devait être trotskiste. Mais on voit que le hasard trotskiste ne fait pas bien les choses.

  • La démocratie selon Jack Lang

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Jack Lang, conseiller spécial de Mme Royal, s’oppose à la proposition de François Bayrou de faire élire la moitié des députés à la proportionnelle. Pour cette raison que selon lui, « ce serait une entrée en masse du Front national ».

    La démocratie, selon Jack Lang, consiste donc à empêcher des millions d’électeurs d’avoir des représentants, et selon François Bayrou à leur permettre une moitié de représentation.

    Le Front national, quant à lui, n’a pas peur de faire entrer au Parlement les représentants que le peuple se choisit. Car le Front national, contrairement à Jack Lang, n’a pas peur du peuple, il considère au contraire que c’est son honneur de le servir, et d’abord de le respecter.

    Ainsi Jean-Marie Le Pen est-il le seul candidat qui soit favorable, par l’instauration de la proportionnelle intégrale, à une représentation juste et véridique de tous les courants de la politique française.

  • La démagogie Sarkozy

    Sur TF1, hier soir, un bel exemple d’imposture, version Sarkozy : « Je crois dans la monnaie unique et je crois dans l’Europe, mais moi je n’accepte pas la façon dont est géré l’euro. » Et d’accuser de nouveau la Banque centrale européenne de privilégier la lutte contre l’inflation au détriment de la croissance et de l’emploi : « Quand l’euro s’apprécie de 10 centimes, Airbus a une facture d’un milliard d’euros. »

    L’un des principaux principes du traité de Maastricht, qui a instauré l’euro, est que la Banque centrale européenne est rigoureusement indépendante des pouvoirs politiques. Que Sarkozy, qui « croit dans la monnaie unique », accepte ou n’accepte pas la façon dont est géré l’euro ne peut rien y changer, et ses protestations sont parfaitement vaines. Il s’agit de pure démagogie.

    D’autant que ce principe est intégré dans la Constitution européenne, en faveur de laquelle Sarkozy a fait campagne.

    On commencera à l’entendre quand il dira que le traité de Maastricht était mauvais et demandera que le nouveau traité constitutionnel modifie la règle. On peut toujours attendre...

  • L’imposture Bayrou (11)

    Déclaration d’Hervé Morin, président du groupe UDF à l’Assemblée nationale et membre du staff de Bayrou : « Une partie de la gauche moderne et une partie de la droite modérée pensent exactement la même chose. » A savoir que les uns et les autres sont pour une économie de marché et des mesures de cohésion sociale. Sic. Avec un tel programme, Bayrou peut en effet réunir les Français. Au moins 90% d’entre eux, car tout le monde, ou à peu près, est pour l’économie de marché et la cohésion sociale. Mais une fois qu’on a dit ça, on n’a strictement rien dit. Ceux qui pensent comme Bayrou, ce sont ceux qui ne pensent rien.

  • Le candidat anti-système

    Jean-Marie Le Pen sur François Bayrou, hier soir sur France 2 : « C’est moi le candidat anti-système, lui n’est pas un candidat anti-système pour la bonne raison qu’il est un des piliers du système. M. Bayrou est le président de l’UDF, un parti qui a toujours fait entre 12 et 15% des voix aux élections. C’est le parti de M. Giscard d’Estaing, de M. Lecanuet, de M. Barre, ce n’est pas quelque chose de nouveau. Moi, je fais partie du paysage, je ne fais pas partie du système, je me suis fait remarquer, et j'ai été combattu, parce que je dénonçais les erreurs, les faiblessses, les vices de ce système. Les Français doivent savoir vraiment que je suis le seul candidat de l'opposition. »

  • Le Pen dépose 535 parrainages

    Jean-Marie Le Pen s’est rendu en personne un peu avant 17h 30 au Conseil constitutionnel, où il est resté un quart d’heure. « Je viens d'accomplir la formalité nécessaire à la présentation à l'élection présidentielle. J'ai déposé entre les mains d'un représentant du Conseil constitutionnel 535 signatures » a-t-il déclaré.

    Il a remercié « tous ceux qui ont contribué par leurs actions ou leurs déclarations à encourager les maires à remplir l'office que la loi leur avait fixé ». Après l’appel de Nicolas Sarkozy, « nous n'avons pas noté de modification sensible dans le recueil de nos signatures mais il est possible que ça ait joué un rôle », a-t-il précisé. « Mais il est possible aussi que M. Sarkozy ne l'ait pas fait simplement par amour pour Jean-Marie Le Pen », a-t-il ajouté.

    Il a affirmé « tenir sa signature personnelle », qu'il n'a pas déposée, à la disposition de Nicolas Dupont-Aignan. Sic. « C'est un patriote comme moi », a-t-il dit… Et il a appelé les maires qui s'apprêtaient à signer pour lui à parrainer les candidats qui n’ont pas encore les 500 sésames : en déposant dès mercredi ses parrainages au Conseil constitutionnel, alors qu'il avait jusqu'à vendredi 18h pour le faire, il a voulu « leur donner le signal » qu’il avait désormais le nombre suffisant.

    Se réjouissant de pouvoir mener sa campagne, Jean-Marie Le Pen a lancé : « Cette année encore, il y aura de grandes surprises et beaucoup de grincements de dents au soir du premier tour »…

  • Le hasard trotskiste

    Le maire d’Ile-et-Vilaine qui avait décidé, comme Jean-Jacques Aillagon, de tirer au sort son parrainage pour la présidentielle, a procédé ce matin à cette opération. Il a mis dans une urne transparente des enveloppes renfermant les noms de quinze (?) candidats menacés de ne pas avoir les 500 signatures, et en a pris une au hasard : c’est Arlette Laguiller qui a gagné le parrainage.

    Avec Aillagon, c’était Besancenot.

    Le hasard doit être trotskiste.