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  • Belgique : un gouvernement intérimaire

    Guy Verhofstadt a réussi à dégager la nuit dernière un accord pour la formation d’un gouvernement intérimaire, qui devrait entrer en fonction dans les prochains jours.

    La différence entre le gouvernement intérimaire que dirige Verhofstadt depuis les élections et le gouvernement intérimaire qu’il va diriger est que celui-ci pourra prendre des décisions, en attendant la formation d’un gouvernement définitif... Lequel n’est pas près de voir le jour : Verhofstadt a fait savoir que sa nouvelle équipe resterait en place jusqu’au 23 mars au plus tard et qu’il passerait alors le relais à Yves Leterme, le chef des démocrates-chrétiens flamands, vainqueur des élections du 10 juin.

    Pendant ce temps-là devrait avoir lieu la négociation institutionnelle entre Flamands et francophones, censée commencer dans quelques semaines...

  • Sarkozy et ses députés

    Hier soir à l’Assemblée nationale avait lieu le débat sur le projet de loi sur le pouvoir d’achat, reprenant les grandes annonces de Nicolas Sarkozy sur le sujet.

    A l’ouverture de la séance, à 21h 30, le député PS Jérôme Cahuzac a longuement défendu une exception d’irrecevabilité. A la fin de son discours, il y avait 38 députés de gauche et 34 députés de la « majorité ». Si l’on passait au vote, la loi était rejetée avant même d’être examinée.

    Alors Xavier Bertrand, Christine Boutin et Pierre Méhaignerie se sont succédé à la tribune, pendant que Jean-François Copé rameutait les députés UMP par téléphone et par SMS. A 22h 25, la majorité était devenue majoritaire, et pouvait repousser l’exception d’irrecevabilité...

  • Couac

    Hier soir, Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, explique à des journalistes que le projet de loi constitutionnelle de réforme des institutions est « prêt », qu’il est transmis aux chefs de partis que François Fillon est en train de consulter une dernière fois, et que s’il y a un consensus « on pourrait aller très vite » : c’est pourquoi il a réservé la semaine du 22 janvier à l’Assemblée nationale pour examiner le texte.

    Dans un entretien à paraître dans Le Monde daté du 20 décembre, le Premier ministre François Fillon, contrairement à ce qu’il « souhaitait » en octobre dernier, écarte l’idée d’un vote de cette loi avant les municipales de mars, faute d’un « consensus assez large ».

    On « peut imaginer un dépôt » du projet de loi à l’Assemblée et le début du travail en commission « avant les municipales », mais certainement pas son examen par les députés.

    Visiblement, le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement manque de relations avec Matignon.

    Cela dit, il ne reste plus grand-chose du grand chantier ouvert par Nicolas Sarkozy. Comme d’habitude. Il n’est plus question d’une modification des rôles entre le Président et le Premier ministre, il n’est plus question du cumul des mandats, il n’est plus question d’une dose de proportionnelle... Ce qui reste est une réforme des droits du Parlement, qui permettra de discuter en séance publique de textes de loi issus des commissions...

    Où est alors l’absence de consensus ? Dans la possibilité donnée au  président de la République de s’exprimer devant le Parlement. La gauche n’en veut pas. Sarkozy y tient...

  • Schengen et l’immigration illégale

    Le 21 décembre, neuf des dix Etats qui ont rejoint l’Union européenne en 2004 (Chypre excepté) feront partie de « l’espace Schengen » et n’auront donc plus de frontières avec les autres pays de l’UE.

    L’AFP a demandé au directeur général de Frontex, Ilkka Laitinen, si cet élargissement allait rendre sa tâche plus difficile. Avant de lire la réponse, il faut souligner que Frontex n’est pas un organisme plus ou moins associé à l’UE, mais l’agence de l’UE chargée de coordonner la surveillance des frontières extérieures.

    « Notre inquiétude à propos de l’élargissement de la zone Schengen est que nous allons perdre un instrument très efficace pour lutter contre l’immigration illégale, c'est-à-dire les contrôles aux frontières intérieures de l’UE. Avec l’adhésion de nouveaux membres à l’espace Schengen, les possibilités de contrôle n’existeront plus. Il n’y aura pas non plus d’indicateurs pour saisir tout ce qui se passe. Même si nous avons des mesures d’accompagnement et de compensation, c’est un grand défi. Mais je dois dire que c’est un choix délibéré de l’Union européenne de se concentrer plus sur la liberté de mouvement des personnes que sur les questions de sécurité. »

    On comprend mieux l’inquiétude du directeur de Frontex quand on sait qu’un rapport de l’Union européenne montre que plusieurs des nouveaux « adhérents » à l’espace Schengen n’ont pas les moyens de surveiller leur frontière extérieure à l’UE, et que, d’autre part, les effectifs de Frontex sont de... 105 personnes.

  • O Radix Jesse

    O Radix Jesse, qui stas in signum populorum, super quem continebunt reges os suum, quem gentes deprecabuntur, veni ad liberandum nos, jam noli tardare.

    Ô rejeton de la souche de Jessé, qui te tiens en étendard des peuples, devant qui les rois fermeront la bouche, et que les nations invoqueront, viens nous libérer, ne tarde plus désormais.

    (Troisième des Grandes Antiennes de l’Avent. « Radix Jesse », littéralement la racine de Jessé, père du roi David, en fait celui qui est porté par la racine, la pousse ultime de cette souche: désigne le Messie dans la prophétie d’Isaïe, citée par saint Paul dans l’épître aux Romains : « Erit radix Jesse, et qui exsurget regere gentes, in eum gentes sperabunt » : Il y aura un rejeton de Jessé, et il se lèvera pour diriger les nations, et en lui les nations mettront leur espérance. Spe salvi...)