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  • Un diocèse syro-malabar… en Australie

    Une éparchie catholique syro-malabare a été érigée à Melbourne, et la cathédrale est dédiée à Sainte Marie Mère de Dieu. « Plus de 35.000 catholiques syro-malabars vivent en Australie, a déclaré à Asianews le cardinal George Alencherry, archevêque majeur de l’Eglise syro-malabare, et il sont tous des migrants [de l’Inde]. Ils doivent être pleinement intégrés, dans le plein respect de leur propre tradition. C’est pourquoi nous avons créé ce nouveau diocèse. »

    C’est le deuxième diocèse syro-malabar créé en dehors de l’Inde. Le premier a été l’éparchie Saint-Thomas de Chicago.

  • Un pasteur protestant assassiné en Inde

    A Vikarabad, à une soixantaine de kilomètres de Hyderabad, la capitale de l’Etat indien d’Andhra Pradesh, un groupe d’inconnus s’est présenté le 11 janvier au domicile d’un pasteur protestant, Rev Sanjeevulu, pour, disaient-ils, prier avec lui. Une fois entrés ils l’ont sauvagement battu et poignardé sept fois. Le pasteur est mort à l’hôpital deux jours plus tard.

    Il y a un mois il avait été menacé par des hindouistes.

    (Asianews)

  • National Independant Party

    Un nouveau parti politique a vu le jour hier en Irlande : le National Independant Party. Contre l’euro, contre l’immigration, contre la dilution des identités nationales. Pour le reste il se dit « libertarien », selon Peter O’Loughlin, l’un des quatre fondateurs, qui s’étaient fait connaître par une marche entre Limerick et Dublin contre l’austérité. Le parti, qui aurait une centaine de membres, s’est fait enregistrer pour les élections locales à Dublin et à Limerick  et espère atteindre les… 300 membres pour les élections générales de… 2016. Il ne sera donc pas présent aux prochaines élections européennes.

  • Boissettes : le maire se rebiffe

    Le maire de Boissettes a saisi le Conseil d’Etat pour lui demander d’annuler l’arrêt de la cour administrative d’appel de Paris qui imposé de faire taire les cloches de l’église :

    « Suite à notre défaite en appel, j’ai reçu beaucoup de courriers et d’appels téléphoniques venus de différentes régions de France. Beaucoup redoutent que le cas de Boissettes ne fasse jurisprudence. Par ce recours, je veux montrer que je ne baisse pas les bras. On aura la tête haute vis-à-vis des habitants du village et des autres communes. »

    Mais dans le contexte actuel nul ne pourrait jurer que le Conseil d’Etat ne va pas décider que les cloches portent atteinte à la « dignité humaine » des plaignants…

  • Une régression historique

    François Hollande a annoncé « la fin des cotisations familiales » des entreprises d’ici 2017, ce qui « représente 30 milliards d’euros de charges ».

    C’est une régression sociale historique, qui fait revenir la France au libéralisme antisocial du XIXe siècle et met fin à ce qui fut une belle page du christianisme social.

    Les cotisations des entreprises pour financer des allocations familiales, ce fut une invention de patrons catholiques voulant mettre en œuvre la doctrine sociale de l’Eglise. Ce fut d’abord des initiatives individuelles, jusqu’à ce qu’en 1918 le syndicat des constructeurs de l’Isère, sous l’influence d’Emile Romanet, crée ce qui fut judicieusement appelé une « caisse de compensation ».

    Cela se développa, grâce notamment à la CFTC, et en 1932 une loi rendait obligatoire l’adhésion des entreprises de l’industrie et du commerce à une caisse de compensation.

    En 1932, pas en 1947 comme on le voit partout.

    En 2014, le socialiste Hollande revient donc sur cet acquis social et fait retourner la France au libéralisme sans foi ni loi ni famille. Ce qui n’est pas illogique, une fois qu’on a détruit la notion même de famille par le soi-disant mariage entre personnes du même sexe.

    Ce qui est à hurler, en revanche, est que l’on voit l’opposition comme le Medef saluer cet « allégement de charges », sans qu’il y ait une personnalité, une seule personnalité, pour dénoncer cette régression historique, attentat contre la justice et la solidarité.

  • Saint Paul ermite

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    Icône d’Isaac Fanous. Explication par Ashraf Sadek :

    La rencontre de ces deux géants de l'ascèse que sont Paul et Antoine est une pierre angulaire dans l'édification de la vie ascétique en Egypte.

    La scène se déroule sur une terre qui est déjà le reflet du ciel; puissamment éclairée par les " ombres " qui rayonnent des deux saints, elle reflète l'harmonie et l'équilibre retrouvés dans la création: le désert, terre hostile à l'homme, offre aux ascètes l'hospitalité de la grotte, l'eau de la source et les fruits du palmier (1); les lions, animaux prédateurs de l'homme, sont doux et soumis aux ascètes (2), tout comme le corbeau (3) qui, messager du ciel, leur fournit la nourriture nécessaire : cette scène est une hymne à la réconciliation de la création avec l'homme, lorsque celui-ci est lui-même réconcilié avec Dieu.

    « Salut à celui qui est doux comme David, et qui a combattu les tribus invisibles,
    Abba Paul, Arbre du désert, sous les branches duquel s'abritent les ascètes,
    Fruit doux dont ils se nourrissent,
    Lampe spirituelle qui illumine les âmes de ceux qui cherchent le Seigneur.
    Salut à toi, Paul, Soldat du Christ Roi, choisi par le Seigneur comme Paul l'apôtre,
    Fleuve de vie qui coule au milieu du désert, toi qui es devenu l'ami
    des créatures incorporelles, alors que tu étais dans la chair.
    Salut à toi, Paul, Grand Astre qui illumine toute la terre.
     »

    Mes notes

    (1) Il est curieux que le palmier soit si petit, alors qu’il tient une bien plus grande place dans le récit de saint Jérôme.

    (1) Lorsque Antoine revint voir Paul, celui-ci était mort. Il ne savait comment faire pour l’ensevelir. Alors apparurent deux lions qui creusèrent une fosse et vinrent lui lécher les pieds.

    (2) Le corbeau apportait chaque jour à Paul un demi-pain. Le jour où Antoine vint le visiter, il apporta un pain entier.