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  • Le faux « succès » du faux « mariage »

    « Il y a eu 7.000 mariages entre personnes de même sexe en 2013, ça représente 4% des mariages qui ont été conclus entre juin et décembre », a déclaré Pascale Breuil, chef de l'unité des études démographiques et sociales de l’INSEE, et il paraît que c’est un grand « succès ».

    Mais on reverra la question dans un an. Depuis la loi, cela a été un acte militant, pour les homosexualistes, de se « marier ». Il est donc logique que nombre d’entre eux l’aient fait, précisément pour montrer que ce serait un succès, alors qu’ils n’ont rien à faire du mariage.

    Mais ils ne le referont pas l’année prochaine, à moins de divorcer et de se remarier, chaque année, pour conforter les statistiques de leur tout petit lobby.

    Et de toute façon on ne peut pas parler de succès quand il s’agit de la reconnaissance légale de « passiones ignominiae », d’« usum contra naturam » d’hommes et de femmes « turpitudinem operantes » (Romains 1, 26-27).

  • L’argent du cannabis aux Etats-Unis

    Les « coffee shops » du Colorado, qui ont le droit de vendre du cannabis depuis le 1er janvier, ont gagné 5 millions de dollars en une semaine, selon Le Figaro. Mais comme une loi fédérale stipule que le commerce de drogue étant illégal, il est interdit à quiconque vit de la vente de marijuana de posséder un compte en banque, toutes les transactions se font en liquide. Ce qui est évidemment une incitation à toutes les fraudes et surtout, dans un tel secteur, au blanchiment.

    Mais Le Figaro ne pose pas la question qui pourtant me paraît interloquante : comment une loi d’un Etat peut-elle être aussi directement contraire à une loi fédérale sans que personne ne s’en émeuve ?

  • Saint Hilaire

    Et quia summus apex fidei, virtutis, honoris,
    Hilarius famae radios jaculabat in orbem,
    Rite sacerdotis penetralia jura gubernans,
    Buccina terribilis, tuba legis, praeco Tonantis,
    Pulchrior electro, ter cocto ardentior auro,
    Largior Eridano, Rhodano torrentior amplo,
    Uberior Nilo, generoso sparsior Histro:
    Cordis inundantis docilis ructare fluenta,
    Fontibus ingenii sitientia pectora rorans
    Mens Evangelii bis bini plena libelli,
    Quattuor ore suo manans nova flumina mundo
    Ornatum Ecclesiae, pollens diadema coruscum
    In membris Christi capitis velut infula fulgens
    Pectore belligerans, adamantinus arte topazos
    Ad virtutis opus mens inconcussa palaestris,
    Gemmifer eloquiis, radiantior ore lapillis:
    Doctor apostolicus, vacuans ratione sophistas
    Dogmate, luce, fide, informans virtute sequaces
    Hostibus hic quoniam gravis insuperabilis esset
    Ducitur exsilio, quia longa silentia tendit,
    Regis et auxilio petit hic sua praemia miles.

    C'était le temps où, modèle éminent de foi, de vertu et d'honneur, Hilaire dardait sur le monde les rayons de sa renommée, où sa puissance épiscopale soutenait avec fermeté les droits légitimes du sanctuaire : Hilaire, clairon terrible, trompette de la loi, héraut du Dieu qui tonne, plus pur que l'électrum, plus éclatant que l'or trois fois éprouvé par la flamme, plus large que l'Eridan, plus impétueux que le Rhône immense, plus abondant que le Nil, plus étendu que l’Ister [le Danube], si prodigue de ses ondes ; il épanchait à plaisir les torrents qui débordaient de son cœur ; il arrosait des flots de son génie les âmes altérées. Son esprit était plein des quatre livres de l'Evangile, et de sa bouche coulèrent quatre nouveaux fleuves sur la terre. Puissante parure de l'Eglise, il était comme un diadème étincelant, une brillante bandelette du corps et du front de Jésus-Christ. Ame ardente au combat, topaze et diamant pour le style, cœur inébranlable dans les luttes et les travaux de la foi, son éloquence roulait des perles, ses discours avaient plus d'éclat que le rubis : docteur apostolique, ses raisonnements épuisaient les sophistes ; sa doctrine, ses lumières, sa piété, ses vertus instruisaient les fidèles. Comme cet insurmontable adversaire était un obstacle pour l'hérésie, on l'envoya en exil aux bords lointains où s'élève Séleucie ; mais grâce au secours de son roi divin, le soldat du Christ retira de son exil même sa récompense.

    Saint Venance Fortunat, extrait de la Vie de saint Martin, livre 1, traduction E.F. Corpet, 1843.