Le dictateur de l’Azerbaïdjan Ilham Aliev, fils de Heydar Aliev qui fut chef du KGB puis président du pays avant lui, a de nouveau remporté l’élection présidentielle, avec 85% des voix. Le premier candidat de l’opposition a obtenu 5,5%.
Cette élection a été « un triomphe de la démocratie », a déclaré Aliev, et il a souligné : « Le fait que le vote était libre et transparent est un pas important vers la démocratie. »
Il y avait là cinq sénateurs français venus en observateurs. Deux d’entre eux sont revenus sans rien dire. Les trois autres sont la honte de la démocratie française. Ils ont tous trois assuré que l’élection s’était déroulée normalement, comme chez nous, sans le moindre problème.
Ils s’appellent Nathalie Goulet, Mohamed Soilihi, Jean-Claude Peroni, selon la propagande azerbaïdjanaise. Le troisième est inconnu au bataillon. S’agit-il de Jean-Claude Peyronnet ?
Quoi qu’il en soit, peu après leurs courbettes devant l’exemplaire démocratie de la dynastie Aliev, l’OSCE publiait un communiqué dénonçant un scrutin entaché par de graves manquements et qui n'a pas respecté les engagements pris par les autorités d'organiser un scrutin démocratique…
(N.B. Il convient de savoir que Nathalie Goulet était déjà connue comme une thuriféraire du régime iranien.)
Commentaires
J'imagine que notre cher (dans tous les sens du mot) président pourrait bien avoir lui aussi une réélection à 85% en 2017, vu comment se porte notre chère démocratie.
Et qu'il y aurait plus de 5 pékins pour s'en féliciter...