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  • Les grotesques

    Hier, l’UMP s’est désigné 12 nouveaux vice-présidents. Ce qui fait 20 en tout.

    Et 11 nouveaux secrétaires généraux adjoint, ce qui fait 12 en tout.

    Sans compter les délégués généraux et délégués généraux adjoints…

    Tandis que d’autres qui n’ont pas (encore) de titre font néanmoins partie du très restreint « comité politique » de 34 membres…

  • Une bonne idée

    Le fœtus n’est pas une personne humaine… Mais quand on entend le cœur qui bat, on a comme un doute… Et si l’on interdisait l’avortement à partir du moment où l’on entend un cœur qui bat ? Est-ce que les députés acquis à la liberté de l’avortement n’auraient pas un mouvement de recul, au moment du vote ? Je vais voter pour qu’on puisse continuer de tuer un fœtus alors qu’on entend battre son cœur… Ça fait réfléchir…

    Eh bien le sénat de l’Arkansas a voté jeudi dernier, par 26 voix contre 8, un projet de loi exigeant un test pour détecter le battement du cœur du fœtus avant qu'un avortement puisse être réalisé. Si un battement de cœur est détecté (à partir de 3 semaines de grossesse), la femme enceinte ne pourra se faire avorter, sauf dans les cas de viol ou d'inceste, ou si la vie de la mère est en danger.

    Le projet doit maintenant passer devant les députés de l’Etat. Des projets semblables sont envisagés au Dakota du Nord et au Mississipi.

  • Que les évêques soient de vrais évêques

    Des députés avaient déposé des amendements qui permettent la célébration de mariages religieux sans qu’ils soient précédés de mariages civils. Les amendements ont été rejetés, comme contraires à la république laïque, ce qui est une absurdité, puisque la république laïque ne reconnaît aucun culte... De même a été rejeté le très curieux amendement proposé par un député… radical de gauche (donc a priori de la république laïque maçonnique) réduisant les peines encourues (7.500 € d’amende et sic mois de prison).

    Lorsque la nouvelle loi entrera en vigueur, les évêques, s’ils sont de vrais évêques, devront réagir et demander aux futurs mariés de ne pas passer par la mairie. Car le « mariage » civil n’aura plus RIEN à voir avec le mariage religieux. Ce sera donc l’occasion d’en finir avec cette odieuse exception française de vexation antichrétienne qui oblige à passer d’abord par la mairie. (Ce qui n’empêche pas de passer ensuite à la mairie pour bénéficier des avantages afférents au mariage civil.)

    Puisque c’est le « ministre du culte » qui est coupable, il faudra que les évêques se dénoncent comme étant les « ministres du culte » qui ont célébré le mariage. Des évêques au tribunal pour cette raison, ça aura de la gueule. Et si TOUS les évêques se retrouvent devant les tribunaux, on verra bien ce que fera la République laïque. Mettra-t-elle tous les évêques en prison ?

    Hélas, je rêve… Nos évêques vont seulement pleurnicher et retourner se coucher en attendant la prochaine promotion de la légion d’honneur…

  • Un nouvel évêque auxiliaire à Paris

    C’est Mgr Michel Aupetit, qui était déjà vicaire général. Mgr Aupetit est un opposant fanatique à la liturgie traditionnelle et à tout ce qu’elle représente, comme le montre ce témoignage qui fut publié en 2007 par Paix liturgique :

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  • Saint André Corsini

    La famille Corsini étant non seulement une des principales familles de Florence mais une des grandes familles de… cardinaux, il fallait bien qu’elle eût un saint et un pape pour honorer particulièrement ce saint qu’un pape précédent avait déjà inscrit au calendrier tout en faisant cardinal un autre Corsini…

    Bref, il n’est pas question de contester la sainteté d’André Corsini, mais il n’y a rien à en dire. Alors, si l’on poursuit dans les fastes romains, on découvre que le pauvre André Corsini qui fuyait les honneurs et les richesses aura été doté à Saint-Jean-de-Latran d’une des plus riches chapelles de la chrétienté par le pape Corsini qui édifia la nouvelle façade de la basilique en y inscrivant son nom, Clément XII, en énormes lettres d’or…

    Et si l’on poursuit la recherche on tombe sur un texte de Stendhal que je retranscris ci-dessous, extrait des Promenades dans Rome. Et, par la magie d’internet, on découvre que le cher Stendhal s’est quelque peu inspiré d’un livre publié quelques années plus tôt, Itinéraire instructif de Rome ancienne et moderne et de ses environs, par « Marien Vasi, Romain », dont je donne ensuite l’extrait.

    Stendhal:

    C'est à Saint-Jean-de-Latran que l'on voit la dernière belle chapelle qu'ait produite la religion chrétienne, telle qu'on l'entend depuis le concile de Trente. Il ne faut pas espérer de trouver ici la simplicité touchante des premiers siècles du christianisme, ni la terreur de Michel-Ange. La chapelle Corsini est la première à gauche en entrant, c'est une des plus riches de Rome ; elle me semble plus jolie et moins belle que les chapelles de Sainte-Marie-Majeure. Placée à Paris, à Saint-Philippe-du-Roule, elle nous rendrait fous d'admiration. Cette chapelle fut élevée par ordre de Clément XII, Corsini, (1735), sur les dessins de Galilei, architecte florentin, qui la décora d'un ordre corinthien et la couvrit en entier de marbres précieux.

    Il faut se faire ouvrir la grille qui la sépare de l'église ; une mosaïque, copiée du Guide, vaut la peine d'être vue de près ; elle représente saint André Corsini ; l'original est au palais Barberin. Le tombeau à gauche en entrant est celui de Clément XII, qui s'est fait placer dans cette belle urne de porphyre qui était abandonnée sous le portique du Panthéon, d'où l'on a conclu, avec la logique ordinaire des antiquaires, qu'elle avait renfermé les cendres de Marcus Agrippa.

    Le monument à droite est celui du cardinal Neri Corsini, oncle du pape. On voit ici plusieurs statues et bas-reliefs qui montrent l'état déplorable où les arts étaient tombés ä Rome pendant le siècle qui sépare la mort du Bernin de l’apparition de Canova (1680-1780).

    Vasi:

    La chapelle Corsini, qui est la première à gauche en entrant dans l’Eglise, est une des plus magnifiques de Rome : Clément XII l’érigea en l’honneur de St. André Corsini, un de ses ancêtres . Alexandre Galilei, Florentin, en fut l’architecte, la décora d’un ordre Corinthien et la revêtit de marbres précieux. Sur l’Autel, entre deux colonnes de vert antique, il y a un tableau en mosaïque, copié sur l’original de Guide Reni, qui représente St. André Corsini. Sur le frontispice de cet Autel sont placées les figures de l’Innocence et de la Pénitence, sculptées par Pincellotti. Plus haut, il y a un bas-relief où St. André Corsini est représenté défendant l’armée des Florentins, à la bataille d’Anghieri. La grande niche située du côté de l’Evangile, décorée par deux colonnes de porphyre, contient le beau mausolée de Clément XII, où l’on voit la superbe urne antique de porphyre, qui était auparavant dans le portique du Panthéon d’Agrippa. Jean Baptiste Maini modela la statue en bronze du Pontife, et Charles Monaldi sculpta les deux figures latérales. On voit, vis-à-vis, sur le tombeau du Cardinal Neri Corsini, oncle de Clément XII, sa statue, avec un génie et la Religion assise ; ouvrages de Maini. On trouve aussi dans cette chapelle, quatre niches avec des statues en marbre, représentant les Vertus Cardinales. En haut de chaque niche, est un bas-relief en marbre.