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  • Vaclav Klaus et la chose « monstrueuse »

    Le président tchèque Vaclav Klaus ne signera pas l’amendement au traité de Lisbonne qui permet la création du « mécanisme européen de stabilité » (MES), l'organisme de sauvetage permanent de la zone euro.

    « Je considère ces boucliers comme une chose monstrueuse, insensée et absurde et je ne signerai jamais », a-t-il dit, alors que les deux chambres tchèques ont voté la ratification.

    C’est en effet monstrueux en soi, mais tout est monstrueux dans cette affaire. Car l’instauration du MES en lui-même ne dépend pas du traité de Lisbonne et de l’amendement qui en permet la création. Le MES a été créé par un traité à part, un traité intergouvernemental entre les Etats membres de la zone euro. Il est entré en vigueur le 27 septembre. Et l’on se moque bien de l’amendement au traité, et donc du refus de Vaclav Klaus de le signer…

    C’est ça, l’état de droit dans l’Union européenne…

  • Le « populiste » Ueli Maurer président de la Suisse

    Le ministre suisse de la Défense, Ueli Maurer, ancien président confédéral de l’UDC, a été élu mercredi président de la Confédération suisse pour l’année 2013. La Radio-Télévision Suisse (RTS) francophone a titré : Le Zurichois Ueli Maurer amène l'aile dure de l'UDC à la présidence.

    Et cela pendant que les évêques étaient réunis pour leur assemblée, notamment pour prendre position sur une initiative populaire pilotée par l’UDC… qui n’arrête pas de les embêter… et qu’ils ont en horreur.

    Dans un communiqué, l’UDC félicite Ueli Maurer et se félicite que « grâce à Ueli Maurer, les électrices et électeurs favorables à l’indépendance, la neutralité et la démocratie directe sont représentés à la tête du pays ».

  • Les évêques suisses font une réponse de Normands…

    L’assemblée de la conférence des évêques suisses s’est penchée comme prévu sur la question de l’initiative populaire « Financer l’avortement est une affaire privée ». Les évêques étant très divisés sur la question, la conférence épiscopale a pondu un communiqué mi-chèvre mi-chou. Au lieu de soutenir à fond cette initiative lancée par des élus pro-vie, ils ergotent sur le fait que l’initiative n’est pas contre l’avortement, et que donc, si « les évêques jugent positif » que l’initiative « combatte la “normalité” institutionnalisée de l’avortement », « la discussion sur la manière de le financer ne suffit pas en vue d’une décision pour ou contre l’avortement », et qu’il faut « parvenir à un renversement d’opinion sur la question de l’avortement ». Ce qui est parler pour ne rien dire. Les évêques savent parfaitement qu’il est impossible, dix ans après la votation qui a légalisé l’avortement avec un score de plus de 72%, de revenir sur la loi. Ils savent parfaitement, en revanche, que selon l’enseignement de Jean-Paul II dans Evangelium vitæ, on doit soutenir toute proposition qui permette de revenir un peu en arrière si cette proposition est faite par des gens qui sont contre l’avortement.

    Ainsi, le site internet des magazines L’Express et L’impartial peut-il titrer : « IVG : les évêques ne prennent pas position ». Et voilà. Tandis que d’autres médias croient pouvoir laisser entendre que les évêques sont plutôt contre l’initiative, puisqu’ils ont interrogé le porte-parole de la conférence épiscopale, Mgr Markus Büchel, et que celui-ci est précisément l’évêque qui l’avait attaquée…

    Le comité d’initiative a tout simplement répondu :

    « Ce que veulent les évêques n'est malheureusement pas applicable politiquement, alors que l'initiative populaire veut libérer tous les Suisses de l'obligation de financer l'avortement. »

  • Saint Ambroise

    Le saint Évêque Ambroise mourut à Milan dans la nuit du 3 au 4 avril 397. C’était l’aube du Samedi Saint. La veille, vers cinq heures de l’après-midi, il s’était mis à prier, étendu sur son lit, les bras ouverts en forme de croix. Il participait ainsi, au cours du solennel triduum pascal, à la mort et à la résurrection du Seigneur. « Nous voyions ses lèvres bouger », atteste Paulin, le diacre fidèle qui, à l’invitation d’Augustin, écrivit sa Vie, « mais nous n’entendions pas sa voix ». Tout d’un coup, la situation parut précipiter. Honoré, Évêque de Verceil, qui assistait Ambroise et qui se trouvait à l’étage supérieur, fut réveillé par une voix qui lui disait : « Lève-toi, vite ! Ambroise va mourir... ». Honoré descendit en hâte ─ poursuit Paulin ─ « et présenta le Corps du Seigneur au saint. A peine l’eut-il pris et avalé, Ambroise rendit l’âme, emportant avec lui ce bon viatique. Ainsi, son âme, restaurée par la vertu de cette nourriture, jouit à présent de la compagnie des anges. » En ce Vendredi Saint de l’an 397, les bras ouverts d’Ambroise mourant exprimaient sa participation mystique à la mort et à la résurrection du Seigneur. C’était sa dernière catéchèse : dans le silence des mots, il parlait encore à travers le témoignage de sa vie.

    Ambroise n’était pas vieux lorsqu’il mourut. Il n’avait même pas soixante ans, étant né vers 340 à Trèves, où son père était préfet des Gaules. Sa famille était chrétienne. A la mort de son père, sa mère le conduisit à Rome alors qu’il était encore jeune homme, et le prépara à la carrière civile, lui assurant une solide instruction rhétorique et juridique. Vers 370, il fut envoyé gouverner les provinces de l’Émilie et de la Ligurie, son siège étant à Milan. C’est précisément en ce lieu que faisait rage la lutte entre les orthodoxes et les ariens, en particulier après la mort de l’Évêque arien Auxence. Ambroise intervint pour pacifier les âmes des deux factions adverses, et son autorité fut telle que, bien que n’étant qu’un simple catéchumène, il fut acclamé Évêque de Milan par le peuple. [Puis il reçut le baptême, la confirmation, la première communion et le sacre épiscopal le 7 décembre.]

    Benoît XVI

    Pour la commémoration de l’Avent

    Ecce veniet Deus et homo de domo David sedere in throno, alleluia.

    Voici que viendra un Dieu-homme de la maison de David, s’asseoir sur le trône, alléluia.

    Ex Aegypto vocavi Filium meum: veniet, ut salvet populum suum.

    De l’Égypte j’ai rappelé mon Fils ; il viendra pour sauver son peuple.