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  • La démission d’un commissaire

    Le commissaire européen à la Consommation et à la Santé, le Maltais John Dalli, a été contraint de démissionner hier, suite à un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF). L’office a établi qu’un homme d’affaires maltais avait fait miroiter ses relations avec John Dalli auprès du groupe de tabac Swedish Match, disant qu’il se faisait fort, moyennant une modeste rétribution, de convaincre la Commission, via John Dalli, de permettre la commercialisation dans toute l’UE du tabac à chiquer suédois qui n’est aujourd’hui pas autorisé. Cela dit, il ne s’est rien passé de tel. Mais l’OLAF considère que John Dalli devait être au courant de la manœuvre. Ce que celui-ci nie énergiquement.

    Il est tout de même assez curieux que la Commission contraigne un de ses membres à la démission sur un simple soupçon de connivence. Sans doute est-elle toujours traumatisée par l’affaire Edith Cresson, quand elle avait défendu celle-ci bec et ongle avant de devoir démissionner en bloc…

    Mais il est vraisemblable aussi que José Manuel Barroso, sur fond de total mépris de Bruxelles pour l’île catholique, ait saisi la première occasion de se venger d’un homme qui avait osé manifester son désaccord dans l’affaire libyenne. John Dalli, qui est l’une des principales personnalités politiques de Malte (il a été pendant très longtemps ministre des Finances, puis ministre de la Santé et des Affaires sociales) avait ouvertement critiqué la position de la Commission concernant la révolution libyenne (il est vrai qu’il avait quelques intérêts dans ce pays voisin). Et il avait été contraint de présenter des excuses…

    John Dalli avait été accusé de corruption lorsqu’il était ministre. Mais il avait été entièrement disculpé et c’est son accusateur qui avait été condamné une peine de prison.

    On avait également parlé de John Dalli lors de l’affaire de l’agenda pour les lycéens européens, qui signalait diverses fêtes religieuses mais aucune fête chrétienne. Cet agenda relevait de la responsabilité du commissaire à la Consommation, et ça faisait vraiment tache pour un commissaire maltais… John Dalli s’était publiquement excusé, disant qu’il prenait des mesures pour que cela ne se reproduise plus.

  • A Moscou comme à la Goutte d’Or

    Le maire de Moscou Sergueï Sobianine est au centre d’une polémique pour avoir dit que la capitale russe n’avait pas besoin de nouvelles mosquées. « Les deux tiers des musulmans » qui fréquentent la principale mosquée de Moscou « viennent des environs et n’ont pas de permis de résidence », a-t-il déclaré. « Si seuls les Moscovites qui habitent Moscou en permanence allaient à la mosquée, elle ne serait probablement pas bondée. »

    A Moscou comme à Paris, les musulmans font venir leurs coreligionnaires des banlieues pour faire croire qu’il y a un manque de mosquées. A la fin du ramadan ils avaient frappé un grand coup : ils étaient 90.000 à « prier » dans la rue.

    Le conseil des muftis avait demandé qu’il y ait une moquée dans chacun des 12 districts de la capitale. Mais il n’y aura pas de nouvelles moquées parce que les Moscovites n’en veulent pas et savent le faire savoir. Lorsque les habitants eurent vent d’un projet de mosquée dans le petit district excentré de Mitino, 2.000 personnes descendirent dans la rue pour dire leur opposition.

  • Notules sur un concile (6) "Lumen gentium" (5)

    Après avoir évoqué le peuple de Dieu dans son ensemble, Lumen gentium se penche sur les différentes composantes de ce peuple. C’est d’abord « la constitution hiérarchique de l’Eglise et spécialement l’épiscopat » (chapitre III).

    Ici il y a deux enseignements « nouveaux » à relever : la « collégialité », et la sacramentalité de l’épiscopat.

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  • Sainte Marguerite-Marie

    Le 27 décembre 1673, fête de saint Jean l'Évangéliste. Sœur Marguerite-Marie prie devant le Saint Sacrement. Avec une force indicible, elle se sent toute investie de la divine présence.

    « Je m'oubliai de moi-même et du lieu où j'étais et je m'abandonnai à ce divin Esprit, livrant mon [cœur] à la force de son amour. Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son sacré Cœur, qu'il m'avait toujours tenus cachés jusqu'alors, qu'il me l'ouvrit pour la première fois, mais d'une manière si effective et sensible, qu'il ne me laissa aucun lieu d'en douter, pour les effets que cette grâce produi[sit] en moi, qui crains pourtant toujours de me tromper en tout ce que je dis se passer en moi. Et voici comme il me semble la chose s'être passée.

    « Il me dit : — Mon divin Cœur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen, et qu'il se manifeste à eux, pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces sanctifiantes et salutaires nécessaires pour les retirer de l'abîme de perdition ; et je t'ai choisie comme un abîme d'indignité et d'ignorance pour l'accomplissement de ce grand dessein, afin que tout soit fait par moi. —

    « Après, il me demanda mon cœur, lequel je le suppliai de prendre, ce qu'il fit, et le mit dans le sien adorable, dans lequel il me le fit voir comme un petit atome, qui se consommait dans cette ardente fournaise, d'où le retirant comme une flamme ardente en forme de cœur, il [le] remit dans le lieu où il l'avait pris, en me disant : — Voilà, ma bien-aimée, un précieux gage de mon amour, qui renferme dans ton côté une petite étincelle de ses plus vives flammes, pour te servir de cœur et te consommer jusqu'au dernier moment, et dont l'ardeur ne s'éteindra, ni ne pourra trouver de rafraîchissement que quelque peu dans la saignée, dont je marquerai tellement le sang de ma croix, qu'elle t'apportera plus d'humiliation et de souffrance que de soulagement. C'est pourquoi je veux que tu la demandes simplement, tant pour pratiquer ce qui vous est ordonné que pour te donner la consolation de répandre ton sang sur la croix des humiliations. Et pour marque que la grande grâce que je te viens de faire n'est point une imagination, et qu'elle est le fondement de toutes celles que j'ai encore à te faire, quoique j'aie refermé la plaie de ton côté, la douleur t'en restera pour toujours ; et si, jusqu'à présent, tu n'as pris que le nom de mon esclave, je te donne celui de la disciple bien-aimée de mon sacré Cœur. —

    « Après une faveur si grande et qui dura une si longue espace de temps, pendant lequel je ne savais si j'étais au ciel ou en terre, je demeurai plusieurs jours comme toute embrasée et enivrée, et tellement hors de moi que je ne pouvais en revenir pour dire une parole qu'avec violence, et m'en fallait faire une si grande pour me récréer et pour manger que je me trouvais au bout de mes forces pour surmonter ma peine : ce qui me causait une extrême humiliation. Et je ne pouvais dormir, car cette plaie, dont la douleur m'est si précieuse, me cause de si vives ardeurs qu'elle me consomme et me fait brûler toute vive. Et je me sentais une si grande plénitude de Dieu, que je ne pouvais m'exprimer à ma supérieure comme je l'aurais souhaitée. »