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  • Effrayant…

    Sara Skyttedal, vice-présidente des Jeunes du Parti populaire européen, déclare que la vision de José Manuel Barroso d’une Europe fédérale est « effrayante » et « rend difficile d’être pro-UE ».

    Le Parti populaire européen est le parti de Barroso…

    (Il faut dire que le décor de la page Twitter de la demoiselle, c’est Mme Thatcher en compagnie de Ronald Reagan…)

  • Une petite folie d’un milliard

    Lu sur EUobserver :

    « L’exécuteur en chef de l’austérité européenne fait la folie de s’offrir un nouveau quartier général d’un milliard d’euros. »

    Il s’agit du double gratte-ciel (twin towers…) de 185 mètres de haut que construit la Banque centrale européenne depuis 2010.

    La BCE a organisé une cérémonie, hier, pour célébrer l’achèvement des travaux de gros œuvre.

    Jorg Asmussen, membre du comité exécutif de la BCE, a expliqué :

    « Ces nouveaux locaux permettront à la BCE de disposer d’un siège moderne et fonctionnel, et j’espère que les habitants de Francfort et au-delà les verront comme un apport harmonieux à la ligne de toits de la ville et au visage de l’Europe. »

    S’il s’agit d’un chef-d’œuvre, ça mérite bien un petit milliard…

    Et en effet, plus beau tu meurs – surtout dans « la ligne des toits » - et c’est en effet le visage de leur Europe, glacial, impersonnel, sans âme, sans racines :

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  • Ils ne pourront pas dire qu’ils continuent avec la bénédiction du pape…

    La visite ad limina des évêques des provinces ecclésiastiques de Rouen, Rennes, Tours, Poitiers et Bordeaux a permis au pape Benoît XVI de dire à ces évêques ce qu’il pense de leur apostolat. Et, sous le ton de douceur et les formules mesurées, il appuie où ça fait mal.

    1 – La référence aux racines chrétiennes et à l’homélie de Jean-Paul II au Bourget, qui fut bien vite oubliée (France, éducatrice des peuples).

    2 – Vous faites grand cas des « regroupements paroissiaux » que vous organisez. Mais « la solution des problèmes pastoraux diocésains qui se présentent ne saurait se limiter à des questions d'organisation » qui risquent d’aboutir à une « bureaucratisation de la pastorale » « en se focalisant sur les structures, sur l'organisation et les programmes, qui peuvent devenir “autoréférentiels”, à usage exclusif des membres de ces structures ». Ce qui est le contraire de l’évangélisation.

    3 – Car ce qui est important, c’est l’eucharistie, qui doit être la source et le sommet de la vie chrétienne, comme dit le Concile, et la fonction du prêtre, qui doit toujours être confirmée car elle « participe à l'autorité par laquelle le Christ lui-même construit, sanctifie et gouverne son Corps » (comme dit le Concile).

    4 – De ce fait il faut rappeler que les laïcs n’ont pas à se prendre pour des prêtres, et que leur tâche spécifique, comme dit le Concile, est « l'animation chrétienne des réalités temporelles au sein desquelles ils agissent de leur propre initiative et de façon autonome, à la lumière de la foi et de l'enseignement de l'Église ». « Il est donc nécessaire de veiller au respect de la différence entre le sacerdoce commun de tous les fidèles et le sacerdoce ministériel de ceux qui ont été ordonnés au service de la communauté, différence qui n'est pas seulement de degré, mais de nature » (comme dit le Concile). Sous-entendu : arrêtez d’inventer de faux ministères.

    5 – « Vous célébrez cette année le sixième centenaire de la naissance de Jeanne d'Arc. J'ai souligné à son propos que « l'un des aspects les plus originaux de la sainteté de cette jeune fille est précisément ce lien entre l'expérience mystique et la mission politique. Après les années de vie cachée et de maturation intérieure s'ensuivent deux autres années de vie publique, brèves mais intenses : une année d'action et une année de passion » (Audience générale, 26 janvier 2011). Vous avez en elle un modèle de sainteté laïque au service du bien commun. » Sous-entendu : on ne vous entend guère en parler…

     

  • Saint Matthieu

    Matthieu, le donné, mérita son beau nom du jour où, à la parole de Jésus : Suis-moi, il se leva et le suivit ; mais le don de Dieu au publicain des bords du lac de Tibériade dépassa celui qu'il faisait lui-même. Le Très-Haut, dont les regards atteignent d'au delà des cieux ce qu'il y a de plus bas sur la terre, aime à choisir parmi les humbles les princes de son peuple. Au plus bas rang social, Lévi l'était par sa profession, décriée du juif, méprisée du gentil ; mais plus humble encore apparut-il en son cœur, lorsque, n'imitant pas la délicate réserve à son endroit des autres narrateurs sacrés, il inscrivit devant l'Eglise son titre honni d'autrefois à côté de celui d'apôtre (1).

    C'était relever la miséricordieuse magnificence de Celui qui est venu pour guérir les malades et non les forts, pour appeler, non les justes, mais les pécheurs ; c'était, en exaltant l'abondance de ses grâces, en provoquer la surabondance: Matthieu fut appelé à écrire le premier Evangile. Sous le souffle de l'Esprit, il écrivit, dans cette inimitable simplicité qui parle au cœur, l'Evangile du Messie attendu d'Israël et que les Prophètes avaient annoncé; du Messie docteur et sauveur de son peuple, descendant de ses rois, roi lui-même de la fille de Sion ; du Messie enfin venu, non pour détruire la Loi, mais pour la conduire au plein épanouissement de l'alliance universelle et éternelle.

    Ce fut à l'occasion du banquet offert par la simplicité de sa reconnaissance au bienfaiteur divin, qu'on entendit Jésus, prenant la défense de Lévi autant que la sienne, répondre au scandale qu'y cherchaient plusieurs : Est-ce que les fils de l'Epoux peuvent gémir, tant que l'Epoux est avec eux ? Mais viendront des jours où l'Epoux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Clément d'Alexandrie atteste par la suite, en effet, l'austérité de l'Apôtre qui ne vivait que de légumes et de fruits sauvages. Mais la Légende nous dira aussi son zèle pour Celui qui s'était si suavement révélé à son cœur, sa fidélité à lui garder les âmes enivrées du vin qui fait germer les vierges. Ce fut son martyre ; le témoignage du sang fut pour lui d'affirmer les devoirs et les droits de la virginité sainte. Aussi, jusqu'à la fin des temps, l'Eglise, consacrant ses vierges, reprendra pour chacune la bénédiction qu'il prononça sur l'Ethiopienne, et que le sang de l'Apôtre-Evangéliste a pénétrée de sa vertu pour jamais (2).

    L’Année liturgique

    (1) Donnant la liste des apôtres, il dit : « Matthieu le publicain ».

    (2) « Deus plasmator corporum, afflator animarum… »