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  • A Benghazi

    Il y a (au moins) trois façons de raconter ce qui s’est passé hier à Benghazi.

    1 - Il y a la façon des incurables thuriféraires des printemps arabes :

    Hier, à Benghazi, le peuple, avec à sa tête les jeunes qui ont mené la révolution contre Kadhafi, a manifesté contre les milices islamistes, et, joignant le geste à la parole, a chassé la milice Ansar al Charia (accusée de l’attaque de l’ambassade américaine) de son quartier général, et de la ville.

    2 – Il y a la façon de ceux qui recherchent une information un peu plus crédible (le QG d’Ansar al Charia étant l’ancien super-bunker de Kadhafi à Benghazi, défendu par des blindés, on n’imagine pas de braves manifestants s’en emparer) :

    Hier, à Benghazi, le très fragile pouvoir libyen a marqué un point en profitant d’une manifestation populaire pour reprendre le quartier général d’Ansar al Charia, avec l’appui de ses avions et de ses hélicoptères.

    3 – Il y a la façon peut-être trop désabusée (ou caricaturale) mais qui risque fort d’être la plus proche de la vérité :

    Hier, à Benghazi, on a assisté à un nouvel épisode de la lutte entre les factions rivales. La Libye, comme certains l’avaient prévu, glisse dans une situation à la somalienne.

  • Une première en Indonésie

    Fauzi Bowo, le gouverneur sortant de Jakarta, la capitale de l’Indonésie, a été défait à l’issue du second tour par son concurrent Joko Widodo. Dès le premier tour, Fauzi Bowo, le candidat du pouvoir, soutenu par les islamistes, était arrivé plus de 8 points derrière Joko Widodo.

    Il convient de préciser : derrière le ticket Widodo-Purnawa. Car le candidat au poste de vice-gouverneur Basuki Tjahaja Purnawa fut l’objet d’attaques féroces pendant la campagne électorale, sur le fait qu’il est d’ethnie chinoise, et qu’il est chrétien. Mais ces attaques n’ont pas eu le résultat escompté.

    Pour la première fois, la capitale du plus grand pays musulman du monde aura donc un vice-gouverneur chrétien.

    Pour le musulman Joko Widodo, ce n’est pas une première : élu en grande partie en raison de son excellente gestion comme maire de la ville de Solo, il avait comme maire adjoint un diacre catholique.

     

  • Une hirondelle ?

    Le blog Summorum Pontificum signale que le diocèse de Nanterre propose une formation au chant grégorien, ce qui est en soi un événement historique et quasi révolutionnaire (alors que selon Vatican II* cette formation devrait être permanente dans tous les diocèses), mais précise en outre :

    « Que ce soit dans la liturgie sous sa forme ordinaire ou sous sa forme extraordinaire, le chant grégorien doit aujourd’hui trouver une juste place dans les célébrations dominicales des paroisses. »

    Voilà qui est véritablement étonnant.

    Sans doute est-il moins enthousiasmant que cette formation soit « assurée par Claire Balanant ». La dame est connue pour son implication dans la néo-liturgie à la « Jésus revient » (l'immortel chef-d’œuvre de La vie est un long fleuve tranquille) et qu’elle est même l’auteure-compositeure d’un cantique de ce genre semble-t-il presque aussi célèbre.

    Mais, après tout…

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    * "L’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place."

  • Samedi des quatre temps de septembre

    Le verset pour la Communion est tiré du texte du Lévitique lu précédemment (23, 41 et 43). « Le septième mois, vous célébrerez la fête commémorative du temps où je fis habiter sous les tentes les fils d’Israël, alors que moi, le Seigneur, votre Dieu, je les tirai de l’Égypte. » Cette solennité prélude à celle que nous célébrerons dans le tabernacle céleste, alors que les six mois étant écoulés qui figurent le temps pénible de la vie présente, Dieu nous introduira dans le sabbat de son repos. En ce septième temps, déjà sanctifié et béni par le Seigneur dès l’origine du monde, nous élèverons à Dieu un hymne d’action de grâces, et ce sera l’hymne de la revanche, le chant de ceux qui ont été sauvés des ondes de la mer Rouge, le cantique des rapatriés.

    Dans la collecte d’action de grâces, on demande au Seigneur que la divine grâce dont l’Eucharistie est la source vive, obtienne en nous sa pleine efficacité ; en sorte que cette union mystique de notre âme avec Dieu, telle qu’elle est en ce moment symbolisée par le Sacrement, atteigne dans le ciel toute sa perfection. La divine Eucharistie est, en effet, une grâce — étymologiquement, Eucharistie signifie la bonne grâce — et une promesse. C’est une grâce, en tant qu’elle nous rend capables de participer à la nature divine, en nous entraînant à une vie de sainteté et de perfection ; mais en même temps elle est aussi une promesse, parce que Jésus, au dire de saint Jean, donne gratiam pro gratia, et quand, au ciel, Il soustraira à notre foi les Espèces du Sacrement, Il donnera à notre amour, précisément grâce à l’Eucharistie, tout ce que notre cœur, ici-bas, se promettait d’atteindre.

    La liturgie de ce jour insiste à ce point sur le souvenir de la fête juive de l’Expiation et des Tabernacles, pour nous persuader de la nécessité de la pénitence, sans laquelle on ne peut arriver à la gloire. Pour être efficace, cette pénitence doit être toutefois unie aux peines de Jésus qui, au moyen de sa passion, a sanctifié et rendu méritoires toutes nos souffrances.

    La fête des Tabernacles doit nous inspirer en outre un abandon filial à la divine Providence, laquelle, pendant quarante années, a fait habiter sous les tentes dans le désert le peuple d’Israël, le nourrissant chaque jour d’un aliment miraculeux, et sans que, durant un si long laps de temps, ses vêtements eux-mêmes ne vinssent à s’user.

    Bienheureux cardinal Schuster (ce ne sont là que les dernières lignes de son exposé)