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  • Soudan et Soudan du Sud

    Le Soudan et le Soudan du Sud sont parvenus hier à un accord, a annoncé la nuit dernière le médiateur de l'Union africaine Thabo Mbeki.

    Les deux pays, qui ont été au bord de la guerre pendant plusieurs semaines, s’asphyxiaient l’un l’autre à cause de leurs différends sur le partage de la manne pétrolière (qui est aux trois quarts au Sud mais doit utiliser les infrastructures du Nord). Le Sud ayant décidé de ne pas payer, le Nord se servait en nature. Le Sud a alors arrêté la production…

    Mais quand il s’agit de pétrole les conflits ne passent pas inaperçus. Il y a une semaine, Hillary Clinton était allée en personne exhorter les deux parties à trouver un accord. Et l’ONU leur avait donné jusqu’au 2 août. L’accord a été conclu le 3, sous la houlette de l’ancien président sud-africain. Il a été qualifié de « bon » par le Sud et de « raisonnable » par le Nord. En outre, les deux présidents sont convenus de se rencontrer pour tenter de trouver un accord sur les autres sujets qui fâchent, particulièrement la région d'Abyei. L'Union africaine a donné aux deux pays jusqu'au 22 septembre pour résoudre tous les contentieux.

  • Le gouvernement égyptien

    Dans ma précédente note, il ne s’agissait en fait que de la première vague de nominations. Le gouvernement a été pleinement constitué hier et a prêté serment.

    Il y a 31 ministres (sans compter les 4 qui vont être nommés directement par le président). Ce sont essentiellement des « techniciens ». Il y a finalement 4 Frères musulmans (dont le ministre de l’Education). Et un copte, une femme, Nadia Zakhary, professeur de biochimie, ministre de la Recherche scientifique. On fait remarquer que depuis Nasser il y a toujours eu deux, et parfois trois, ministres coptes. Mais le président peut encore en nommer un parmi les quatre qui lui reviennent.

    Comme il l’avait lui-même annoncé, le maréchal Tantaoui est bien ministre de la Défense. Il l’est depuis vingt ans.

    Les salafistes sont en colère : on ne leur avait proposé que le ministère de l’Environnement. Ils ont claqué la porte.

    Et il se confirme qu'il n'y a strictement aucun des acteurs de la "révolution".

    Rappelons que ce gouvernement est factice, puisque tous les pouvoirs sont aux mains du Conseil suprême des forces armées, que préside le maréchal Tantaoui.

  • Le ministre à la mosquée (comme d'habitude)

    Comme chaque vendredi (du moins pendant le ramadan), le ministre de l’Intérieur est allé à la mosquée et a participé à l’iftar. Hier c’était à Montauban. Pour soutenir la communauté musulmane durement frappée par ce que le maire de Montauban, Brigitte Barèges, appelle un « acte odieux et blasphématoire » : deux têtes de porcs avaient été déposées devant la mosquée.

    « L'acte que vous avez subi est ignoble », a dit Manuel Valls aux musulmans, sans parler de blasphème puisqu’il sait, lui, que le blasphème n’existe pas dans le langage ni dans les lois de la République, mais affirmant néanmoins cette incongruité que « s'attaquer ainsi à une religion, c'est s'attaquer à la République » (ce qui n’empêche pas que la République puisse s’attaquer à la religion catholique, il ne faut pas tout confondre…).

    On remarque que pour toute la classe politico-médiatique, le fait de déposer deux têtes de porc devant une mosquée est une « profanation ». Mais que les authentiques profanations d’églises et de cimetières sont des actes de « vandalisme ». C’est pourquoi, dans ces cas-là, le ministre ne se déplace pas.

  • Saint Dominique

    Deus, qui Ecclésiam tuam beáti Dominici Confessóris tui illumináre dignátus es méritis et doctrinis : concéde ; ut ejus intercessióne temporalibus non destituatur auxiliis, et spiritualibus semper profíciat increméntis. Per Dóminum nostrum…

    « Seigneur qui avez daigné éclairer votre Église par les mérites et l’enseignement de votre bienheureux confesseur Dominique, faites que, par son intercession, elle ne soit pas privée des secours temporels, et qu’elle avance de plus en plus dans les voies spirituelles ». On demande donc ici deux choses : les temporalia auxilia pour le corps, et les spiritualia incrementa pour l’âme. Remarquons le langage significatif de l’Église. Les temporalia auxilia sont demandés en vue des spiritualia incrementa, car toutes les choses créées sont des moyens et non une fin. Elles ont pour but d’aider l’âme à atteindre Dieu, sa fin dernière surnaturelle.

    Bienheureux cardinal Schuster