Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Faut oser…

    « Pourquoi parle-t-on de Merah comme s’il avait effectivement été le responsable de tous ces meurtres ? »

    C’est ce qu’on peut lire sur le site « Havre de savoir », qui paraît être une émanation de l’UOIF au Havre.

    En bref, toute l’affaire est un montage de Sarkozy pour se faire réélire.

  • Référendum en Irlande

    Le référendum sur le traité du pacte budgétaire européen aura lieu le 31 mai.

    L’Irlande est toujours le seul pays où le peuple ait le droit de donner son avis.

  • Malin

    Le parti islamiste tunisien Ennahda a décidé de ne pas modifier le premier article de la Constitution*. Il n’y sera donc pas question de la charia.

    On peut reprocher bien des choses à Rached Ghannouchi, mais pas d’être un imbécile. Il est même particulièrement malin. On n’en dira pas autant du Figaro qui tombe à pieds joints dans le panneau en titrant : « La Tunisie renonce à la charia ». Sic. Ou des autres commentateurs qui se félicitent d’une telle décision par laquelle la Tunisie laïque donne une fois de plus l’exemple aux autres révolutions du printemps arabe…

    Le Figaro ne s’étonne pas que ce soit Rached Ghannouchi qui fasse une conférence de presse pour expliquer que la charia ne sera pas mentionnée dans la Constitution. Pourtant Rached Ghannouchi n’exerce aucune autorité dans les institutions tunisiennes, et il ne fait pas partie de l’Assemblée constituante.

    Mais il est l’autorité tout court : l’autorité de l’islam.

    Rached Ghannouchi a expliqué que la charia « est une notion un peu floue pour l'opinion publique », et que « des pratiques erronées dans certains pays ont suscité la peur ». Il ne faut donc pas graver dans la loi fondamentale « des définitions ambiguës qui risquent de diviser le peuple ». En clair : ne pas inscrire la charia dans la Constitution, ça rassure la communauté internationale (ce qui est d’une importance cruciale vu l’état économique du pays), et ça permet de conserver le fragile équilibre politique interne et la fiction de l’unité entre les laïques et les islamistes. Cela étant dit, ajoute Rached Ghannouchi, « l'islam est la religion de l'État, avec tout ce que cela implique »…

    * « La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain. Sa religion est l'islam, sa langue l'arabe et son régime la République. »

  • « Un symptôme d’extrême décadence morale »

    La presse britannique s’indigne de la position du gouvernement dans l’affaire des femmes qui ont perdu leur travail parce qu’elles portaient une croix, à la suite du Sunday Telegraph qui a révélé l’argumentation que va tenir le gouvernement face à la Cour européenne des droits de l’homme, saisie par les deux femmes. En bref, la foi catholique n’exige pas que l’on porte une croix, par conséquent les employeurs ont le droit d’interdire le port d’une croix. (En fait, le gouvernement est bien obligé de défendre les décisions de justice britanniques devant la CEDH. Et il fait savoir en substance qu’il espère perdre devant les juges de Strasbourg et que si ce n’est pas le cas il fera voter une loi en faveur des chrétiens.)

    L’affaire fait réagir le patriarcat de Moscou. « Ces libéraux occidentaux qui sont en train de rendre obligatoires, pour des gens libres, des normes totalitaires, font une grosse erreur », a déclaré le métropolite Hilarion, directeur du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou. Ces gens-là n’ont pas vécu les persécutions contre l’Eglise, a-t-il ajouté, et « ils ne savent pas ce que l’on ressent quad on vous arrache une croix du cou ». « Introduire, ou même seulement évoquer, de telles normes, c’est comme un symptôme de maladie mentale ou d’extrême décadence morale. »

    Le métropolite dit qu’il a passé quelque temps en Grande-Bretagne et qu’il a vu comment « les modèles libéraux et anarchistes se propagent rapidement dans l’espace public ».

  • Mercredi de la Passion

    On célébrait les encénies à Jérusalem ; et c’était l’hiver. Et Jésus se promenait dans le temple…

    Les traductions courantes parlent de la fête de la dédicace. Pourtant ce n’était pas la fête de la dédicace. Le mot latin est « encaenia », calqué sur le grec egkainia. Et le mot grec était tellement passé dans le latin courant, explique saint Augustin, que l’on employait le verbe formé sur encaenia pour dire qu’on portait pour la première fois un nouveau vêtement. L’idée est donc celle de la nouveauté (grec kainos : nouveau). Il s’agit en fait de la commémoration de la purification du Temple, opérée par Judas Macchabée vers 165 avant Jésus-Christ. Jérusalem avait été complètement hellénisée, et le roi de Syrie avait offert des sacrifices païens sur l’autel du Temple. Judas Macchabée ayant repris Jérusalem, il purifia le Temple, et c’est l’anniversaire de ce jour, de ces huit jours de fête, que célèbrent les egkainia : c’est le renouvellement du Temple comme maison du seul vrai Dieu. Cette fête est toujours célébrée par les israélites, sous le nom hébreu de Hanouka (alors que toutes les sources de la fête sont en grec). Et elle a dérivé en fête des lumières puisqu'ils n'ont plus de Temple.

    Donc, on célébrait les encénies, c’était l’hiver, Jésus se promenait dans le Temple. Et les juifs lui demandent de leur dire clairement s’il est le Christ. Et il parle de son Père, pour dire que lui et son Père sont un. Et ils prennent des pierres pour le lapider.

    Jésus se promène dans le Temple parce qu’il est chez lui dans le Temple. C’est la maison de son Père et lui et son Père ne font qu’un. C’est la fête du renouvellement apporté par le Christ (en hiver, à Noël, il est la lumière nouvelle qui naît dans les ténèbres du solstice). Après avoir purifié le Temple, dit la Bible, Judas Macchabée et ses compagnons « érigèrent un autre autel », et offrirent des sacrifices. Le véritable nouvel autel, c’est le Christ. Et le véritable nouveau sacrifice, c’est lui qui va l’accomplir, en se sacrifiant lui-même. En cette fête, ajoute le texte, Judas Macchabée et ses partisans célébrèrent en même temps la fête des tentes (ou des « tabernacles »), parce que, en fuite dans les montagnes, ils n’avaient pas pu le faire. « C’est pourquoi ils portaient des branches couvertes de feuillages, des rameaux verts et des palmes, en l’honneur de Celui qui leur avait procuré la faveur de purifier son Temple. » Ce n’est pas autre chose que l’annonce de la fête des Rameaux, dimanche prochain…