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  • Un gouvernement en Libye

    Les rebelles libyens ont réussi à constituer un gouvernement provisoire. Très critiqué notamment par les Berbères et par les révolutionnaires de Benghazi, qui ne se considèrent pas assez représentés.

    On note que le poste clef du ministère du pétrole a été confié à Abdelrahmane ben Yazza : il était jusqu’ici un des dirigeants du géant pétrolier italien ENI.

    Au moins, sur ce plan-là, c’est clair.

    Quant au ministère de la Défense, il est confié à un parfait inconnu : Oussama Jouili, commandant militaire de Zenten. L’homme est récompensé pour avoir arrêté Seif al Islam (alors qu’il n’y est pour rien, puisque le principal fils de Kadhafi a été trahi par un guide).

  • Manœuvres égyptiennes

    Le gouvernement égyptien a démissionné pour protester contre la répression des manifestants de la place Tahrir. Au moment même où une nouvelle manifestation, de grande ampleur, devait se dérouler, le pouvoir militaire a tenu une réunion avec les dirigeants des partis politiques. Ça tombait bien, les Frères musulmans avaient dit qu’ils ne participeraient pas à la manifestation. Et les partis qui participaient à la manifestation ne voulaient pas discuter avec les militaires. A l’issue de la réunion a été décidée la formation d’un gouvernement de salut national « dont la mission serait la réalisation des objectifs de la révolution du 25 janvier ». En fait, le gouvernement de l’alliance, désormais bien visible, entre les Frères musulmans et l’armée.

    D’autre part, il a été annoncé que l’élection présidentielle aurait lieu en juillet 2012, et non vers la fin de l’année, comme le laissait entendre les militaires jusqu’ici, ce qui suscitait la colère des révolutionnaires puisque le conseil suprême des forces armées avait dit qu’il abandonnerait le pouvoir après cette élection.

  • Le nom de Jésus-Christ

    L’Autorité pour les Télécommunications du Pakistan a établi une liste de 1.600 mots prohibés dans les SMS, et donné l’ordre aux sociétés de téléphone mobile de bloquer les SMS contenant un de ces mots vulgaires ou obscènes. Parmi les mots en question : Jésus-Christ.

    L’Eglise catholique a aussitôt protesté, un député chrétien a improvisé une manifestation devant le Parlement, et des organisations de défense des droits de l’homme ont annoncé qu’elles contesteraient l’ordonnance en justice.

    Quelques heures plus tard, l’Autorité annonçait une révision de la liste…

  • L’abbé Michel nommé à côté...

    L’abbé Francis Michel, l’ancien curé de Thiberville, n’est plus « excommunié » par son évêque. Mgr Nourrichard a dû manger la moitié de son chapeau, tout en ayant la satisfaction d’humilier une nouvelle fois le curé qui osait dire la messe en latin et avoir la paroisse la plus florissante du diocèse. Rome avait nommé un médiateur, en la personne de l’évêque voisin, Mgr Boulanger. Au final, l’abbé Michel devient « recteur » (?) du Planquay, l’une des paroisses qu’il desservait en tant que curé de Thiberville (et dont le maire est la femme du maire de Thiberville). C’est, dit-il, l’église la plus petite et la plus humide de la région. Il pourra y célébrer la messe comme bon lui chante (puisqu’il y a le motu proprio), mais comme il n’est pas curé il ne pourra pas s’occuper de catéchèse et devra demander l’autorisation pour célébrer un baptême ou un mariage…

  • Saint Clément Ier

    Saint Clément, disciple de saint Pierre, régna comme pape de 90 à 101 ; saint Paul le mentionne (Phil., 4, 3) comme son compagnon. Sa lettre aux Corinthiens est une vénérable relique de ce Père Apostolique. Le bréviaire raconte ceci à son sujet : Son zèle pour les âmes le fit bannir par l’empereur Trajan en Chersonèse (presqu’île de Crimée), où il trouva 2000 chrétiens que ce même empereur y avait exilés. En arrivant parmi eux, saint Clément se mit à les consoler : “Tous criaient d’une seule voix : Priez pour nous, saint Clément, afin que nous soyons dignes des promesses du Christ. Il leur dit : Ce n’est pas à cause de mes mérites que le Seigneur m’a envoyé à vous pour me faire partager votre couronne” (5e répons). Comme ils se plaignaient d’être forcés d’aller chercher de l’eau potable à six milles de distance, il leur donna ce conseil : “Prions tous le Seigneur Jésus-Christ d’ouvrir une source pour ses confesseurs” (Ant. de Magn. aux 1res vêpres). “Pendant que saint Clément priait, l’Agneau de Dieu lui apparut, sous les pieds duquel coulait une source d’eau vive” (4e répons). A ce miracle, “tous les païens des environs embrassèrent la foi” (Ant.). Lorsque Trajan en eut connaissance, il donna l’ordre de jeter Clément à la mer avec une ancre au cou : “Quand il commença à se diriger vers la mer, le peuple s’écria d’une voix forte : Seigneur Jésus-Christ, sauvez-le. Mais Clément disait en pleurant : Père, recevez mon esprit” (Ant. de Ben.). Les chrétiens allèrent sur le rivage prier Dieu de leur rendre le corps. Alors, la mer s’étant retirée à trois milles, ils trouvèrent le corps du saint dans un sarcophage de pierre, placé à l’intérieur d’une petite chapelle de marbre, et à côté de lui l’ancre. “Vous avez, Seigneur, préparé dans la mer une demeure à votre martyr Clément, à la manière d’un temple de marbre fabriqué par la main des anges” (6e répons). Le corps de ce saint fut apporté plus tard, sous Nicolas 1er (858-67), à Rome par les deux apôtres des Slaves, les saints Cyrille et Méthode, et déposé dans l’église qui lui est dédiée (Saint Clément). Cette église est l’une des plus vénérables de Rome parce qu’elle montre encore parfaitement l’ancienne ordonnance liturgique de la primitive Église.

    Dom Pius Parsch