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  • L’auteur de "Moschee Baba" acquitté

    Alexandre Segert, le concepteur du jeu en ligne "Moschee Baba" (By Bye mosquées), qui consistait à démolir le plus possible de minarets (qui poussaient comme des champignons de plus en plus vite), et le chef du FPÖ de la province de Styrie Gerhard Kurzmann, son principal complice (commanditaire du jeu), étaient poursuivis pour incitation à la haine. Ils ont été acquittés par le tribunal de Graz.

    On notera que le procureur (qui fait appel) voyait dans ce jeu un grand danger… en raison des réactions possibles d’islamistes… C’est le parquet de Graz qui avait interdit le jeu peu après sa mise en ligne.

  • L’avocat de l’assassin de Salman Taseer est une vieille connaissance

    Le chef de l’escouade d’avocats de Mumtaz Qadri, l’homme qui a assassiné le gouverneur du Pendjab Salman Taseer, est Khawaja Muhammad Sharif. Lequel est l’ancien président de la Haute Cour de Lahore, aujourd’hui à la retraite.

    Khawaja Muhammad Sharif, fait remarquer l’agence Fiides, est l’homme qui, en tant que président de la Haute Cour de Lahore, avait interdit au président pakistanais de gracier Asia Bibi (ce qui était purement et simplement un abus de pouvoir, comme l’avait confirmé la Cour suprême), et avait promulgué une ordonnance interdisant au gouvernement d’amender la loi sur le blasphème avant la fin du procès. Et dans le même temps il repoussait la date du procès en appel, qui semble-t-il n’est d’ailleurs toujours pas fixée. Alors que le procès en appel de Mumtaz Qadri (condamné à mort le 1er octobre) a quant à lui déjà commencé.

    Khawaja Muhammad Sharif entend faire déclarer la Cour antiterroriste « incompétente pour défaut de juridiction » (Qadri n’est pas un terroriste mais un héros de l’islam) et demander à la Haute Cour d’Islamabad d’appliquer la juridiction islamique grâce à laquelle Qadri retrouvera la liberté en appliquant le « diyat » (le « prix du sang ») permettant au meurtrier de dédommager la famille de la victime au travers du versement d’une somme lui obtenant le « pardon » et la liberté.

  • Une première en Tunisie

    Extrait d’un article d’El Watan :

    « La Tunisie a connu, hier, un événement politique majeur qui risque d’affecter largement le sort de sa première élection démocratique du 23 octobre, née de la Révolution du jasmin du 14 janvier qui a chassé Ben Ali du pouvoir. Une marée humaine a en effet déferlé sur les rues de la capitale pour éructer sa bourrasque de colère sur Nessma TV, qui fait l’objet d’une polémique et de menaces sans pareilles depuis qu’elle a eu l’outrecuidance de montrer un film jugé par les salafistes tunisiens comme une atteinte à la foi des musulmans. (…) Sur les trottoirs, des balcons des immeubles, les Tunisiens voient, pour la première fois, une manifestation islamiste de cette ampleur alternant des cris de plus en plus stridents à mesure que la foule grossissait le long de son parcours. »

    C’était l’une des trois manifestations islamistes qui ont eu lieu à Tunis hier, à la suite des prêches dans les mosquées.

    D’autre part, un commando de 200 hommes a saccagé le domicile du patron de Nessma TV, qui s’était pourtant platement excusé et avait promis qu’une telle erreur ne se reproduirait plus.

  • Islamistes à nos frais

    Les dix islamistes algériens de la "filière tchétchène" sont sortis de prison pour être assignés à résidence à Aiguebelle dans les Alpes. Le logement, la nourriture et l’argent de poche sont financés par le contribuable français, aux alentours de 600.000 € par an, nous apprend France 24, ajoutant que ”ça peut durer ad vitam aeternam”.

    Bon, ils ne sont pas éternels, quand même. Mais c’est vrai qu’ils sont encore jeunes…

    (via François Desouche)

  • Les curieux effets du « mariage communautaire »

    Vus par Le Parisien :

    Un bouchon d'une vingtaine de kilomètres s'est formé sur l'autoroute A13, ce vendredi après-midi, entre Poissy et Mantes-la-Jolie (Yvelines). Un mariage communautaire serait à l'origine de cet incident. Vers 15 h 30, un convoi formé par les véhicules des participants à cette cérémonie a perturbé la circulation sur l'autoroute à la hauteur de la commune de Guerville, dans le sens Paris-province.

    Le trouble était tel que les CRS sont intervenus pour rétablir l'ordre. Cette opération a paralysé le trafic jusqu'aux alentours de 16h 30, heure à laquelle la circulation a pu reprendre normalement.

  • Sainte Thérèse (d’Avila)

    Prier, dit-elle, «signifie fréquenter avec amitié, car nous fréquentons en tête à tête Celui qui, nous le savons, nous aime» (Vie 8, 5). L’idée de sainte Thérèse coïncide avec la définition que saint Thomas d’Aquin donne de la charité théologale, comme amicitia quaedam hominis ad Deum, un type d’amitié de l’homme avec Dieu, qui le premier a offert son amitié à l’homme; l’initiative vient de Dieu (cf. Summa Theologiae -II, 21, 1). La prière est vie et se développe graduellement en même temps que la croissance de la vie chrétienne: elle commence par la prière vocale, elle passe par l’intériorisation à travers la méditation et le recueillement, jusqu’à parvenir à l’union d’amour avec le Christ et avec la Très Sainte Trinité. Il ne s’agit évidemment pas d’un développement dans lequel gravir les plus hautes marches signifie abandonner le type de prière précédent, mais c’est plutôt un approfondissement graduel de la relation avec Dieu qui enveloppe toute la vie. Plus qu’une pédagogie de la prière, celle de Thérèse est une véritable «mystagogie»: elle enseigne au lecteur de ses œuvres à prier en priant elle-même avec lui; en effet, elle interrompt fréquemment le récit ou l’exposé pour se lancer dans une prière.

    Benoît XVI