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  • Naguib Sawiris contre les Frères musulmans : c’est parti

    Les autorités égyptiennes ont donné l’autorisation à Naguib Sawiris, mercredi, de fonder son parti politique : le Parti des Egyptiens libres. Naguib Sawiri a lancé son parti le jour même, revendiquant 65.000 adhérents, et attaquant violemment le parti des Frères musulmans, l’accusant de fraude politique et d’impuissance. Dans le même temps, il portait plainte contre le chef du parti, Mohamed Morsi, pour diffamation et incitation à la violence. Mohamed Morsi aurait dit lors d’un meeting (ce qu’il dément) que Naguib Sawiris avait « insulté l’islam » (ce qui dans ce pays est une menace et une incitation à la violence) et qu’il était « un vestige du régime corrompu de Moubarak » - ce qui est notoirement faux.

    Naguib Sawiris, un copte, magnat des télécommunications égyptiennes, est quant à lui sous le coup de plusieurs plaintes pour avoir publié sur sa page Facebook une représentation de Mickey en barbu et Minnie en burqa (c'est l'« insulte à l'islam », bien sûr.).

  • Oh la belle bande d’hypocrites

    Le président du groupe socialiste au Sénat, Jean-Pierre Bel, s’est fendu d’un communiqué, aujourd’hui, pour demander que la « prime exceptionnelle » attribuée aux sénateurs soit annulée et qu’elle soit « immédiatement remboursée » par les sénateurs, qui ne l’ont « jamais demandée ».

    Hier, le président centriste de la commission des Finances, Jean Arthuis, la sénatrice PS Nicole Bricq et le président du groupe centriste François Zocchetto ont annoncé qu'ils refusaient cette prime. Et Jean Arthuis a également demandé qu’elle soit annulée.

    Cette prime exceptionnelle de 3.531,61 € a été versée au début de la semaine dernière. Son existence a été révélée mercredi. Ce n’est pas au versement de la prime que les vertueux sénateurs répondent, c’est à la révélation médiatique de son existence…

  • Interdiction des minarets en Suisse : la CEDH rejette les requêtes

    La Cour européenne des droits de l'homme a déclaré irrecevables les requêtes concernant l’interdiction de la construction de minarets en Suisse.

    La CEDH rappelle que pour qu’une requête soit recevable, le requérant doit pouvoir se dire concrètement victime d’une violation de la Convention : victime directe, ou indirecte, ou (exceptionnellement) potentielle.

    Or les requérants ne sont pas des victimes directes ou indirectes d’une violation des articles 9 (liberté de religion) ou 14 (interdiction de la discrimination) de la Convention, du fait de l’interdiction de construire des minarets.

    « Reste pour la Cour à examiner s’ils peuvent se prétendre victimes potentielles. Or, elle constate que les requérants n’ont pas soutenu qu’ils pourraient envisager dans un avenir proche la construction d’une mosquée pourvue d’un minaret. Ils n’ont donc pas rendu vraisemblable que la disposition constitutionnelle en question puisse leur être appliquée. La simple éventualité que cela puisse être le cas dans un avenir plus ou moins lointain n’est pas, aux yeux de la Cour, suffisante. Par conséquent, ces requêtes ayant uniquement pour but de contester une disposition constitutionnelle applicable de manière générale en Suisse, la Cour considère que les requérants n’ont pas apporté la preuve de circonstances tout à fait exceptionnelles susceptibles de leur conférer la qualité de victimes potentielles. »

    La CEDH ajoute qu’on la saisit de façon abusive, car « les juridictions suisses seraient en mesure d’examiner la compatibilité avec la Convention d’un éventuel refus d’autoriser la construction d’un minaret ».

  • « Financer l’avortement est une affaire privée »

    Dans le n°75 de Daoudal Hebdo (avril 2010), j’avais longuement rendu compte du lancement de l’initiative populaire suisse « Financer l’avortement est une affaire privée », lancée essentiellement par l’UDC.

    Elle suit son cours : le 4 juillet, les 100.000 signatures nécessaires (111.000, en fait) ont été déposées à la Chancellerie fédérale.

  • Sainte Elisabeth de Portugal

    Domáre cordis ímpetus Elísabeth
    Fortis, inópsque Deo
    Servíre, regno prǽtulit.

    En fúlgidis recépta cæli sédibus,
    Sidereǽque domus
    Ditáta sanctis gáudiis.

    Nunc regnat inter cǽlites beátior,
    Et premit astra, docens
    Quæ vera sint regni bona.

    Patri potéstas, Filióque glória,
    Perpetuúmque decus
    Tibi sit, alme Spíritus. Amen

    Dompter les mouvements de son cœur
    et servir Dieu dans la pauvreté,
    c’est ce que l’héroïque Élisabeth préféra à un royaume.

    Aussi la voilà reçue dans l’éblouissant palais du ciel,
    et inondée des saintes délices
    de la demeure céleste.

    Plus heureuse à présent de régner parmi les habitants des cieux,
    elle domine les astres, nous apprenant
    quels sont les biens de la véritable royauté.

    Puissance au Père, gloire au Fils,
    honneur éternel à vous,
    Esprit vivifiant. Amen.

    (Hymne des matines et des vêpres, du pape Urbain VIII qui a mis la reine Elisabeth du Portugal au catalogue des saints en 1625.)