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  • Islam tolérant

    Quelque 1.500 musulmans ont incendié mardi deux églises et pillé une troisième en Indonésie, dans le centre de Java.

    Ils protestaient contre la condamnation à cinq ans de prison d'un homme accusé d’avoir distribué des tracts contre l'islam. C’était la peine maximale. Mais les musulmans voulaient qu’il soit condamné à mort.

    Rappelons, comme toujours, que l’Indonésie est le pays de l’islam modéré, tolérant et pacifique.

  • La pression de la culture de mort

    Le Pr Frydman a annoncé ce matin au cours d’une conférence de presse la naissance du premier « bébé médicament » en France.

    En fait le bébé (Umut-Talha, oui, c’est son nom... turc) est né le 26 janvier. La naissance a été annoncée aujourd’hui parce que c’est ce soir que commence à l’Asemblée nationale la discussion de la loi de bioéthique. Et il s’agit ouvertement de faire pression sur les députés pour que les chercheurs puissent aller plus loin dans la manipulation et le charcutage des embryons.

    Le « bébé médicament » est fabriqué dans le but de soigner théoriquement ses frères et sœurs malades. Il n’est pas voulu pour lui même. Ce n’est pas une personne, c’est un outil.

    Pour le fabriquer, il faut procéder à un double diagnostic pré-implantatoire. C’est-à-dire qu’on produit un certain nombre d’embryons, et on élimine tous ceux qui ont la maladie des aînés, et tous ceux qui ne sont pas compatibles. Le bébé-instrument est d’abord le fruit de multiples avortements.

    C’est la première fois que ça « réussit » en France. Plus précisément, il y avait eu jusque-là 9 « tentatives » (soit des dizaines, ou des centaines, d’avortements), se soldant par deux grossesses, dont une qui avait abouti, mais c’était un bébé non compatible…

  • Comment le croyant invoque son Dieu

    Dans une interview à Radio Vatican, le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, a détaillé le lancement à Paris du « Pravis des gentils », les 24 et 25 mars prochains, dont les manifestations ont déjà été annoncées.

    Il ne me semble pas avoir lu ceci auparavant :

    « Dans la cathédrale Notre-Dame, a ajouté le cardinal, la communauté de Taizé préparera une veillée de prière “pour montrer aux non-croyants comment le croyant invoque son Dieu”. »

    Ah bon. Du coup je me demande si je suis croyant…

  • Saint Jean de Matha

    Jean de Matha, instituteur de l’Ordre de la très sainte Trinité pour la Rédemption des captifs, naquit à Faucon en Provence, de parents distingués par leur piété et leur noblesse : il se rendit à Aix, puis à Paris, pour ses études. Après y avoir achevé le cours de théologie, il obtint le bonnet de docteur. Sa science et ses vertus déterminèrent l’Évêque de Paris à lui conférer, malgré son humble résistance, l’ordre sacré de la prêtrise, afin que, durant son séjour dans cette ville, l’exemple de sa sagesse et de sa conduite éclairât la jeunesse studieuse. Comme il offrait pour la première fois à Dieu le saint Sacrifice, dans la chapelle de l’Évêque, qui y assistait avec d’autres personnes, il fut réjoui par une faveur céleste : un Ange lu apparut vêtu d’une robe d’une éclatante blancheur, portant attachée sur sa poitrine une croix rouge et bleue, et tenant les bras croisés et les mains posées sur deux captifs, l’un chrétien et l’autre maure, placés à ses côtés. Ravi en extase par cette vision, l’homme de Dieu comprit aussitôt qu’il était destiné à racheter les captifs du pouvoir des infidèles.

    Pour procéder avec plus de maturité dans une chose de cette importance, il se retira dans la solitude, et là, il advint, par la volonté divine, qu’il rencontra Félix de Valois qui habitait déjà le même désert depuis nombre d’années. Pendant l’espace de trois ans, il vécut dans sa société en s’exerçant à la prière, à la contemplation et à la pratique de toutes les vertus. Or il arriva, tandis qu’ils s’entretenaient des choses divines au bord d’une fontaine, qu’un cerf s’approcha d’eux, portant entre ses cornes une croix de couleur rouge et bleue. Comme Félix s’étonnait de la nouveauté de ce spectacle, Jean lui raconta la vision qu’il avait eue à sa première Messe. Après ce miracle, ils s’appliquèrent avec plus de ferveur encore à l’oraison ; puis, en ayant reçu trois fois l’avertissement en songe, ils résolurent de partir pour Rome, afin d’obtenir du souverain Pontife l’institution d’un nouvel Ordre pour le rachat des captifs. Pendant ce temps, Innocent III avait été élu, il les reçut avec bonté, et comme il délibérait sur leur projet, un Ange vêtu de blanc, ayant une croix de deux couleurs, lui apparut sous l’aspect d’un homme qui rachète des captifs : c’était en la seconde fête de sainte Agnès, durant la Messe solennelle, dans l’église de Latran, au moment de l’élévation de la sainte Hostie. Le Pontife approuva donc leur institut, ordonna qu’on l’appelât l’Ordre de la très sainte Trinité de la Rédemption des captifs, et voulut que ceux qui y feraient profession portassent un habit blanc, avec une croix rouge et bleue.

    L’ordre ainsi institué, les saints fondateurs revinrent en France, et ayant bâti leur premier monastère à Cerfroid, dans le diocèse de Meaux, Félix demeura pour le gouverner, tandis que Jean repartit avec quelques-uns de leurs compagnons pour Rome, où Innocent III leur donna la maison, l’église et l’hospice de Saint-Thomas de Formis, sur le mont Cœlius, avec plusieurs revenus et propriétés. Il leur remit des lettres pour l’émir qui régnait au Maroc, et l’œuvre de la rédemption commença ainsi sous d’heureux auspices. Alors Jean se dirigea vers l’Espagne, opprimée en grande partie sous le joug des Sarrazins et il excita les cœurs des rois, des princes, et des autres fidèles à la compassion envers les captifs et les pauvres. Il édifia des monastères, érigea des hospices, et racheta beaucoup de captifs, au grand profit de leurs âmes. Enfin, de retour à Rome et s’y dévouant aux œuvres saintes, usé par des labeurs assidus et affaibli par la maladie, brûlant du plus ardent amour pour Dieu et le prochain, il fut réduit à l’extrémité. Ayant fait assembler tes frères, il les exhorta de la manière la plus persuasive à continuer cette œuvre de la rédemption, que le Ciel même avait indiquée ; puis il s’endormit dans le Seigneur, le seize des calendes de janvier, l’an du salut mil deux cent treize ; son corps fut enseveli dans l’église même de Saint-Thomas de Formis avec l’honneur dû à ses mérites.

    (bréviaire)