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  • Un premier juge contre l’ObamaCare

    Un juge fédéral de Virginie, Henry Hudson, a déclaré inconstitutionnelle la réforme du système d'assurance-maladie d’Obama. C’est le premier magistrat à se prononcer contre la législation, qui a été confirmée par deux autres juges en Virginie et dans le Michigan.

    Le ministre de la Justice de Virginie Ken Cuccinelli a entamé une action en justice contre le texte exigeant que les citoyens souscrivent une assurance santé sous peine d'être financièrement sanctionnés à compter de 2014. Il considère (logiquement) que le gouvernement fédéral n'a pas constitutionnellement autorité pour imposer une telle exigence.

    D'autres procédures judiciaires sont en cours, notamment une en Floride.

    Et cela se terminera, Dieu sait quand, devant la Cour suprême.

  • La Halde n’existe déjà plus

    Le conseil des prud'hommes de Mantes-la-Jolie a validé le licenciement, par la crèche associative Baby loup, pour "faute grave", d'une salariée voilée. Le jugement souligne "l'insubordination caractérisée et répétée" de la salariée.

    En mars, la Halde avait rendu un avis donnant raison à la salariée, avis confirmé par une note juridique le mois suivant. Or les tribunaux, quels qu’ils soient, se rangent aux avis de la Halde, qui est l’autorité suprême.

    Mais la nouvelle présidente de la Halde, Jeannette Bougrab, avait demandé une nouvelle délibération à ses services et, en marge de l’audience, avait pris position en faveur de la direction de la crèche…

    La Halde n’a pas publié de nouvel avis, et les prud’hommes ont jugé comme Jeannette Bougrab, laquelle est désormais remplacée à la tête de la Halde par un handicapé…

  • Wolfgang Schaüble prophétise l’union politique pour dans dix ans

    Dans une interview au Bild am Sonntag, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble, faisant allusion à diverses déclarations de Sarkozy et Merkel sur une harmonisation fiscale et budgétaire dans l’UE, a déclaré : « La décision de base était que la politique fiscale et budgétaire devait être décidée au niveau national. Si cela doit être changé, alors nous pouvons en parler. » Et il a prédit que « dans dix ans nous aurons une structure qui ressemblera beaucoup plus à ce que l’on décrit comme une union politique ».

    Le Spiegel, soulignant que Wolfgang Schaüble fait pression pour une coordination poussée des politiques financières franco-allemandes, ajoute qu’en privé il propose la fusion des ministères des Finances allemand et français.

    Le 6 décembre, Wolfgang Schaüble a été désigné comme le ministre des Finances de l’année par un jury d’économistes réunis par le Financial Times…

  • Dix députés coptes

    A la suite des législatives en Egypte, le président Hosni Moubarak a nommé sept coptes sur les dix députés qu’il lui revient de nommer.

    Contrairement à ce que j’ai écrit dans Daoudal Hebdo (malgré de longues recherches, je n’avais rien trouvé), trois coptes ont été élus. Cela fait donc en tout dix députés coptes. Contre six dans la précédente législature (tous nommés par le président).

    Si les coptes pouvaient participer normalement à la vie politique, il y en aurait au moins une quarantaine.

  • Le blasphème au Pakistan

    Au Pakistan, tous les prétextes sont bons pour accuser quelqu’un de blasphème, y compris les faux prétextes, ce qui permet de mettre un chrétien, ou un membre d'une autre minorité, ou simplement un rival, en prison. Le dernier cas en date montre jusqu’où cela peut aller.

    Un médecin a été arrêté sur plainte d’un confrère qui lui avait rendu visite dans sa clinique, car le premier avait jeté à la corbeille la carte de visite du second. Or celui-ci s’appelle Muhammad…

    Le "blasphémateur" fait partie de la minorité ismaélienne…

  • L’islamisation réelle et la réponse chrétienne

    "Vous pensez que notre pays est en danger d’islamisation galopante. Vous avez raison et êtes peut-être encore loin du compte !"

    Un article de Jean-François Chemain à lire intégralement.

  • La patience

    Extrait de l’allocution de Benoît XVI à l’Angélus d’hier.

    « Voyez le laboureur, écrit saint Jacques : il attend patiemment le précieux fruit de la terre jusqu'aux pluies de la première et de l'arrière-saison. Soyez donc patients, vous aussi ; affermissez vos coeurs, car l'Avènement du Seigneur est proche » (Jc 5, 7-8).

    La comparaison avec le paysan est très expressive : qui a semé dans le champ a devant lui des mois d'attente patiente et constante, mais il sait que la semence pendant ce temps-là accomplit son cycle, grâce aux pluies d'automne et de printemps.

    L'agriculteur n'est pas fataliste, mais il est le modèle d'une mentalité qui unit de façon équilibrée foi et raison, parce que d'une part il connaît les lois de la nature et il accomplit bien son travail, et de l'autre, il se confie dans la Providence, parce que certaines choses fondamentales ne sont pas entre ses mains, mais dans les mains de Dieu. La constance et la patience sont justement la synthèse entre l'engagement humain et la confiance en Dieu.

  • Es-tu celui qui doit venir ?

    Extrait de l’homélie de Benoît XVI, hier, à la paroisse Saint Maximilien Kolbe de Rome.

    Nous avons entendu dans l'Évangile la question de Jean-Baptiste qui est en prison: le Baptiste, qui avait annoncé la venue du juge qui change le monde, et qui sent à présent que le monde reste le même. Il fait donc demander à Jésus: "Es-tu celui qui doit venir? ou devons-nous en chercher un autre? Est-ce toi ou devrions-nous en attendre un autre?".

    Au cours des deux ou trois derniers siècles, beaucoup ont demandé: «Mais est-ce vraiment toi? Ou bien le monde doit-il être changé de façon plus radicale. Ne le fais-tu pas?".
    Et tant de prophètes, d'idéologues de dictateurs sont venus, qui ont dit: "Ce n'est pas lui! Il n'a pas changé le monde! C'est nous". Et ils ont créé leur empire, leur dictature, leur totalitarisme, qui devaient changer le monde. Et il a changé, mais d'une manière destructrice. Nous savons aujourd'hui que de ces promesses, il n'est resté qu'un grand vide et une grande destruction. Ce n'étaient pas eux.

    Et ainsi, encore une fois, nous devons voir le Christ et demander au Christ: «Est-ce toi?». Le Seigneur, à la manière silencieuse qui est la sienne, répond:. "Voyez ce que moi j'ai fait, je n'ai pas fait une révolution sanglante, je n'ai pas changé le monde par la force, mais j'ai allumé beaucoup de lumières qui forment en même temps un chemin de lumière, au cours des millénaires. "

    Commençons ici, dans notre paroisse: Saint Maximilien Kolbe, qui s'est offert à mourir de faim pour sauver un père de famille. Quelle grande lumière il est devenu! Que de lumière est venue de cette figure, et en a encouragé d'autres à se donner, pour être proches des souffrants, des opprimés! Pensons au Père Damien de Veuster qui s'est prodigué pour les lépreux, qui a vécu et qui est mort avec et pour les lépreux, et a donc apporté la lumière à cette communauté. Pensons à Mère Teresa, qui a tellement donné de lumière à ceux qui, après une vie sans lumière, sont mort avec le sourire, parce qu'ils ont été touchés par la lumière de l'amour de Dieu

    Et ainsi, nous pourrons continuer, et nous verrons, comme le Seigneur l'a dit en réponse à Jean, que ce n'est pas la révolution violente du monde, ce ne sont pas les grandes promesses qui changent le monde, mais c'est la lumière silencieuse de la vérité, de la bonté de Dieu qui est le signe de Sa présence et qui nous donne la certitude que nous sommes aimés jusqu'à la fin et que nous ne sont pas oubliés, nous ne sommes pas un produit du hasard, mais d'une volonté d'amour.

    Ainsi nous pouvons vivre, nous pouvons sentir la proximité de Dieu: "Dieu est proche", dit la première lecture d'aujourd'hui, il est proche, mais nous sommes souvent éloignés. Approchons-nous, allons en présence de sa lumière, prions le Seigneur et au contact de la prière, devenons nous aussi lumière pour les autres.

  • Sainte Lucie

    Magnifique commentaire de la messe par dom Pius Parsch :

    C’est un chant nuptial qui retentit dans mon âme. Mon âme doit aujourd’hui, avec sainte Lucie, la fiancée lumineuse, célébrer ses noces mystiques avec le Fils du Roi de gloire (Psaume 44). Mon cœur tressaille, à ce chant sacré, quand, aux côtés de sainte Lucie, je me rends à l’église : c’est vraiment la marche nuptiale au-devant du Roi qui va venir. Dans la salle brillante du festin de noces, dans l’église, je vois, sur son trône, le Christ, le plus beau des enfants des hommes ; la force et la justice ceignent ses reins et des flèches acérées percent le cœur de ses ennemis. Je pense à sainte Lucie et au juge irrité dont Dieu anéantit les projets criminels. Lentement, avec les invités aux noces de l’Agneau, je m’avance dans l’église, je respire de plus en plus le parfum de la sainteté et je me laisse bercer par la musique nuptiale. — A la droite du Roi, je vois l’Église parée comme une Reine vêtue d’une robe d’or où brille l’écarlate couleur de sang dans tout l’éclat de sa beauté virginale. « Écoute-moi. ma fille, vois et penche ton oreille tu vas, dans la personne de Lucie, être fiancée comme une vierge pure au divin Roi. Oublie ton peuple et la maison de ton père, ton trésor, ta perle précieuse, c’est le Seigneur ton Dieu, adore-le » (Cet exemple nous montre comment la récitation de tout le psaume de l’Introït approfondit le sens de la messe). A l’Offertoire, avec Lucie et toutes les vierges, je viens, dans ma parure nuptiale m’offrir à l’autel (dans les anciens Missels on lisait non pas afferentur, mais offerentur, il s’agissait donc d’une véritable offrande). Notre offrande s’unit au sacrifice du Christ. Au Canon, le Roi qui passe s’unit mystiquement à moi grâce aux mérites de Sainte Lucie, il me fait participer à sa gloire et, dans la communion, il me donne son corps sacré.