Lors d'une réunion avec l'ambassadeur égyptien à Chypre, Mgr Bishoy, secrétaire du Saint-Synode de l'Eglise copte, a émis l’hypothèse que certains versets anti-chrétiens du Coran ont pu été ajoutés après la mort de Mahomet, par l'un de ses successeurs.
On pourrait y voir un geste destiné à arranger les relations entre musulmans et chrétiens, mais pour l’islam une telle proposition est un véritable blasphème : tout le Coran est parole incréée de Dieu. De ce fait, la polémique est vive, et à Al Azhar on est en « colère »…
Le gouvernement lui-même s’en est mêlé, par la voix de Salem Abdel Geleel, vice-ministre des Biens religieux, qui a déclaré dans un communiqué :
« La foi des musulmans constitue une ligne rouge qui, en aucun cas, ne peut être discutée par un non-musulman. »
Sic. On dédiera cette phrase aux naïfs qui croient que l’on peut réformer l’islam.
L’AFP, laconique, rappelle que la Constitution égyptienne garantit la liberté d'expression…

