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  • Les mariages blancs en Irlande

    Selon le ministère irlandais de la Justice, 10 à 15% des mariages civils, en Irlande, sont désormais des mariages blancs, visant uniquement à contourner les lois sur l’immigration.

    Le nombre de personnes demandant un droit de résidence dans le pays fondé sur un mariage est passé de 1.207 à 2.129 entre 2006 et 2009, et il y en a eu 1.182 au cours des seuls six premiers mois de cette année.

    En tête des statistiques de ces six mois, les Pakistanais : 253, dont 95 ont “épousé” une… Lituanienne. La “femme”, qui vient souvent d’Europe de l’Est, est payée entre 3.000 et 5.000 euros. Les mariages se déroulent éventuellement en présence de deux interprètes, car les “époux” ne se comprennent pas et ne comprennent pas l’anglais… Et, comme on le voit chez nous, ce sont souvent les mêmes personnes qui assistent à plusieurs mariages.

    Le gouvernement irlandais avait tenté de restreindre la portée de la directive de 2004 (transposée en 2006), mais il a été condamné par la Cour de Justice européenne en 2008.

    Aujourd’hui, il cherche de nouveaux moyens de contrôle, mais, comme le dit un responsable régional des Greffes, « nous craignons de pouvoir être accusés de cibler certains groupes et nous avons conscience que nous pourrions être tenus responsables d’entraver le mariage »…

    Le même responsable se désole : « Quand on regarde notre propre Constitution, elle est là pour empêcher les atteintes au mariage, or il apparaît qu’il y a une atteinte effective au mariage. »

    Mais les directives européennes, antinationales, priment les Constitutions nationales. Il serait peut-être temps de s’en rendre compte…

    (Irish Times 1, 2)

  • C’est vrai, quoi, on ne peut plus rien faire…

    Une femme Rom, vivant à Rouen, s’exprime dans le quotidien roumain Romania Libera :

    « Avant, on était dans une situation de liberté totale. Maintenant, quand on entre dans un magasin, si les employés se rendent compte qu’on est des Roms, on est suivi partout dans les rayons où l’on va, jusqu’à la sortie du magasin. On ne peut plus rien voler. »

    « Dans un premier temps, les Roms volaient uniquement pour se nourrir et les Français ne disaient rien. Puis, certains ont exagéré et se sont mis à voler des objets qu’ils revendaient ensuite. Ils ne volaient alors plus de la nourriture, mais des produits d’un prix élevé. Maintenant, dans les supermarchés, on ne laisse même plus les Roms déguster les produits en promotion. »

  • Le feuilleton du “mariage” homosexuel en Californie

    La cour d’appel fédérale de San Francisco a suspendu la décision du juge Vaughn Walker de permettre les “mariages” homosexuels en Californie à partir du 18 août. Elle répond ainsi au référé déposé par les opposants à la parodie de mariage, qui demandaient la suspension du jugement jusqu’à ce que leur appel soit jugé. Les audiences devraient commencer dans la semaine du… 6 décembre.

    Quel que soit l’arrêt de la cour d’appel sur le fond, l’affaire sera portée (par ceux qui auront perdu) devant la Cour suprême fédérale.

  • La messe de Soumela

    Pour la première fois depuis le génocide des Grecs du Pont, une messe a pu être célébrée, le jour de l’Assomption, au monastère orthodoxe de Soumela (en turc Sümela), près de Trabzon en Turquie. Les autorités ont permis à 500 personnes d’assister à cette messe dans l’enceinte du monastère, c’est-à-dire dans la cour, et non dans le bâtiment, cependant que 2.000 autres personnes, selon les autorités, suivaient du dehors, sur un écran géant, la divine liturgie célébrée par le patriarche Bartholomée. Les participants étaient des descendants des rescapés des Grecs du Pont, venus de Grèce ou de Russie.

    La messe est désormais permise en ce haut lieu orthodoxe une fois par an, le 15 août.

    Sans doute le gouvernement turc croit-il ainsi faire la preuve qu’il fait des progrès en matière de respect des minorités religieuses, condition de son adhésion à l’Union européenne…

    Ce n’est pourtant pas une messe annuelle qui change quoi que ce soit à la situation des Eglises en Turquie. Mais les Turcs entendent jouer sur l’émotion considérable que cette autorisation a suscitée. "C’est un événement historique" qui atteste "d'un esprit de coopération et de paix entre notre peuple et celui du pays voisin", a déclaré le Premier ministre grec Georges Papandréou. Nul doute que le gouvernement grec appuiera encore plus fort la demande d’adhésion de la Turquie…

  • Marie montée au ciel

    Extrait de l’homélie de Benoît XVI pour l’Assomption.

    Avec ce terme "ciel" , nous voulons affirmer que Dieu , le Dieu qui s'est fait proche de nous, ne nous abandonne pas, même dans la mort et au-delà , mais a une place pour nous et nous donne l'éternité; nous voulons affirmer qu'en Dieu, il y a une place pour nous. (…) C'est son amour qui vainc la mort et nous donne l'éternité, et c'est cet amour que nous appelons "ciel" : Dieu est si grand qu'il a de la place pour nous. Et l'homme Jésus, qui est en même temps Dieu, est pour nous la garantie que l'être-homme et l'être-Dieu peuvent exister et vivre éternellement l'un dans l'autre. Cela signifie que ce n'est pas seulement une partie de chacun de nous, qui nous sera en quelque sorte arrachée, qui continuera à exister, tandis que d'autres parties tomberont en ruine; cela signifie plutôt que Dieu connaît et aime l'homme tout entier, celui que nous sommes. Et Dieu accueille dans Son éternité ce qui aujourd'hui, dans notre vie faite de souffrance et d'amour, d'espérance, de joie et de tristesse, grandit et devient. L'homme tout entier, toute sa vie, est pris par Dieu, et, par Lui purifié, reçoit l'éternité.

    Chers amis ! Je pense que c'est là une vérité qui doit nous combler de joie profonde. Le christianisme n'annonce pas seulement un quelconque salut de l'âme dans un au-delà imprécis où tout ce qui nous a été précieux et cher en ce monde serait effacé, mais promet la vie éternelle, "la vie du monde à venir": rien de ce qui nous est précieux et cher n'ira en ruine , mais trouvera son accomplissement en Dieu. (…) En Marie montée au ciel, participant pleinement à la résurrection de son Fils, nous contemplons la réalisation de la créature humaine selon "le monde de Dieu".

  • Saint Hyacinthe

    Kiev, la ville sainte des Russies, a résisté cinq ans au zèle de l’apôtre ; les Tartares passent sur elle comme la justice du Tout-Puissant. Tout est à sac dans l’indocile cité. L’universelle dévastation atteint les portes du sanctuaire où l’homme de Dieu achève à peine l’auguste Sacrifice. Revêtu comme il l’est des ornements sacrés, il prend d’une main le divin Sacrement, de l’autre la statue de Marie qui lui demande de ne pas la laisser aux barbares ; et sain et sauf avec ses Frères, il traverse les hordes païennes enivrées de carnage, les rues en flammes, le Dniepr enfin, l’ancien Borysthène, dont les flots rapides, affermis sous ses pieds, garderont la trace de ses pas. Trois siècles plus tard, les témoins entendus au procès de canonisation attestèrent, sous la foi du serment, que le prodige persévérait encore ; on donnait dans le pays le nom de chemin de saint Hyacinthe à ces vestiges toujours visibles sur les eaux d’une rive à l’autre.

    Cependant le Saint, poursuivant sa retraite miraculeuse jusque dans Cracovie, y déposa au couvent de la Trinité son précieux fardeau. Légère comme un roseau tant qu’il l’avait portée, la statue de Marie reprit son poids naturel, trop considérable pour qu’un seul homme pût l’ébranler. C’est près d’elle qu’après bien d’autres travaux, Hyacinthe reviendra mourir.

    Une première fois, au même lieu, dans les débuts de sa vie apostolique, la divine Mère était vers lui descendue : « Aie bon courage et sois joyeux ; disait-elle, mon fils Hyacinthe ! Tout ce que tu demanderas en mon nom te sera accordé. » C’était en la Vigile de la glorieuse Assomption qu’avait eu lieu l’ineffable entrevue. Le bienheureux y puisa la confiance surhumaine du thaumaturge que nul obstacle n’arrêta jamais ; il en avait surtout gardé le parfum virginal qui embauma toute sa vie, le rayonnement de beauté surnaturelle qui fit de lui l’image de son père Dominique.

    Les années ont passé ; centre privilégié des travaux d’Hyacinthe, l’héroïque Pologne est prête désormais à soutenir sous l’égide de Marie son rôle de boulevard de la chrétienté. Au prix de quels sacrifices, c’est ce qu’Hedwige, la contemporaine de notre Saint, la bienheureuse mère du héros de Liegnitza, doit nous dire en octobre. En attendant, comme saint Stanislas qui le précéda au labeur, c’est à Cracovie, la capitale du noble royaume aux plus beaux temps de ses luttes immortelles, que le fils de Dominique doit son dernier soupir et le trésor de sa dépouille sacrée. Non plus en la vigile, mais au jour même de son triomphe, le 15 août 1267, dans l’église de la Très Sainte Trinité Notre-Dame est redescendue ; les Anges lui font une escorte brillante, les Vierges forment sa cour. « Oh ! qui êtes-vous ? » s’écrie une sainte âme de la terre, pour qui l’extase a déchiré les voiles de la mortalité. « Je suis, répond Marie, la Mère de la miséricorde ; et celui-ci, qui a sa main dans la mienne, est frère Hyacinthe, mon très dévot fils, que j’emmène aux noces éternelles. » Puis Notre-Dame entonne elle-même de sa douce voix : Je m’en vais aux collines du Liban ; et Anges et Vierges poursuivant dans un ineffable concert le chant du ciel, le cortège fortuné disparaît vers les sommets resplendissants de la patrie.

    Dom Guéranger