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  • L’Arc Manche fait des étincelles

    L'eurorégion Arc Manche fait des étincelles en Grande-Bretagne. Elle regroupe le sud de l'Angleterre et le nord de la France (de Nantes à Lille...). En fait l'Assemblée des régions de l'Arc Manche existe depuis 2005. Mais une carte de la nouvelle eurorégion montre la Manche comme « une petite mer intérieure, l'Etang franco-anglais » (« the anglo-french Pond », voire « Le Pond » -sic).

    « Voici que l'argent des contribuables britanniques est utilisé pour effacer notre nation de la carte, supprimer mille ans d'histoire et rabaisser l'English Channel au rang insultant d'étang, a réagi Caroline Spelman, secrétaire aux communautés dans le Shadow Cabinet conservateur. Un gouvernement conservateur mettra au rancart ces plans européens et sauvera l'English Channel. »

    (De même, l'ouest de l'Angleterre fait partie de l'Arc atlantique, avec la façade atlantique française et espagnole, et le Portugal ; l'est de l'Angleterre, avec la Suède, le Danemark, une partie de l'Allemagne, les Pays-Bas et une partie de la Norvège forment la région de la Mer du Nord ; l'Ecosse, avec une partie de la Norvège, le Groenland, l'Islande et la Finlande, fait partie de la Périphérie nordique. Dans le cadre de la construction du super-Etat européen, les cartes gomment les frontières d'Etats au profit des frontières entre les eurorégions.)

    (1, 2, 3)

  • Les élections en Grande-Bretagne

    Les élections générales en Grande-Bretagne sont convoquées pour le 6 mai, a annoncé le Premier ministre Gordon Brown.

    Les travaillistes affronteront les conservateurs de David Cameron, donnés gagnants par les sondages, et qui sont plus que jamais eurosceptiques, quand ce n'est pas europhobes.

    D'où l'intérêt tout particulier de ces élections.

  • Jacasseries

    On aurait pu croire que l'article du New York Times, le 25 mars, était le point culminant de l'offensive contre Benoît XVI. Mais la semaine sainte a été pire encore. Et ça continue. Je ferai le point dans le prochain numéro de Daoudal Hebdo.

    D'une certaine façon, il est providentiel que l'énorme injustice qui frappe le pape se soit particulièrement déchaînée pendant la semaine sainte. Le disciple n'est pas plus grand que le maître. Le pape apparaît clairement comme le « doux Christ de la terre ».

    Le jour des Rameaux, Benoît XVI avait parlé de « jacasseries », dans un propos qui pouvait être interprété comme une allusion à cette campagne. Avant la messe de Pâques, le cardinal Angelo Sodano, doyen du Sacré Collège, s'adressant au pape de façon impromptue pour l'assurer du soutien de toute l'Eglise, a utilisé le même mot, « chiacchiericcio », pour qualifier l'agitation médiatique.

    Autrement dit, les chiens aboient, et les loups mordent à pleines dents, mais la caravane passe.

  • « Etonnés de joie »

    L'évangile de ce jour est celui où saint Luc raconte à sa manière l'apparition de Jésus ressuscité aux apôtres. Le récit est très vivant et fait entrer dans la psychologie agitée des apôtres. Jésus leur dit : La paix soit avec vous, n'ayez pas peur. Et l'évangéliste ajoute immédiatement : ils sont remplis de stupeur et... terrifiés. Alors Jésus leur montre ses mains et ses pieds, qui sont des pieds et des mains de chair, et non d'un fantôme. Les apôtres sont « incrédules et étonnés de joie ». Extraordinaire combat intérieur de deux et même trois sentiments contradictoires. Mais voici qu'est apparue la joie (que certaines traductions omettent, hélas). Pour achever de les convaincre, Jésus mange devant eux, et aussitôt il dit : « Telles sont les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous, qu'il était nécessaire que soit accompli tout ce qui est écrit dans la loi de Moïse et les prophètes et les psaumes à mon sujet. »

    Quand j'étais encore avec vous. Donc il n'est plus avec eux. Et pourtant il est là. Il n'est plus avec eux, depuis la Résurrection, car il est dans le Royaume. Et pourtant il est présent, d'une présence très réelle, palpable. Sa présence eucharistique. Ce récit suit immédiatement celui des pèlerins d'Emmaüs, qui l'ont reconnu à la fraction du pain.