Deux bombes ont ravagé aujourd'hui un couvent et une église dans l'ouest de Mossoul, dans le nord de l'Irak, sans faire de victimes.
La première bombe a gravement endommagé le couvent dominicain Sainte-Thérèse, a indiqué le père Youssif Thomas Markis, supérieur de l'ordre des Dominicains en Irak. "Ce type d'attaques vise à faire partir les chrétiens de ce pays", a-t-il commenté.
Pour sa part, le vicaire patriarcal de Mossoul, Mgr Georges Basmane, a indiqué que l'église chaldéenne Saint-Ephrem avait été détruite par une bombe.
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C’est ça, Bruxelles…
La Commission européenne a indiqué avoir proposé une hausse de salaires annuelle de 3,7% pour ses milliers de fonctionnaires, malgré le fait que l'UE soit à l'heure de la rigueur et que les émoluments du service public soient gelés dans certains pays.
Vu la crise économique et la montée du chômage, c'est « totalement impensable », a déclaré le ministre autrichien de la fonction publique, Gabriele Heinisch-Hosek. « Zéro pour cent serait plus adapté », a-t-elle dit en affirmant que la plupart des pays membres de l'Union européenne étaient également contre cette augmentation.
La Commission a répondu qu'elle travaillait sur la base d'une méthode « objective » fixée par la législation européenne. « Ce n'est pas la Commission qui décide de sa propre initiative de diminuer ou d'augmenter les salaires des fonctionnaires publics », elle le fait à partir d'éléments statistiques, a expliqué un porte-parole : les augmentations salariales des fonctionnaires européens sont calculées à partir d'un rapport de l'Office européen des statistiques (Eurostat), qui se fonde lui-même d'une part sur l'évolution des salaires des membres de la fonction publique d'un échantillon d'Etats nationaux, et d'autre part sur un indice du coût de la vie à Bruxelles...
On ajoutera qu'il s'agit d'une curieuse « Commission européenne » sans commissaires, car leur mandat s'est terminé le 31 octobre. Ceux qui prétendent être commissaires depuis le 1er novembre sont des imposteurs. Il n'existe qu'un « président de la Commission européenne », M. Barroso, qui a été réélu en septembre. Une Commission sans commissaires ne peut pas être habilitée à faire des propositions.
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Hélas Åland…
Le Parlement d'Åland, Etat libre associé à la Finlande, a ratifié le traité de Lisbonne par 24 voix contre 6.
Les Ålandais auront été les derniers résistants, et ils ont fini eux aussi par se coucher, mais il est vrai qu'on voyait mal les 30 élus de l'archipel se dresser contre toute l'Union européenne...
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Un certain Vladimir Spidla écrit aux Anglais
Jeanne Smits rapporte sur son blog qu'un certain Vladimir Spidla a adressé un « avis », au nom de la Commission européenne, au gouvernement britannique, par lequel il dénonce la loi contre les discriminations, car ses « exceptions au principe de non-discrimination à raison de l'orientation sexuelle consenties aux employeurs religieux (sont) plus étendues que celles autorisées par la directive ». Cette intervention a lieu alors qu'est discutée une nouvelle loi, qui ira dans le sens voulu si elle est adoptée, et dont ce Vladimir Spidla se félicite.
Cela suscite naturellement des réactions en Grande-Bretagne. Réactions vaines, puisque les gouvernements n'ont pas d'autre choix que d'appliquer les directives européennes.
Mais, pour l'heure, ces réactions devraient se concentrer sur un seul point : qui est ce Vladimir Spidla qui nous fait la leçon ? Il se présente comme « commissaire européen à l'emploi, aux affaires sociales et à l'égalité des chances ». Mais ce n'est pas vrai. Le mandat des commissaires européens s'est terminé le 31 octobre. Il n'y a plus de commissaires européens depuis le 1er novembre dernier. Ce Vladimir Spidla est un imposteur, ses « avis » sont nuls et non avenus.
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Un minaret à Blois, la plus grande mosquée de la région à Mer
On annonce le début de la construction de la grande mosquée de Blois, avec coupole et minaret.
Dans le même temps, on apprend que la plus grande mosquée de la région Centre, celle de Mer, est quasiment terminée et qu'on va y célébrer la fête du mouton. Mais pour le moment elle n'a ni coupole ni minaret, car l'association cultuelle des Turcs n'avait pas eu l'autorisation de les construire. Nul doute que cette discrimination sera bientôt levée... -
L’amour trinitaire
Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, hier, sur Hugues et Richard de Saint-Victor.
La théologie part des vérités qui sont l'objet de la foi, mais elle cherche à en approfondir la connaissance avec l'usage de la raison, en s'appropriant du don de la foi. Cette application du raisonnement à la compréhension de la foi est pratiquée de manière convaincante dans le chef-d'œuvre de Richard, l'un des grands livres de l'histoire, le De Trinitate (La Trinité). Dans les six livres qui le composent, il réfléchit avec profondeur sur le Mystère de Dieu un et trine. Selon notre auteur, puisque Dieu est amour, l'unique substance divine comporte communication, oblation et amour entre deux Personnes, le Père et le Fils, entre lesquels existe un échange éternel d'amour. Mais la perfection du bonheur et de la bonté n'admet pas d'exclusivité et de fermetures ; elle demande au contraire la présence éternelle d'une troisième Personne, l'Esprit Saint. L'amour trinitaire est participatif, concorde, et comporte une surabondance de délice, une jouissance de joie incessante. C'est-à-dire que Richard suppose que Dieu est amour, il analyse l'essence de l'amour, ce qui est impliqué dans la réalité amour, en arrivant ainsi à la Trinité des Personnes, qui est réellement l'expression logique du fait que Dieu est amour.
Richard est toutefois conscient que l'amour, bien qu'il nous révèle l'essence de Dieu, qu'il nous fasse « comprendre » le Mystère de la Trinité, est cependant toujours une analogie pour parler d'un Mystère qui dépasse l'esprit humain, et - en poète mystique qu'il est - il a recours également à d'autres images. Il compare par exemple la divinité à un fleuve, à une vague d'amour qui jaillit du Père, qui va et qui vient dans le Fils, pour être ensuite diffusée avec bonheur dans l'Esprit Saint.
Chers amis, des auteurs comme Hugues et Richard de Saint-Victor élèvent notre âme à la contemplation des réalités divines. Dans le même temps, l'immense joie que nous procurent la pensée, l'admiration et la louange de la Très Sainte Trinité, fonde et soutient l'engagement concret de nous inspirer de ce modèle parfait de communion dans l'amour pour construire nos relations humaines de chaque jour. -
Daoudal Hebdo N° 59

Daoudal Hebdo N° 59
Dans ce numéro
Page 2
Un compagnon de route du communisme à la tête de la diplomatie européenne
Le parcours de Van Rompuy
Pages 3 à 5
Réduire la natalité pour lutter contre le réchauffement climatique
Page 3
Un certain John Holdren
Page 4
Les experts du GIEC convaincus de bidouillage
Page 5
Les réponses de Benoît XVI
Pages 6 & 7
Etre chrétien en Egypte, quand on était musulman...
Un jugement « historique » et révélateur
Page 8
L'art comme annonce d'espérance
Dimanche prochain... -
Saint Silvestre, abbé
Saint Silvestre fut Abbé et fondateur de l'Ordre des Silvestrins, une branche réformée de l'Ordre de Saint Benoît. Assistant un jour aux funérailles d'un noble qui était son parent, et voyant dans le cercueil ouvert le cadavre inanimé de celui qui avait été un bel homme, il s'écria : "Je suis ce qu'il était ; mais je serai aussi ce qu'il est."(*) Aussitôt après la cérémonie, la parole du Seigneur lui revint à l'esprit : "Quiconque veut me suivre, qu'il se renonce à soi-même, prenne sa croix, et qu'alors il me suive" (Matth., 16, 24). Il se retira alors dans la solitude (Grotta fucile, près d'Osimo), pour travailler à l'œuvre de la perfection. Il mourut à l'âge de 90 ans en 1267. Les membres de son Ordre portent le costume des Bénédictins, mais de couleur bleue turquoise. L'Oraison rappelle que saint Silvestre comprit le néant de ce monde sur le bord d'une tombe ouverte et qu'il se retira dans la solitude. Comme cette pensée de la mort convient bien à la fin de l'année ecclésiastique ! Nous devrions aujourd'hui, en la fête liturgique de saint Silvestre, faire un retour sur l'année écoulée : Comme le monde, avec toute sa pompe, nous paraîtra alors peu de chose !
Dom Pius Parsch
(*) Ego sum quod hic fuit ; quod hic est, ego ero.