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  • Vaclav Klaus et le 17-Novembre

    Dans une interview au quotidien Lidove noviny, Vaclav Klaus déclare qu'il n'a pas voulu organiser de célébrations officielles du 17-Novembre, parce que c'est le peuple qui a fait la Révolution de velours en 1989, et qu'il souhaite que ce soit le peuple qui célèbre cet anniversaire.

    « C'est pourquoi, après de nombreuses consultations, nous avons décidé de ne pas de tenir de célébrations ostentatoires au Château de Prague. Il est très douteux de tenir au Château de Prague une réunion de personnes qui ne représentent pas l'Etat, ou, d'un autre côté, une réunion de hauts représentants de l'Etat dont beaucoup n'ont rien à voir avec le 17-Novembre selon mon opinion. »

    Dans un premier temps, poursuit-il, il avait envisagé une forme de célébration. « Mais lundi dernier, lors des célébrations de la chute du Mur de Berlin, je me suis félicité que nous n'ayons pas laissé faire quoi que ce soit de ce genre. L'idée que les quatre premiers discours célébrant la chute du communisme dans ce pays puissent être faits par Sarkozy, Medvedev, Gordon Brown et Hillary Clinton comme à Berlin... Heureusement que j'étais assis : je ne pouvais pas en croire mes yeux... »

    Parmi les hauts représentants dont il pense qu'ils n'ont rien à voir avec le 17-Novembre, Vaclav Klaus cite le président social-démocrate de la Chambre des députés, Miloslav Vlcek, ancien membre du parti communiste. Il ajoute : « Je me permets de dire que M. Vlcek a autant à voir avec cela que M. Sarkozy. »

  • Pression socialiste pour le « mariage » homosexuel

    Une dépêche de l'AFP:

    Hélène Mandroux, maire PS de Montpellier, a lancé samedi un appel des maires "pour l'ouverture du mariage aux couples du même sexe", aux côtés de Patrick Bloche, député-maire PS du 11e arrondissement de Paris, co-auteur et rapporteur du Pacs qui fête ses dix ans d'existence.

    "Il est temps de franchir un nouveau palier", a déclaré l'élue devant environ 800 personnes depuis la place du marché aux fleurs, haut lieu de la communauté gay montpelliéraine, située face à la préfecture de l'Hérault.

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  • Le ciel et la terre

    Extrait de l'allocution de Benoît XVI lors de l'Angélus d'hier :

    L'expression « le ciel et la terre » est fréquente dans la Bible pour indiquer tout l'univers, le cosmos tout entier. Jésus déclare que tout cela est destiné à « passer ». Non seulement la terre, mais aussi le ciel, qui est justement entendu dans un sens cosmique, et non comme synonyme de Dieu. L'Ecriture Sainte ne connaît pas l'ambiguïté : toute la création est marquée par la finitude, y compris les éléments divinisés par les mythologies antiques : il n'y a aucune confusion entre le créé et le créateur, mais une différence nette. Avec cette claire distinction, Jésus affirme que ses paroles « ne passeront pas », c'est-à-dire qu'elles sont du côté de Dieu, et qu'elles sont pour cela éternelles. Tout en étant prononcées dans le concret de son existence terrestre, ce sont des paroles prophétiques par excellence, comme l'affirme Jésus dans un autre lieu en s'adressant au père céleste : « Les paroles que tu m'as données, je les leur ai données. Ils les ont accueillies et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d'auprès de toi et ils ont cru que tu m'as envoyé » (Jn 17, 8). Dans une parabole célèbre, le Christ se compare au semeur et explique que sa Parole est semence (cf. Mc 4, 14) : ceux qui l'écoutent, l'accueillent et portent du fruit (cf. Mc 4, 20) font parti du règne de Dieu, c'est-à-dire qu'ils vivent sous sa seigneurie ; ils restent dans le monde, mais ne sont plus du monde ; ils portent en eux un germe d'éternité, un principe de transformation qui se manifeste déjà aujourd'hui dans une vie bonne, animée par la charité, et produira à la fin la résurrection de la chair. Voilà la puissance de la Parole du Christ.

  • Sainte Gertrude

    Elle devait un matin participer aux saints mystères, et repassait en son esprit les divers bienfaits de Dieu à son égard, lorsqu'elle se souvint du passage du livre des Rois : « Quis ego sum aut quae domus patris mei ? Qui suis-je, et qu'est la maison de mon père? » Ne s'arrêtant pas à méditer ces paroles : « Qu'est la maison de mon père », comme si elles regardaient ces gens qui ont vécu en leur temps, selon l'ordre établi par Dieu, elle se considéra elle-même comme une tendre plante placée à proximité du Cœur divin tout brûlant d'amour, afin d'en recevoir la douce influence. Mais presque toute consumée par suite de ses fautes et de ses négligences, elle était prête à tomber en cendres et ressemblait déjà au petit charbon éteint qui gît sur le sol. Elle invoqua alors Jésus-Christ le Fils de Dieu, médiateur plein de bonté, et le pria de la purifier et de la présenter à Dieu le Père. Le Seigneur parut l'attirer vers lui par l'influence amoureuse de son Cœur transpercé, la laver dans l'eau qui en découlait, et l'arroser du sang précieux et vivifiant de sa blessure sacrée. Cette opération ralluma le petit charbon. Il se changea bientôt en un arbre verdoyant dont les branches se partageaient en trois comme nous le voyons dans la fleur du lis. Le Fils de Dieu prenant cet arbre, le présenta avec joie et révérence à la très sainte Trinité, qui daigna s'incliner avec grande bienveillance : Dieu le Père en vertu de sa toute-puissance attacha sur les rameaux les plus élevés tous les fruits que cette âme eût produits si elle s'était prêtée complètement aux desseins de la divine Providence. De même le Fils de Dieu et le Saint-Esprit parurent déposer sur les deux autres branches les fruits de la Sagesse et de l'Amour.

    Après avoir reçu le corps du Christ, elle vit son âme sous la forme d'un arbre qui aurait sa racine plantée dans la blessure du sacré côté de Notre Seigneur, et sentit d'une façon admirable que l'arbre puisait en cette plaie bénie une sève merveilleuse, qui de la racine montait dans les branches, les feuilles et les fruits, pour leur communiquer la vertu de la Divinité et de l'Humanité de Jésus-Christ. Ainsi la très sainte vie du Seigneur prenait en cette âme un nouvel éclat, comme l'or paraît plus brillant à travers le cristal. La bienheureuse Trinité et tous les saints ressentirent à cette vue une joie merveilleusement douce. Les saints se levèrent pleins de respect, fléchirent les genoux et présentèrent chacun leurs mérites en forme de couronnes qu'ils suspendirent aux rameaux de l'arbre. Ils voulaient par cet hommage glorifier et louer Celui qui daignait resplendir à travers sa créature et procurer ainsi â tous les saints une nouvelle jouissance.

    Celle-ci pria ensuite pour tous ceux qui, au ciel, sur la terre et dans le purgatoire auraient reçu quelque profit de ses bonnes oeuvres, si elle ne s'était montrée négligente, et demanda qu'ils eussent part aux biens dont son âme venait d'être enrichie par la divine Bonté. Aussitôt ses oeuvres, figurées par les fruits de l'arbre, commencèrent à distiller une précieuse liqueur dont une partie se répandit sur les habitants du ciel et augmenta leurs joies ; une autre partie s'écoula dans le purgatoire pour adoucir les peines des âmes souffrantes ; la troisième s'épancha sur la terre et donna aux justes les consolations de la grâce, aux pécheurs les amertumes salutaires de la pénitence.

    (Le Héraut de l'Amour divin, III, 15)