C'est l'avant-dernier dimanche du cycle liturgique. Jésus annonce la croissance de l'Eglise. A partir d'un petit germe qui va être mis en terre, elle deviendra un grand arbre, ou chacun, comme un oiseau, trouvera sa place pour chanter les merveilles de Dieu.
Dans la seconde parabole, il souligne que les chrétiens seront comme le levain dans la pâte de l'humanité. On ne le voit même pas, car il est « caché », mélangé à la pâte, mais c'est lui qui fait lever cette pâte et la transforme radicalement.
On constate ici l'audace de Jésus dans son enseignement. Pour les juifs, le levain était le symbole de la corruption. Et il l'est dans tous les autres passages du Nouveau Testament où ce mot est employé (cf. par exemple « le levain des pharisiens »). Ici Jésus donne au symbole son aspect positif, celui qui primera désormais partout où sera prêchée la Bonne Nouvelle...