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  • Le vin rosé par coupage : c’est fini

    La Commission européenne a annoncé qu'elle renonçait à faire adopter par l'UE l'autorisation de fabriquer du vin rosé en coupant du rouge avec du blanc.

    "Il n'y aura pas de changement dans les règles de production du vin rosé. Il est important d'écouter nos producteurs quand ils s'inquiètent de changements dans les régulations. Il était clair ces dernières semaines qu'une majorité de notre secteur viticole pensait que mettre un terme à l'interdiction du coupage allait saper l'image du rosé traditionnel", a déclaré la commissaire à l'Agriculture Mariann Fischer Boel dans le communiqué.

    Les experts des Etats membres qui devaient se prononcer le 19 juin sur les nouvelles règles "vont maintenir le statu quo sur le vin rosé", a insisté la Commission.

    Les viticulteurs ont gagné face au lobby de l'industrie agro-alimentaire. Ce n'est pas si fréquent...

    Mais Alain Lamassoure a été réélu, lui qui affirmait que la fabrication du faux rosé était une demande des producteurs français...

  • Avortement : l’acharnement législatif

    Bérengère Poletti avait introduit dans la loi sur l'hôpital un amendement visant à permettre aux sages-femmes de prescrire l'avortement « médicamenteux ». Face au tollé des sages-femmes, elle avait retiré son amendement. Mais il a été réintroduit lors du passage du projet de loi au Sénat. Et il a été voté !

    Le projet de loi doit maintenant passer en commission mixte paritaire. Le Collectif Sages-femmes de demain, qui avait fait échouer l'amendement à l'Assemblée nationale, continue le combat...

  • Liban : le Hezbollah a perdu

    La coalition anti-syrienne a remporté les élections et devrait avoir 71 sièges au Parlement, contre 57 à la coalition menée par le Hezbollah.

    Le quotidien Al Akhbar, proche du Hezbollah, reconnaît la "grande défaite" de l'opposition.

    Reste à savoir si la majorité pourra empêcher le Hezbollah d'avoir une minorité de blocage dans le nouveau gouvernement (qui ne peut être que d'"union nationale").

  • Quelques résultats intéressants

    Au Royaume-Uni les élections ont été largement remportées par les conservateurs (28,6%, 24 députés) qui ont promis un référendum sur le traité de Lisbonne et vont quitter le PPE pour créer un groupe "euroréaliste" avec les Tchèques de l'ODS (qui ont remporté les élections) et le PiS polonais (arrivé deuxième). L'UKIP, qui prône le retrait de l'Union européenne, arrive en deuxième position (devant les travaillistes au pouvoir) avec 17,4%  et obtient 13 sièges. Et le BNP fait son entrée au Parlement européen avec 2 sièges.

    Aux Pays-Bas, le parti anti-islam de Geert Wilders arrive en deuxième position avec 17% (4 sièges).

    En Autriche, le FPÖ qui a mené une campagne anti-islam double son score à 13,1%, et le parti eurosceptique de Hans-Peter Martin grimpe à 17,9%.

    En Hongrie, le parti nationaliste Jobbik monte à 14,8% (3 sièges).

    En Grèce, le Laos obtient 2 sièges (6,8%).

    Au Danemark, le Parti du Peuple danois obtient 2 sièges (15,1%).

    En Bulgarie, Ataka (qui a fait campagne contre l'adhésion de la Turquie) obtient 2 sièges (11,2%).

    En Slovaquie, le SNS, 5,6%, a 1 siège, le HZDS 9% (1 siège). Ce pays détient le record du taux d'abstention : 80,36%. (Viennent ensuite la Lituanie : 79,19%, la Slovénie : 77,63%, la République Tchèque : 75%, la Roumanie : 72,79%, la Pologne : 71,6%.

    En Roumanie, le Parti de la grande Roumanie monte à 8,74% (2 sièges). En Italie, la Ligue du Nord dément les sondages en grimpant à 10,9% et remporte 8 sièges.

    En Finlande, le parti des Vrais Finlandais obtient 9,8% des voix, contre 0,5% en 2004, et emporte un siège.

    En revanche, en Belgique, le Vlaams Belang est en recul et ne conserve que 2 sièges (il en avait 3). Il pâtit de la montée de la Nouvelle Alliance Flamande.

    Et en Irlande, Libertas ne fait que 5,62%.

    A noter aussi qu'à Chypre le parti de droite est arrivé devant le parti communiste au pouvoir.

  • La réaction de Jean-Marie Le Pen

    Les résultats de l'élection européenne d'aujourd'hui font apparaître un niveau historique d'abstention, en France bien sûr mais plus généralement dans l'Europe entière, qui marque clairement la condamnation de l'Union européenne et de l'euromondialisme. Les peuples condamnent ce que les mafias parlementaires approuvent, et ils condamnent d'abord parce qu'ils subissent la crise économique issue de la disparition des protections nationales, ils subissent le déferlement migratoire et l'explosion de l'insécurité issues du laxisme des gouvernements successifs, la réduction du pouvoir d'achat en raison de l'euro, la montée du chômage à cause du libre-échangisme européiste.

    Oui, les peuples condamnent, parce qu'ils voient bien que tout est fait pour étouffer le débat sur l'Europe, pour anesthésier la campagne et empêcher la libre expression des courants d'opinion.

    Le Front National a été délibérément tenu à l'écart de cette campagne, bien moins invité que ses concurrents, toujours caricaturé, mais en son absence bien sûr, c'est plus facile. L'injustice médiatique a démobilisé les électeurs, comme d'ailleurs la pipolisation de la campagne, qui pendant de longues semaines, s'est réduite à l'opposition de Martine et de Ségolène, de François Bayrou et de Sarkozy, puis de Bayrou et de Cohn Bendit.

    Les Français sont, de toute évidence, plus soucieux de leurs difficultés quotidiennes qu'attentifs aux délices de jeux parlementaires stériles. Je crains que leur abstention ne leur soit pas profitable, puisqu'elle confère un blanc seing aux partis mondialistes, l'UMP, le PS, Le MODEM, Europe Ecologie et le Parti de Gauche, qui sont fondés à poursuivre la politique qui nous a plongés dans l'ornière dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.

    Je donne rendez-vous au corps électoral en septembre pour le lancement de la campagne des élections régionales de 2010, en rappelant que contrairement à ce qui était annoncé, le Front National est toujours debout. Redressons notre drapeau, armons-nous de courage et en avant !

  • La victoire de leur Europe

    "Globalement, les résultats représentent une victoire indéniable pour les partis et les candidats qui soutiennent le projet européen et qui veulent voir l'Union européenne fournir des réponses en termes de politiques à leurs préoccupations quotidiennes. Les forces politiques qui répondent de façon constructive aux défis politiques, et qui se sont engagées de façon constructive lors de la dernière législature, occuperont l'immense majorité des sièges dans le prochain Parlement européen."

    Ce commentaire est de José Manuel Barroso, président du soviet européen.

    Peu importe que les citoyens ne votent pas, l'essentiel est que les derniers votants reconduisent les forces européistes et que la machine continue de tourner dans le sens voulu.

    Et de ce point de vue, les Français qui ont voté ont fait très fort, en marginalisant tout ce qui est de près ou de loin eurosceptique (même si le Front national montre qu'il n'est pas mort) et en mettant à égalité avec le PS un Cohn-Bendit qui est l'emblème bobo de l'euro-mondialisme dans sa version politiquement correcte chimiquement pure.

    (Je rappelle que Daniel Cohn-Bendit est vice-président de la section française du Mouvement européen, organisation longtemps - toujours ? - financée par l'ACUE, organisation américaine créée par la CIA. La présidente de la section française du Mouvement européen est Sylvie Goulard, élue sous l'étiquette MoDem dans l'Ouest.)

  • La réforme liturgique et le motu proprio

    Extrait de la préface du cardinal Cañizares à l'édition espagnole du dernier ouvrage de Nicola Bux "La Riforma di Benedetto XVI". Il convient de souligner que le cardinal Cañizares est le préfet de la Congrégation du Culte Divin, autrement dit la plus haute autorité liturgique dans l'Eglise après le pape.

    Si l'on croit vraiment que l'Eucharistie est « la source et la sommet de la vie chrétienne » - comme le Concile Vatican II nous le rappelle -, nous ne pouvons pas admettre qu'elle soit célébrée d'une façon indigne. Pour beaucoup, accepter la réforme conciliaire a signifié célébrer une Messe qui devait être « désacralisée » d'une façon ou d'une autre. Combien de prêtres ont été traités de « rétrogrades » ou « anticonciliaires » pour le seul fait de célébrer d'une façon solennelle, pieuse, ou simplement pour avoir respecté rigoureusement les rubriques ! Il est indispensable de sortir de cette dialectique.

    La réforme a été appliquée et habituellement vécue comme un changement absolu, comme s'il fallait créer un abîme entre l'avant et l'après Concile, dans un contexte dans lequel le terme « préconciliaire » était utilisé comme une insulte. On observe aussi le phénomène que le Pape note dans sa récente lettre aux évêques du 10 mars 2009 : « Parfois on a l'impression que notre société a besoin d'un groupe au moins envers lequel elle ne doit avoir aucune tolérance, contre lequel elle puisse se déchaîner avec haine ». Pendant des années, cela a été en bonne partie le cas des prêtres et fidèles liés à la forme de la Messe héritée des siècles, traités maintes fois « comme des lépreux », comme l'a dit de façon frappante celui qui était encore le cardinal Ratzinger.

    Aujourd'hui, grâce au Motu Proprio, cette situation est en train de changer notablement. Et cela ce réalise en grande partie parce que la volonté du Pape n'a pas été uniquement de satisfaire les fidèles de Mgr Lefebvre, ni de se limiter à répondre aux justes désirs des fidèles qui se sentent liés, pour des motifs divers, à l'héritage liturgique représenté par le rite romain, mais bel et bien d'offrir à tous les fidèles la richesse de la liturgie de l'Église, en permettant la découverte des trésors de son patrimoine liturgique aux personnes qui les ignoraient encore. Combien de fois en effet le mépris affiché pour ces trésors n'est-il dû qu'à leur méconnaissance ?!

    À ce titre, et considéré sous ce dernier aspect, le Motu Proprio doit être compris au-delà de l'existence ou non de conflits. Même s'il n'existait aucun « traditionaliste » à satisfaire, la seule découverte de ces trésors justifierait amplement les dispositions du Pape.

    (via Paix liturgique)

  • Ce peuple que le Christ a sauvé et pour lequel il a donné sa vie

    Extrait du discours de Benoît XVI, samedi, aux membres de la Communauté du Séminaire pontifical français de Rome, à l'occasion de la passation de pouvoir entre la Congrégation du Saint-Esprit, qui fonda le séminaire en 1853 et la Conférence des évêques de France. (Le supérieur du séminaire sera le P. Sylvain Bataille, actuel supérieur du séminaire d'Ars.)

    La tâche de former des prêtres est une mission délicate. La formation proposée au séminaire est exigeante, car c'est une portion du peuple de Dieu qui sera confiée à la sollicitude pastorale des futurs prêtres, ce peuple que le Christ a sauvé et pour lequel il a donné sa vie. Il est bon que les séminaristes se souviennent que si l'Église se montre exigeante avec eux, c'est parce qu'ils devront prendre soin de ceux que le Christ s'est si chèrement acquis. (...)

    Ce passage de témoin coïncide avec le début de L'année du Sacerdoce. C'est une grâce pour la nouvelle équipe de prêtres formateurs réunie par la Conférence des Évêques de France. Alors qu'elle reçoit sa mission, il lui est donné, comme à toute l'Église, la possibilité de scruter plus profondément l'identité du prêtre, mystère de grâce et de miséricorde. Il me plaît ici de citer l'éminente personnalité que fut le Cardinal Suhard, disant à propos des ministres du Christ : « Eternel paradoxe du prêtre. Il porte en lui les contraires. Il concilie, au prix de sa vie, la fidélité à Dieu et la fidélité à l'homme. Il a l'air pauvre et sans force... Il n'a en mains ni les moyens politiques, ni les ressources financières, ni la force des armes, dont d'autres se servent pour conquérir la terre. Sa force à lui, c'est d'être désarmé et de 'pouvoir tout en Celui qui le fortifie' » (Ecclesia n°141, p.21, Décembre 1960). Puissent ces paroles qui évoquent si bien la figure du saint Curé d'Ars retentir comme un appel vocationnel pour de nombreux jeunes chrétiens de France qui désirent une vie utile et féconde pour servir l'amour de Dieu.

  • Sur tout ce qui existe est imprimé le nom de la Sainte Trinité

    Extrait de l'allocution de Benoît XVI avant l'Angélus d'hier :

    Aujourd'hui, nous contemplons la Sainte Trinité telle que Jésus nous l'a fait connaître. Il nous a révélé que Dieu est amour « non dans l'unité d'une seule personne, mais dans la Trinité d'une seule substance » (Préface) : il est Créateur et Père miséricordieux ; il est Fils Unique, Sagesse éternelle incarnée, mort et ressuscité pour nous ; il est enfin Esprit Saint qui conduit tout, le cosmos et l'histoire, vers la pleine récapitulation finale. Trois Personnes qui sont un seul Dieu parce que le Père est amour, le Fils est amour, l'Esprit est amour. Dieu est tout amour et uniquement amour, amour très pur, infini et éternel. Il ne vit pas dans une splendide solitude mais il est plutôt source intarissable de vie qui se donne et se communique sans cesse. Nous pouvons dans une certaine mesure le deviner en observant aussi bien le macro-univers : notre terre, les planètes, les étoiles, les galaxies ; que le micro-univers : les cellules, les atomes, les particules élémentaires. Sur tout ce qui existe est en quelque sorte imprimé le « nom » de la Sainte Trinité, car tout l'être, jusqu'à la dernière particule, est être en relation, et ainsi transparaît le Dieu-relation, et en définitive l'Amour créateur. (...) La meilleure preuve que nous sommes faits à l'image de la Trinité est la suivante : seul l'amour nous rend heureux, car nous vivons en relation, et nous vivons pour aimer et être aimés. Reprenant une analogie suggérée par la biologie, nous pourrions dire que l'être humain porte dans son propre « génome » l'empreinte profonde de la Trinité, de Dieu-Amour.