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  • Benoît XVI, Pie XII et les juifs

    Le pape Benoît XVI n'a pas encore signé le décret sur les vertus héroïques de Pie XII "car il veut avoir de bonnes relations avec les Juifs", déclare le père Gumpel, le postulateur de la cause de Pie XII, à l’agence Ansa que cite l’AFP.

    Selon père Gumpel, Benoît XVI "voudrait aller en Israël le plus rapidement possible" mais il ne pourra pas le faire tant que la légende sous la photo de Pie XII dans le Musée de l'Histoire de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem, "une évidente falsification de l'Histoire, ne sera pas enlevée".

    "L'Eglise catholique fait son possible pour avoir de bonnes relations avec Israël mais des rapports amicaux ne peuvent être construits que dans la réciprocité", poursuit le père Gumpel.

    "Nous voyons que le pape a invité avec un grand sens de l'hospitalité un rabbin à notre synode et celui-ci, abusant de notre gentillesse, a attaqué à trois reprises Pie XII. Le rabbin peut dire ce qu'il souhaite, bien entendu, mais s'il est invité et qu'il parle de cette manière, il n'aide pas à améliorer nos relations", dit-il encore, ajoutant que les juifs sont "très divisés" sur Pie XII: "Certains continuent d'attaquer l'Eglise catholique disant que le Christ était le fils d'un soldat et d'une prostituée, tandis que d'autres assurent que personne n'a sauvé autant de juifs que Pie XII."

  • La Turquie représente l’Europe à l’ONU

    Le Conseil de sécurité de l’ONU comprend cinq membres permanents, mais aussi dix membres provisoires, qui sont renouvelés par moitié chaque année.

    L’Assemblée générale élit des représentants de grandes régions. Un pour l’Asie : ce sera le Japon. Un pour l’Afrique : ce sera l’Ouganda. Un pour l’Amérique : ce sera le Mexique. Et deux pour l’Europe : l’Autriche et... la Turquie.

    Ajoutons que la Turquie a été élue haut la main, alors que l’Autriche a eu à peine la majorité requise des deux tiers.

  • Le MoDem et Kléber Haedens

    J’avais aperçu que le projet du maire de La Garenne-Colombes de donner à un collège le nom de Kléber Haedens suscitait une vive opposition. Je n’y avais pas fait attention, me disant qu’il s’agissait des cris habituels en la circonstance de l’opposition communiste (éventuellement socialiste).

    Mais en fait c’est le MoDem de François Bayrou qui mène la fronde !

    Le crime de Kléber Haedens est d’avoir écrit dans L’Action Française et d’avoir été « proche de gens comme Charles Maurras, Michel Déon, Roger Nimier, Léon Daudet (qu’il admirait) ou Antoine Blondin »…

    Sic.

    Commentaire de Nations Presse Info :

    « Bien entendu, à l’inverse, les divers noms de personnalités communistes, marxistes ou anarchistes donnés à plusieurs dizaines d’établissements scolaires dans toute la France et particulièrement en Ile-de-France ne semblent pas perturber le MoDem. Les collèges ou lycées Maurice Thorez, Georges Politzer, Gabriel Péri, Pierre Semard, Marcel Cachin, Pierre Georges, Jean Lolive, Louise Michel ou encore Rosa Luxemburg ne suscitent pas de cris de désapprobation. De même que l’école maternelle Karl Marx de Villejuif ou le collège Robespierre d’Epinay-sur-Seine. »

  • Benoît XVI et l’arrogance de scientifiques

    Un passage du discours de Benoît XVI au congrès organisé par l'Université pontificale du Latran à l'occasion du dixième anniversaire de l'encyclique « Fides et ratio », jeudi, a provoqué de vives réactions chez nombre de scientifiques :

    Dans les développements actuels de la science, disait-il, « le gain facile ou, pire encore, l'arrogance de remplacer le Créateur jouent parfois un rôle déterminant ».

    Mais en fait ces protestations sur l’arrogance et le gain facile (qui sont des réalités) sont un rideau de fumée. Ce que ne supportent pas les scientifiques, c’est la suite du propos du pape :

    « La science, par ailleurs, n'est pas en mesure d'élaborer des principes éthiques ; elle peut seulement les accueillir et les reconnaître comme nécessaires pour faire disparaître ses éventuelles pathologies. La philosophie et la théologie deviennent, dans ce contexte, des aides indispensables avec lesquelles il faut se confronter pour éviter que la science n'avance toute seule sur un sentier tortueux, plein d'imprévus et qui n'est pas dépourvu de risques. »

    Il s’agit là d’un thème récurrent chez Joseph Ratzinger, exposé dans plusieurs de ses interventions publiques. Par exemple, il disait à Vérone, en octobre 2006, qu’il fallait « conjuguer entre elles la théologie, la philosophie et les sciences, dans le plein respect de leurs propres méthodes et de leur autonomie réciproque, mais également en ayant conscience de l’unité intrinsèque qui les relie ».

    Voilà ce que les scientifiques ne veulent pas entendre, y compris certains qui se disent catholiques.

  • Saint Luc

    Saint Luc, né à Antioche, est une des principales gloires de cette ville. On sait peu de chose de ses premières années ; on ignore même si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive ; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée. Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut, paraît-il, très habile médecin, et ne dédaignait pas, dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé.

    Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce Jésus qui venait d'inaugurer Sa vie publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il Le vit, crut en Sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître : Que celui qui veut être Mon disciple quitte tout et Me suive, il suivit dès lors le Sauveur pas à pas dans Ses courses apostoliques ; il fut témoin de Sa Passion, de Sa Résurrection, de Son Ascension, reçut le Saint-Esprit au Cénacle, le jour de la Pentecôte, et partit pour évangéliser Antioche sa patrie.

    Plein d'enthousiasme pour le génie de saint Paul, il le prit pour son maître et se joignit à lui pour l'aider dans ses travaux ; il lui fut si fidèle, qu'il l'accompagna dans tous ses voyages et supporta patiemment avec lui fatigues, souffrances et persécutions.

    Saint Luc écrivit, sous l'inspiration de l'Esprit-Saint et avec une compétence personnelle qui est incontestable, l'Évangile qui porte son nom et les Actes des Apôtres. Son Évangile est surtout précieux par ses récits assez détaillés des mystères de l'Incarnation et de la Nativité du Sauveur, de l'Annonciation et de la Visitation. Les Actes des Apôtres servirent à faire disparaître beaucoup de mensonges qu'on répandait sur le christianisme naissant, et à confirmer les fidèles dans la foi.

    Qui n'a entendu parler des Vierges peintes par saint Luc ? D'après une tradition, il aurait obtenu de Marie la grâce de faire Son portrait, et la divine Mère aurait consenti à poser devant lui ; le travail terminé, la Sainte Vierge l'aurait béni en disant : “Ma grâce sera toujours avec cette image.” Les Madones de saint Luc sont vénérées en plusieurs lieux.

    Après la mort du grand Apôtre, Luc continua son apostolat en Italie, dans les Gaules, la Dalmatie, la Macédoine. Il répandit son sang pour la foi, soit dans le Péloponèse, soit en Bithynie. – Les peintres et les médecins le regardent comme leur patron.

    Ce texte de l’abbé Jaud, extrait de sa Vie des Saints pour tous les jours de l'année (1950), est fort intéressant en ce qu’il exprime (comme toujours chez cet auteur) la tradition hagiographique. Aujourd’hui on prétend que saint Luc n’a pas connu le Christ, et le site de l’épiscopat français affirme :

    « Saint Luc était un médecin grec, adorateur des idoles, soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère. Jusqu’au jour où il entend saint Paul parler de Jésus, qui vient apporter le salut et la résurrection. Pendant 18 ans, il ne quittera plus désormais l’apôtre des nations et le suivit jusqu’à son martyre à Rome en 67. »

    Pour cela, on se base sur les traductions du début de son évangile, qui sont toutes fautives (y compris, pour le coup, la Bible Fillion), comme l’a établi Sylvie Chabert d’Hyères.

    Sed contra... saint Jérôme affirme que saint Luc n'a pas connu le Seigneur "dans la chair"...