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  • Rectificatif

    Contrairement à ce que laissaient entendre les agences de presse et les médias, les décrets sur les « enfants sans vie » ne comportent aucune allusion à 16 semaines de grossesse.

    Le premier décret modifie ainsi un décret de 1974 :

    « Un livret de famille est remis, à leur demande, aux parents qui en sont dépourvus par l'officier de l'état civil qui a établi l'acte d'enfant sans vie. Il comporte un extrait d'acte de naissance du ou des parents ainsi que l'indication d'enfant sans vie, la date et le lieu de l'accouchement. »

    Le second décret (qui doit être lu avant le premier…) dit ceci :

    « L’acte d'enfant sans vie prévu par le second alinéa de l'article 79-1 du code civil est dressé par l'officier de l'état civil sur production d'un certificat médical établi dans des conditions définies par arrêté du ministre chargé de la santé et mentionnant les heure, jour et lieu de l'accouchement. »

  • Le pape habillé par Le Barroux

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    Dom Gérard

    A Paris, le pape Benoît XVI portera des ornements liturgiques du monastère Sainte-Madeleine du Barroux.

    C’est un « signe », à la fois discret et éloquent.

  • DAOUDAL HEBDO N° 1

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    Ce numéro est, par exception, consultable dans sa version pdf, en téléchargement ICI.

    Le site du journal est daoudal-hebdo.info.


  • La conversion de saint Paul

    Extraits de la catéchèse de Benoît XVI, hier, sur la conversion de saint Paul.

    Le Christ ressuscité apparaît comme une lumière splendide et parle à Saul, il transforme sa pensée et sa vie. La splendeur du Ressuscité le rend aveugle : ce qui était sa réalité intérieure, sa cécité à l'égard de la vérité, de la lumière qu'est le Christ, apparaît ainsi extérieurement. Et ensuite son « oui » définitif au Christ dans le baptême ouvre à nouveau ses yeux, le fait réellement voir.

    Dans l'Eglise antique, le baptême était également appelé « illumination », parce que ce sacrement donne la lumière, permet de voir réellement. Ce qui est ainsi indiqué théologiquement, se réalise également physiquement chez Paul : guéri de sa cécité intérieure, il voit bien. Saint Paul a donc été transformé non par une pensée mais par un événement, par la présence irrésistible du Ressuscité, de laquelle il ne pourra jamais douter par la suite tant l'évidence de l'événement, de cette rencontre, avait été forte. (…)

    Ce tournant dans sa vie, cette transformation de tout son être ne fut pas le fruit d'un processus psychologique, d'une maturation ou d'une évolution intellectuelle et morale, mais il vint de l'extérieur : ce ne fut pas le fruit de sa pensée, mais de la rencontre avec Jésus Christ. En ce sens, ce ne fut pas simplement une conversion, une maturation de son « moi », mais ce fut une mort et une résurrection pour lui-même : il mourut à sa vie et naquit à une vie nouvelle avec le Christ ressuscité. (…)

    Cela veut dire que pour nous aussi le christianisme n'est pas une nouvelle philosophie ou une nouvelle morale. Nous ne sommes chrétiens que si nous rencontrons le Christ.

  • « De la férie »

    Dans le calendrier liturgique, quand il n’y a pas de fête proprement dite d’un saint, comme aujourd’hui, le jour est dit « de la férie ». Cette expression, qui paraît toujours exister officiellement, a disparu de nombreux calendriers (y compris ceux auxquels on a accès par Le Salon Beige ou par Eucharistie miséricordieuse, qui ne sont pourtant pas des sites "progressistes"), où ce jour est indiqué comme le « jeudi de la 22e semaine du temps ordinaire ».

    L'effacement de la "férie" est regrettable. L’emploi du mot férie veut dire que ce jour, même en l’absence d’un saint particulier à fêter, est quand même un jour de fête. Parce qu’en vérité l’Eglise, dans son martyrologe, commémore un grand nombre de saints chaque jour, et surtout parce que pour le chrétien tous les jours sont des jours de fête : tous les jours sont des jours du temps de la Résurrection.

    Le mot férie vient du latin feriæ, un pluriel qui désignait à l’origine les jours… fériés, à savoir ceux où l’on chômait en l’honneur des dieux. Certes le chrétien ne fait pas de chaque jour un jour férié en l’honneur de Dieu, mais il doit prendre du repos, dans la prière, chaque jour, en l’honneur de Dieu. Car ce n’est qu’en Dieu qu’on trouve le repos.

    Le mot feriæ vient du verbe ferire, immoler des victimes. Or chaque jour, dans le monde entier, l’Eglise immole la Victime.

    Ce jour est donc bien une férie.