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  • Chouette : un nouveau logiciel pour les violences scolaires

    Au lendemain du drame de Meaux, on fait savoir « dans l’entourage » du ministre de l’Education nationale qu’un nouveau logiciel de recensement et traitement des données sur les violences scolaires sera présenté en janvier. Il remplacera le logiciel Signa devenu « caduc ». En fait il était peu utilisé par les chefs d’établissement, qui le boycottaient carrément depuis la rentrée après la publication dans la presse d’un triste hit-parade des établissements les plus violents, sans mise en relation avec le nombre d’élèves ni en fonction de la gravité des actes.

    « Ce nouveau logiciel doit être un outil de vigilance qui permette de réagir rapidement », nous dit-on, car il permettra au chef d’établissement de « se faire une idée assez précise et objective de l’évolution de la violence dans son établissement et d’alerter en temps réel ».

    Ce dont les chefs d’établissement ont un urgent besoin, c’est de statistiques qui leur apprennent ce qui se passe dans leur collège ou leur lycée !

    On se moque du monde. Mais les futures victimes de violence peuvent être rassurées : elles figureront dans de beaux tableaux réalisés par un superbe logiciel.

  • Les flogs

    Une dépêche AFP de New York signale que plusieurs entreprises américaines ont été épinglées pour avoir lancé de faux blogs (des « flogs ») qui sont des campagnes de publicité camouflées. La filiale de jeux de Sony a ainsi reconnu la semaine dernière avoir piloté un faux blog, intitulé « Tout ce que je veux pour Noël c’est une playstation », soi-disant tenu par Charlie, fan de hip hop, se répandant en considérations enthousiastes sur la console de jeux. En octobre, un magazine avait démasqué un autre flog. Un couple d’Américains moyens, Laura et Jim, racontait sur son blog toutes les étapes de son périple à travers les Etats-Unis. Ils se garaient souvent sur les parkings des magasins Wal-Mart, où ils rencontraient des employés qui étaient tous ravis de travailler dans une si belle entreprise. En fait « Laura et Jim » étaient payés par Wal-Mart.

    Le phénomène se développe d’autant plus que des sociétés se sont créées pour proposer aux blogueurs d’être payés pour vanter divers produits. La première du genre est PayPerPost.

    Au début du mois, la commission fédérale de la concurrence a publié un avis, rappelant que cacher le fait que les commentaires sont payés revient à tromper le consommateur, et soulignant que s’ils sont payés cela doit être clairement signalé sur le blog. La publication de cet avis est considérée comme une menace de poursuites judicaires. PayPerPost a « recommandé » cette semaine à ses blogueurs rémunérés d’indiquer leur statut de commentateurs payés. Ce qui ne semble guère suivi d’effet pour le moment.

    D’autre part, les entreprises se servent de tous les moyens de « buzz » : non seulement les blogs, mais les sites d’échange come YouTube ou les sites de « socialisation » comme MySpace, où elles créent des « profils » personnels et recrutent des « amis ».

    Il convient donc d’être vigilant quand un blog vante un produit. Je ne sais pas si une organisation du type PayPerPost existe en France, mais il est probable que des entreprises fabriquent de faux blogs. Je ne suis pas assez internaute pour aller plus loin, mais j’ai constaté un autre phénomène, plus difficile à cerner : dans les sites de discussion sur des marques, où des internautes critiquent tel ou tel produit, d’autres internautes, théoriquement des particuliers, répondent en vantant ce produit, mais en les examinant de près on finit par comprendre que ces messages émanent en fait du fabricant. Il est manifeste aussi que des forums anonymes sont ouverts par des marques dans ce but précis de connaître les critiques et d’y répondre, ce qui est une façon comme une autre, et gratuite, d’étendre son champ publicitaire.

  • Reconquête N° 233

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    Le numéro 233 de Reconquête est paru.

    On peut voir le sommaire et en lire quelques extraits sur le site de la revue, notamment l’éditorial de Bernard Antony , et l’excellent texte de David Fontey sur l’avortement.

  • Comment la gauche reprend les amendements du FN…

    Communiqué du groupe FN d’Ile-de-France

    Lors de la séance budgétaire d’Ile-de-France, et face à la situation dramatique vécue par un nombre grandissant de nos compatriotes qui, en raison de la politique déplorable de la droite et de la gauche, voient se créer de véritables bidonvilles au cœur même de nos grande villes, le groupe Front National a déposé deux amendements visant à améliorer la situation des sans-abris et la sécurisation des centres d’hébergement.

    Les partis de gauche (PS-PC-Verts), qui sont les premiers à mettre leur cœur en bandoulière et à venir se faire photographier aux côtés de ces nouveaux pauvres, ont refusé de voter ces amendements, au seul motif qu’ils émanaient du Front National.

    Ils ont, par l’intermédiaire d’un amendement de l’Exécutif, repris cette proposition à leur compte en appliquant une logique bassement électoraliste : « avoir du cœur c’est bien, avoir des voix c’est mieux » !

    Cette manœuvre scandaleuse n’a pas empêché le Front National, n’ayant à cœur, lui, que la défense des plus faibles, au-delà de toute considération partisane et électorale, de voter l’amendement de l’Exécutif socialiste.

    Cette méthode ne grandit pas les groupes de gauche, ni d’ailleurs l’UDF, qui s’en fait le soutien passif, de manière récurrente, depuis le début de la campagne présidentielle.

  • Les droits des personnes handicapées et la loi sur la fin de vie

    Jeanne Smits signale sur son blog que l’article 25 de la nouvelle Convention de l’ONU sur les droits des personnes handicapées engage les Etats Parties à empêcher « tout refus discriminatoire de fournir des soins ou services médicaux ou des aliments ou des liquides en raison d’un handicap ». Elle souligne que c’est une interdiction de ce qui fut infligé à Terri Schiavo. Cela pourrait bien aussi s’opposer à notre loi « sur la fin de vie », qui autorise à interrompre « tout traitement » : comme il était spécifié dans l’exposé des motifs, et c’est le langage actuel des médecins, l’alimentation artificielle fait partie des « traitements », et non des soins. Le malade peut lui aussi demander l’arrêt des « traitements » : c’est en quoi il s’agit d’une loi d’euthanasie, à peine camouflée.

  • La leçon du drame de Meaux

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le drame survenu au collège de Meaux doit faire prendre conscience aux Français de la gravité de la situation et de l’impéritie des gouvernants.

    On apprend que le collège était le théâtre constant de violences diverses, que les enseignants avaient tiré la sonnette d’alarme, et que rien n’était fait. Il y avait seulement eu un effet d’annonce, selon la politique habituelle du gouvernement : 12 assistants pédagogiques avaient été promis, quatre ont été recrutés.

    Ce collège est classé « ambition réussite ». C’est un exemple de la langue de bois politicienne. L’« ambition réussite », c’est la régression barbare et l’échec patent. On cache le désastre sous des mots qui font joli dans les discours électoraux et à l’Assemblée nationale.

    Comment imaginer que ceux qui sont responsables de cette situation pourraient faire demain ce qu’ils n’ont ni su, ni pu ni voulu faire pour éviter la catastrophe ?

  • Les affres du PCF

    La candidature unique « antilibérale » est morte, comme le laissait pressentir depuis longtemps l’évolution des débats. Elle n’était déjà plus que l’ombre d’elle-même, depuis que Besancenot avait claqué la porte, ajoutant ainsi sa candidature à celle d’Arlette Laguiller et à celle du représentant du parti des travailleurs. Il ne s’agissait plus que du parti communiste, de ses courants internes, de ses dissidents, de la Fondation Copernic et de quelques gauchistes enrôlés dans des collectifs… dominés par le parti communiste.

    La confirmation par le parti communiste, hier, de la candidature Buffet, a sonné le glas du rêve unitaire. Les deux autres candidats « antilibéraux » qui restaient en lice, Clémentine Autain (PCF) et Yves Salesse (Fondation Copernic) avaient proposé in extremis de s’effacer devant Francis Wurtz (PCF), l’idée fixe étant que le candidat, pour rassembler, ne devait pas être le chef du parti communiste. Peine perdue.

    Olivier Besancenot a expliqué ce matin sur France Info la vraie raison de l’attitude du PC : « La direction du PCF a toujours refusé de perdre le contrôle d’une candidature unitaire, qui aurait pu la porter trop à gauche et la couper durablement du parti socialiste, dont elle a besoin pour les législatives et pour les municipales. »

    Dans les sondages, Marie-George Buffet est à 3%. C’est catastrophique. Si le PC veut garder un groupe à l’Assemblée nationale et conserver ses dernières municipalités, il n’a pas d’autre choix que de se ménager les bonnes grâces du PS.

    C’est ce qu’a fait remarquer, à mots très peu couverts, Jean-Marc Ayrault, qui s’exprimait sur Europe 1 au moment du vote des militants communistes : « Les communistes sont-ils avec l’extrême-gauche ou avec les socialistes ? Maintenant les communistes doivent dire clairement ce qu’ils vont faire pour que les conditions de réussite de la gauche soient réunies ». L’une des conditions étant d’« arrêter de taper sur Ségolène Royal comme le fait Marie-George Buffet ».

    Pour le parti communiste, c’est la fin de la récréation « antilibérale » et des frissons avec les gauchistes. Et le retour à la bonne vieille union de la gauche, qui seule permet de bénéficier des si nécessaires soins palliatifs…

  • O Rex gentium

    O Rex gentium, et desideratus earum, lapisque angularis, qui facis utraque unum, veni, et salva hominem, quem de limo formasti.

    Ô roi des nations, et qu’elles désirent, pierre d’angle, qui des deux ne fait qu’un, viens sauver l’homme que tu as formé du limon.

    (« Desideratus gentium » vient de la prophétie d’Aggée, reprise dans une antienne du 4e dimanche de l’Avent : Veniet desideratus cunctis gentibus, et replebitur gloria domus Domini : il va venir, celui que désirent toutes les nations, et la maison du Seigneur sera remplie de sa gloire. La suite est un raccourci de l’épître aux Ephésiens, 2, 11-22.)