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  • Un mensonge de Sarkozy

    Au congrès de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (l’UMIH, qui regroupe les cafetiers, restaurateurs et hôteliers), Nicolas Sarkozy a promis que s’il était élu il baisserait la TVA sur la restauration. « Ce n’est pas moi qui ai promis et pourtant c’est moi qui vais tenir », a-t-il claironné, faisant référence à la promesse de Chirac.

    Lorsque Jacques Chirac a fait cette promesse, il savait qu’il ne pourrait pas la tenir. Car il savait, lui, à la différence de la plupart des Français, que pour obtenir le droit de baisser cette TVA il faut l’unanimité des pays membres de l’Union européenne, et que plusieurs d’entre eux sont opposés à cette mesure, à commencer par l’Allemagne.

    Sarkozy le sait aussi, et il le sait forcément, ayant participé aux gouvernements qui se sont heurtés à cette réalité. Donc il ment. Car la situation n’a pas changé. Et il le dit lui-même, quand il ose utiliser comme argument que si l’Allemagne a le droit de ne pas vouloir augmenter sa TVA, la France doit avoir le droit de la baisser. Tant que l’Allemagne voudra augmenter sa TVA, la France ne pourra pas la baisser. Pour cela, il faudrait abandonner la règle de l’unanimité. A savoir changer les traités européens. Or on a cru comprendre que le processus était un peu en panne…

  • Une conférence de Pierre Nora

    Vox Galliae signale la conférence de Pierre Nora, à l’Académie Française, le 30 novembre, qui « pilonne la loi Gayssot », et reproduit les trois paragraphes sur ce sujet. C’est toute la conférence de Pierre Nora qu’il faut lire. Elle est tout à fait remarquable, et pointe l’aspect crucial de la dérive de la pensée unique, de la « morale » dominante. Il y manque seulement les repères de la foi chrétienne, qui éclaireraient, ou plutôt illumineraient le discours, et lui donneraient le fondement qu’il semble attendre.

    Notre morale dominante, souligne-t-il, est  gouvernée par une radicalisation idéologique du « mal » (l’axe du mal, la colonisation, l’esclavage, le nazisme, etc.), qui  va de pair avec l’obscurcissement général du bien. Nous sommes entre « un mal mythique et un bien introuvable », dit-il en citant Marcel Gauchet. Et la réflexion débouche sur le terrain politique, au sens le plus noble du mot : « C’est ce qui amène mon ami Marcel Gauchet, en réfléchissant au fonctionnement déréglé de ces valeurs, à soutenir que « la fracture sociale se double d’une fracture morale », que c’est peut-être dans les profondeurs de la société que se réfugie encore une culture du bien, et que l’incapacité des politiques à se faire entendre des milieux populaires se joue pour commencer sur le terrain moral. »

  • Plus de mille

    J’ai ouvert ce blog le 12 septembre. Pour la première fois, hier, j’ai eu plus de 1.000 visiteurs. Soit plus du double du flux moyen des jours précédents. Je ne le signale pas pour une gloriole qui serait encore plus dérisoire que vaine, mais parce que ce « pic » est dû manifestement à mon texte sur le pape en Turquie. Je suis content d’avoir pu contribuer un tout petit peu au service de la vérité, du pape et de l’Eglise. Merci (pas pour moi, mais pour l’Eglise qui est le Christ) à tous ceux qui ont répercuté mon analyse.

  • Saint Pierre Chrysologue

    medium_st_pierre_chrysologue.jpgNé à Imola, Pierre, dit Chrysologue (à la parole d’or), était simple diacre lorsque le pape le nomma archevêque de Ravenne, ville de résidence de l’empereur d’Occident, qui était très orientale (come l’attestent le surnom de Pierre… et les mosaïques) et dont la souveraine était alors Galla Placidia, mère de l’empereur en titre, princesse de Constantinople, fille de l’empereur d’Orient qui était… espagnol. La lettre de saint Pierre Chrysologue à Eutychès fut jointe aux actes du concile de Chalcédoine. Il est mort le 2 décembre 450. Benoît XIII le fit docteur de l’Eglise. Dom Guéranger remarque que dans un de ses sermons il tient pour acquis le dogme de l’Immaculée Conception, lorsqu’il dit : « L'ardent messager s'élance d'un vol rapide vers la Vierge ; il vient suspendre les droits de l'union humaine ; sans enlever la Vierge à Joseph, il la restitue au Christ à qui elle fut fiancée dès l'instant même où elle était créée. » La phrase la plus célèbre de saint Pierre Chrysologue est : « Qui rit avec le diable ne se réjouira pas avec le Christ. » On connaît aussi cette belle formule sur le sacrement eucharistique : « Le Christ est le pain semé dans le sein de la Vierge Marie , levé dans la chair, formé dans sa Passion, cuit dans le four du tombeau, conservé dans les églises et distribué chaque jour aux fidèles comme une nourriture céleste placée sur les autels. »