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  • L’art contemporain…

    Le journal Sud Ouest rapporte que le directeur de l’Ecole nationale supérieure des beaux Arts de Paris, Henry-Claude Cousseau, a été mis en examen pour avoir organisé en 2000 une exposition ayant porté atteinte à la protection de l’enfance.

    A l’époque il était directeur du CAPC, le musée d’art contemporain de Bordeaux. Il avait organisé une exposition intitulée « Présumés innocents. L’art contemporain et l’enfance », qui avait à juste titre fait scandale. Citons simplement Sud Ouest : « Il lui est notamment fait grief d’avoir diffusé des images de mineurs attentatoires à la dignité humaine et revêtant un caractère pornographique et violent mais aussi d’avoir permis leur vision par des enfants et adolescents, l’exposition étant ouverte à tous publics ».  Il y avait par exemple des dessins mêlant des enfants et des animaux à sexe humain, des peluches en train de copuler, ou cette vidéo passant en boucle et montrant une femme en train de se masturber (l’« artiste » elle-même), dans une installation en forme de maison d’enfant.

    Les enfants étaient du reste particulièrement invités à parcourir cette exposition, des « installations » leur étant spécialement dédiées, comme celle qui consistait en un amoncellement de coussins de diverses formes et couleurs dans lesquels ils pouvaient librement se vautrer.

    C’était tellement ignoble que le maire de Bordeaux, Alain Juppé, contrevenant au dogme qui veut que tout élu doive s’extasier devant les immondices de « l’art contemporain » (sous peine de se faire traiter de fasciste), avait refusé d’assister au vernissage, et avait interdit à ses adjoints d’être présents.

    Une information judiciaire avait été ouverte en décembre 2000, sur plainte d’une association de protection de l’enfance. Il aura fallu attendre six ans pour que cette plainte débouche sur la mise en examen du principal responsable de cette infamie. Lequel entre temps a pris du galon, jusqu’à devenir le directeur des Beaux Arts à Paris, autrement dit l’une des principales autorités artistiques françaises…

  • Décentralisation et socialisme

    Le conseil régional d’Ile-de-France a voté mercredi une hausse de 80 millions d’euros de la taxe sur les produits pétroliers (TIPP). Car à partir de 2007 les conseils régionaux peuvent désormais « moduler » la part de la TIPP qui leur revient. La plupart des autres régions (presque toutes à exécutif socialiste) ont voté ou vont voter cette modulation, et jusqu’au plafond autorisé, soit 1,77 centime d’euro par litre de sans plomb et 1,15 centime pour le gazole. Soit grosso modo un euro de plus par plein, ce qui n’est pas du tout négligeable, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire (en tout cas pour ceux qui doivent utiliser leur voiture de façon relativement intensive).

    C’est un exemple concret, d’une part de la malfaisance de la régionalisation telle qu’elle a été hypocritement conçue (les charges des régions soi-disant compensées par des dotations de l’Etat), d’autre part de la malfaisance de la gestion socialiste, qui ne connaît que les hausses d’impôts (par exemple de 23 % dans le budget 2006 du conseil régional d’Ile-de-France).

    Rappelons que les socialistes qualifiaient encore la TIPP de « racket sur les automobilistes », juste avant l’élection de François Mitterrand, et que la première mesure du gouvernement socialiste fut d’augmenter cet impôt, donc d’aggraver le racket. Aujourd’hui, ils ont régionalisé le racket…

  • Le Pen chez Arlette (Chabot)

    Un Le Pen souriant et pétillant, face à un Bayrou coincé et à une Chabot morose. Ce fut un grand moment de télévision, hier soir sur France 2. Bayrou croyait pouvoir se présenter comme le grand donneur de leçon, celui qui dévoile au grand jour les turpitudes racistes et antirépublicaines de Le Pen. C’est lui qui a pris une leçon, et s’est retrouvé KO. Il avait pourtant bien préparé son coup, mais c’était raté. D’autant plus raté qu’il ne cachait pas son dépit face à un Le Pen serein et rayonnant. On aura appris au passage que ce Bayrou qui s’affirme patriote français mais rêve d’une Europe politique supprimant la souveraineté française est aussi un catholique qui place les droits de l’homme au-dessus des religions…

    Un moment d’anthologie, aussi, lorsque Jean-Marie Le Pen a raconté et expliqué le phénomène Ségolène Royal. Comment il en était venu, bien avant tout le monde, à penser qu’elle pourrait être la candidate du PS (et c’était un sketch irrésistible, à la Devos  : ce sera une femme, parce que c’est la mode, mais non, ce n’est pas Martine, c’est Ségolène, elle est énarque, elle a été ministre mais pas trop, elle est la compagne du premier secrétaire, son nom a une connotation subliminale…), comment elle a été mise en piste dans le Poitou par Raffarin qui voulait empêcher Le Pen d’arriver en PACA, et finissant, en poète de l’ironie, par constater que la libellule a pris son envol mais qu’elle a les ailes fragiles…

    La tête que faisait Arlette Chabot (qui s’est elle aussi cassée les dents sur Le Pen, malgré sa grande expérience) était en soi la preuve que l’émission était une formidable promotion de Jean-Marie Le Pen, qui a pu non seulement laminer François Bayrou, amuser les téléspectateurs, réduire à néant (une fois de plus…) quelques-unes des calomnies récurrentes, mais aussi dire l’essentiel de sa pensée politique, et présenter (sommairement mais efficacement) les axes de sa campagne présidentielle.

    Il y a des soirs où l’on ne regrette pas d’avoir regardé la télé…

  • Sainte Gertrude

    Sainte Gertrude, parfois appelée «  la Grande  » pour la distinguer de plusieurs homonymes, est morte le 17 novembre 1302 en son monastère de Helfta. C’est pourquoi, au calendrier monastique, c’est ce jour qu’elle est fêtée, par une fête « double de deuxième classe », comme dit le bréviaire traditionnel, c’est-à-dire à l’égal des apôtres. Dans le calendrier romain, sa fête avait été établie au 16 novembre parce que le 17 était déjà pris. Dans le nouveau calendrier, le 16 comme le 17 sont des jours ordinaires de semaine ordinaire, et sainte Gertrude a disparu comme tant d’autres saints qui seraient pourtant si nécessaires…

    Sainte Gertrude a été parfois nommée « le premier théologien du Sacré-Cœur ». Elle l’est assurément. Dans les deux sens du mot premier : sur le plan chronologique, et sur le plan de l’éminence. Et dans tous les sens du mot théologien, d’abord dans le sens oriental lié à la contemplation mystique.

    Sainte Gertrude a été la première mystique à avoir bénéficié de visions du Sacré-Cœur (étroitement liées, il n’est pas inutile de le souligner, à la liturgie). A un tel niveau spirituel et avec une telle abondance de symboles, une telle profusion d’images, une telle conscience de révéler le cœur de Dieu, le centre de la divinité, et de chanter le cœur à Cœur entre le centre de la personne humaine et le saint des saints de la Trinité , que la brave Marguerite-Marie Alacoque fait pâle figure à côté d’elle. Mais il devait revenir à sainte Marguerite-Marie de faire du culte du Sacré-Cœur, pour les temps de décadence, une très légitime et bienfaisante dévotion populaire, quand il s’agissait pour sainte Gertrude et ceux qui allaient s’abreuver discrètement, dans les cloîtres, à ses révélations, d’une voie privilégiée de contemplation.

    « Là, là, dans l’encensoir d’or de ton divin Cœur, dans lequel à ta gloire brûle sans fin le très doux parfum de l’amour éternel, là je jette moi aussi un tout petit grain, mon cœur, souhaitant et désirant que, malgré sa petitesse et son indignité, il reçoive le souffle de ton esprit et par lui une vie très puissante, afin qu’il entre dans l’unique brasier de ta louange; et que ces longs soupirs que je lance vers toi du fond des abîmes de la terre, à cause du long temps qu’il me faut attendre, soient pour toi une louange et une gloire éternelle. Amen. »